"c’est bien possible, mais je ne suis pas sûr, parce que justement, ce
n’est pas un copinage comme un autre, il a ses raisons particulières." Je comprend le constat. Digression : je ne vous l’apprend pas, toute classe privilégiée cherche à, tant que faire ce peut, protéger, reproduire et augmenter ses privilèges. C’est humainement logique dans une société inégalitaire de fait. . Si on estime que l’élite juive constitue une classe à part (on ne parle donc pas ici des personnes d’origine juive qui ne se définissent pas par une appartenance à une communauté), cette distinction n’est qu’une distinction de niveau de supériorité résultant du plus grand succès dans une lutte inter-classesPrivilégiées, mais pas une distinction dans la nature-même du principe moteur qui a motivé la recherche de ce succès (protéger, reproduire et augmenter ses privilèges). Le communautarisme n’est, dans ce cadre, qu’un outil particulier. . Si bien que si cette dite "élite juive" n’était pas supposément vainqueure de cette lutte inter-classePrivilégiée, fatalement une autre le serait. . Ce ne serait pas dans une "nature juive" que se situerait alors le problème mais dans une dynamique d’acquisition/perpétuation/amplification de privilèges dont le moteur dépasse les seules motivations d’individus et de classes. Et que peut-être la détermination de cette dynamique prédéterminante, à la fois concurrentielle et accumulatrice si ce n’est la structure socio-économique qui est la nôtre, le capitalisme de marché ? . On pourra donc toujours distinguer la question juive" dans l’ensemble des questions politiques et sociétales, on n’y répondra jamais selon moi si l’abord reste avant tout anthropologique. Le problème de la question juive est son essentialisme implicite. Sa résolution ne passera que par une analyse des structures qui favorisent l’émergence des cultures de classe (et donc des structures socio-économiques) pour lesquelles le communautarisme constitue un outil.
C’est juste, vous fonctionnez par conviction... Cela vous arrive-t-il de faire le cheminement d’un raisonnement par validations successives des prémices jusqu’à la conclusion ou bien ce que je vous dis là vous échappe-t-il totalement ?
Jean Robin, pourquoi utilisez-vous les termes "les ayants-droits" ? C’est plus clair ainsi : "dans tous les autres pays, Ayn Rand était d’accord pour faire traduire le livre, sauf en France."
Ne le prenez pas comme ça... J’ai du mal avec cette argument de la judéomanie, que j’avais mal compris par ailleurs, mais je n’ai pas sur-réagi non plus. . Il y a médiatiquement une focalisation sur les auteurs reconnus comme étant d’origine juive mais mon avis est que cela concerne essentiellement le circuit commercial classique. Pas le scientifique. Pour une raison simple et qui est que, même si le champ scientifique connait des phénomènes de valorisations artificielles, celles-ci sont limitées par les critères de scientificité. . Pour prolonger la réflexion sur le phénomène que vous soulevez, et qu’on ne peut que constater, j’ajouterai que je n’en ai pour ma part rien à faire qu’il y ait une focalisation particulière et plutôt abusive dans le champ commercial. Ce ne serait pas les prétendus juifs qu’on nous vendrait que ce serait une autre forme d’"élite". C’est une certaine propension humaine à se créer des idoles et des pseudo-élites qui rendent possible cet état de fait. Les médias ne font à ce niveau que refléter nos tendances collectives. . Cela me posera problème quand, par un même principe de valorisation artificielle, des distorsions seront effectuées sur des données scientifiques afin de favoriser cette valorisation.
Plein de paramètres parasitent la communication, c’est vrai. Je pensais essentiellement comme vous jusqu’à ce que je constate que les autres sites que je fréquente sont touchés par d’autres problèmes que je trouve bien plus ennuyeux : la bienpensance, le conformisme, la pensée molle, l’hypocrisie... . AV est un lieu sale et grouillant de vermines mais c’est le plus humain en cela justement. Et la liberté de ton qu’on y retrouve fait que dans toutes cette crasse émergent des pépites de réflexion d’un niveau que je ne retrouve jamais ailleurs. . Je pourrais vous faire une longue liste de posteurs qui en eux seuls ont été une motivation suffisante pour que je m’inscrive sur AV afin de pouvoir leur répondre et les remercier pour le boulot qu’ils abattent (en recherche, analyse et synthèse) mais je leur dois de ne pas les flatter car c’est finalement, à force, pire qu’une critique négative. . J’ai aussi appris sur AV à ne plus arrêter mon avis sur les gens. Il m’arrive souvent de me découvrir finalement compatible sur certains point avec l’avis de posteurs que j’avais précédemment catégorisé comme troll ou crétin. . En gros, pour moi, quelque soit les grandes imperfections de plateformes comme AV, on y expérimente en partie ce que sont les conditions d’une véritable démocratie : un lieu où on fait avec les autres tels qu’ils sont, pas tels qu’on voudrait qu’ils soient.