https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
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Éric Guéguen - Agoravox TV

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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
--------------------------------
 
« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : chl91@hotmail.fr
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

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  • Premier article le 05/12/2012
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Derniers commentaires




  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 16 mai 2016 18:51

    Admettons que le mot libéralisme ne soit pas encore tout à fait le mot adéquat. En tout cas le bordel actuel est son œuvre, sa créature échappée.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 16 mai 2016 18:49

    @Qaspard Delanuit
     
    Je vais essayer d’être plus clair en quelques mots seulement (désolé, j’ai peu de temps devant moi) :
     
    Je ne dis pas que les libéraux n’aiment pas les rapports humains, bien entendu, seulement ils se bercent d’une douce illusion, celle de ramener chacun de ces rapports à un échange de consentements. Ceci s’est amorcé par le haut, au niveau du pouvoir, du régime politique, pour percoler jusqu’à la plus petite communauté qu’est la famille (l’enfant-roi). Tout ceci toujours au nom de l’individu, en s’appuyant sur une logique "libératrice", atomisante. Et ceci n’a, comme vous le dites, que peu de rapport avec la liberté réelle. L’afflux de social, la boulimie de réunionite ne sont que les manifestations, l’amplification des impasses du consentement... franchement, Gaspard, vous savez aussi bien que moi que ces réunions ne mènent à rien, que c’est de la poudre aux yeux, de la bureaucratie, pas vrai ? Et peut-on assimiler le règne de la com’ à de la politique ?
     
    Quant au retour de manivelle, l’ordre moral en matière de revendications et de susceptibilités, j’y vois, là aussi, le résultat d’une logique individualiste, seulement c’est le contrecoup inévitable en régime de masse : les individus atomisés et égaux, pour peser sur la place publique, doivent faire nombre et, en fonction de la récrimination du moment, formeront des groupes aussi bruyants et nombreux que possible afin de défendre leurs droits. La mort de la nation n’aura pas conduit directement au communautarisme, elle aura d’abord mené à l’atomisation (ou plutôt elle aura cédé à ses coups de boutoir), puis à la reconstitution de communautés de substitutions, à visée utilitaire.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 16 mai 2016 17:42

    Erratum : remplacer habeas corpus par Magna Carta, of course !



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 16 mai 2016 17:40

    @Qaspard Delanuit
     
    J’ai dit :
    "Le libéralisme, par essence, est un mouvement de pensée qui ne reconnaît rien de ce qui n’est pas librement consenti."
     
    Dit sous une autre forme : plutôt que de complot, je parlerais d’un changement de paradigme qui, celui-ci, me paraît avoir été bel et bien voulu... pas au nom du mal, au d’un bien sincère (mais une fois de plus bancal avec le recul qui est le nôtre). L’Occident est passé d’un monde régi autoritairement d’en haut par le Trône et l’Autel à un monde spontanément nivelé par les bienfaits du marché. On est passé de la bigoterie comme vice à l’égoïsme comme vertu, et j’irais même jusqu’à penser que l’élan vers la société liquide a été initié à ce moment-là. L’humanité 2.0 qui est en préparation et qui consiste bel et bien à anéantir tout déterminisme naturel (plus de sexe, la perspective d’une vie éternelle, etc.) n’aurait jamais pu intervenir ni avant, ni ailleurs.
     
    Le libéralisme ne se conçoit pas, à mes yeux, sans la concomitance de la montée en puissance de la bourgeoisie et la haine du christianisme.
     
    PS : l’exemple de l’habeas corpus est intéressant, mais c’était un combat pour davantage de mouvement à l’intérieur d’un cadre, et non la manifestation d’une volonté d’abattre le cadre. Mais peut-être peut-on y trouver l’une des racines du libéralisme en germe, tout à fait d’accord.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 16 mai 2016 17:24

    @maQiavel
     
    "...lorsque vous parlez de « condition politique », comment cette condition se manifeste –t-elle concrètement ? Je ne demande pas ce qu’en pense tel ou tel philosophe mais de que vous constatez vous-même de cette condition politique telle qu’elle se présente à vous ? Est –elle vraiment différente de celle de la Grèce antique ?"
     

    => C’est très simple. La condition politique se manifeste dans le fait que chaque être humain autour du globe éprouve un besoin irrépressible de côtoyer, de dialoguer et de commercer avec ses semblables. C’est la manifestation d’un déterminisme. Qu’on le veuille ou non, nous sommes des êtres politiques, des êtres de familles, de tribus, de villages, de villes, de régions, de nations. Nous ne sommes rien sans tout ça ; à nous de les organiser au mieux. C’est-à-dire au plus juste. Et la justice est donc la vertu politique par excellence, ce en vue d’un ordre mieux établi.
     
    Et je suis tout à fait d’accord pour dire qu’il en a toujours été ainsi et qu’il en sera toujours ainsi. C’est notre modernité, une fois de plus, qui prétend être en rupture avec tout ceci. Elle l’est dans la mesure où elle fonde les liens sociaux sur la prévalence de l’individu. Mais elle se raconte des histoires car c’est une logique tout à fait bancale.

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