@pegase : Excusez, j’ai cru que Arbeitserziehungslager voulait dire que c’était un "camp de travail", qu’il n’était pas très grand si il faisait la taille d’un lycée, et je ne savais pas qu’ils était équipés d’une chambre à gaz, de potences, et de gardes avec des mitrailleuses. Je croyais aussi que les Allemands avaient un énorme pénurie de main d’oeuvre à cause de la mobilisation de tous les hommes dans l’armée, et que ces camps usines avaient des objectifs de production qui étaient vitaux pour l’Allemagne.
Votre père, il avait été envoyé dans un camp de travail-extermination en Allemagne pour quelle raison ? Pour le STO ?
@Croa : Référence historique stupide en l’occurrence, sous Pétain la France était militairement vaincue et occupée, il fallait ménager et modérer les occupants.
La situation de ces deux journalistes est celle des agents de la propagande dans les pays totalitaires comme l’URSS. Léa Salamé a le culot de dire pour défendre les USA que les Russes sont coutumiers du bombardement massif des villes, des tapis de bombes, "carpet bombing", précise-t-elle.
@pegase : merci, le témoignage de cet Henri Bruant est intéressant. Il dit qu’il a été trasféré dans un camp de travail disciplinaire en juin 1944, qu’il a été libéré en octobre 1944, qu’il a beaucoup maigri parce que la Allemands faisaient exprès de mal les nourrir. Mais en août 1944 tous les Allemands crevaient de faim et manquaient de tout en Allemagne, les bombardement alliés avaient détruit toutes les voies de communication. C’est un prodige que les Allemands soient arrivés à continuer à ravitailler un peu tout le monde, les civils, les camps de prisonniers militaires, etc. Jamais les Allemands n’ont eu l’intention d’affamer les requis du STO, ni les prisonniers.
Pendant ce temps là, ma grand-mère était comme beaucoup de Français dans un camp de concentration japonais, beaucoup sont morts. Je n’ai jamais vu de commémoration sur les victimes des camps japonais, ni entendu parler de devoir de mémoire à leur sujet, de films, de monuments, il n’y a pas eu d’associations de survivants des camps de concentration japonais qui exigeaient des dédommagements de Seiko et de Honda pour les descendants. Ma grand-mère n’en a jamais voulu aux Japonais qu’elle a rencontrés par la suite, elle disait que c’était la guerre, et que la guerre c’est horrible, elle leur avait pardonné.