| Rédaction | Depuis | Articles publiés | Commentaires postés | Commentaires reçus |
|---|---|---|---|---|
| L'inscription | 0 | 799 | 0 | |
| 1 mois | 0 | 20 | 0 | |
| 5 jours | 0 | 1 | 0 |
LA LOI : signe de régression, de faiblesse, et d’éloignement.
Elle est donnée à l’homme (l’humanité ou le peuple) qui ne sait plus se conduire.
C’est parce que l’homme a une tendance qui s’accentue de jour en jour, à étouffer la voix de la raison qui est en lui, que les premiers législateurs ont cru utile de remplacer cette voix, trop souvent méconnue, par des lois. La loi est la conscience publique. Elle est la base de la morale, et la morale est la science des mœurs, la science des devoirs.
Le devoir est une obligation que l’homme intelligent se reconnaît à lui-même. Pour lui ce n’est pas une contrainte infligée par la société.
Mais pour être accompli le devoir doit être compris. S’il n’est pas compris, s’il est imposé, il est bientôt considéré comme une tyrannie et secoué à la première occasion. Du reste, le devoir intime ne peut être contrôlé que par l’individu lui-même, il ne peut donc pas être imposé, s’il n’est pas compris.
La mission de la science est de remettre l’idée du devoir dans la conscience de l’homme, en lui en montrant les causes, en même temps qu’elle en formule la loi.
Moins l’homme est contraint par la force, plus il est tenu par sa conscience. L’esprit d’opposition qui est en lui fait que si on lui impose un devoir, il ne pense qu’à le violer.
Il y a donc une loi morale supérieure, qui plane au-dessus des institutions sociales actuelles, qui ne dérive pas d’elles, mais de la Nature. Et, pour que l’ordre règne, il faut que les institutions sociales soient désormais basées sur cette loi.
Suivant l’illustre Pausanias, « les lois doivent commander aux hommes, et non les hommes aux lois ».
Nous avons essayé de formuler un nouveau Décalogue, l’ancien n’étant plus suffisant pour diriger la vie moderne.
Nous formulons séparément les devoirs de l’homme et ceux de la femme, Les voici :
COMMANDEMENTS - LES DEVOIRS DE L’HOMME
1. — Devoir de chasteté :
Tu observeras six jours de chasteté sur sept. Aime la femme. Ne lutte pas contre l’amour, mais lutte contre la débauche.
Ne rends pas à l’homme l’hommage dû à la femme.
2. — Devoir de respect :
Ne sois pas orgueilleux ; ne prends pas la place des autres.
Respecte la femme, la vieillesse, l’enfance, l’intelligence, le talent, la souffrance. Respecte la vie dans la Nature entière.
3. — Devoir de générosité :
Ne sois pas égoïste, ne sois pas avare, ne vole pas, ne trompe pas pour un gain illicite.
4. — Devoir d’altruisme :
Ne sois pas envieux, personnel. Pense aux autres, ne les jalouse pas. Aide-les dans ce qu’ils font.
5. — Devoir de douceur :
Évite la colère, l’irascibilité, sois poli, prévenant, serviable, ne brutalise personne, ni la femme, ni l’enfant, ni l’animal. Ne tue pas. Ne fais pas souffrir.
6. — Devoir de travail :
Fais ta part de travail dans la société, afin d’avoir droit à ta part de bonheur, ne cherche pas à t’y soustraire. Cultive ton esprit. Calcule l’emploi de ton temps.
7. — Devoir d’hygiène :
Fuis l’intempérance. Ne sois pas gourmand, ne t’enivre pas, observe les lois de l’hygiène.
8. — Devoir de franchise :
Ne mens pas. N’exagère pas. Ne fais pas de faux rapports. Ne calomnie personne. Avoue tes fautes, ne les justifie pas.
9. — Devoir de loyauté :
Ne sois pas rusé, ne sois pas hypocrite, parle ouvertement, ne sois pas traître, tiens tes promesses.
10. — Devoir de bonne foi :
Ne nie pas ce que tu ignores, crois les vérités démontrées, ne prononce pas de jugements précipités, n’accepte pas les propositions douteuses sans examen.
LES DEVOIRS DE LA FEMME
1. — Devoir d’amour :
Aime l’homme sans honte. Ne consens pas à ses désirs en dehors du jour prescrit. Ne le tente pas inutilement, ne l’avilis pas. Élève-le. Honore la femme qui aime, ne la jalouse pas.
2. — Devoir de dignité :
Fais-toi respecter, ne cède jamais tes droits. Respecte toi-même ceux et celles qui te sont supérieurs par l’esprit.
3. — Devoir de bonté :
Sois charitable et bonne. Donne ce que tu peux donner, adoucis les souffrances, soigne les malades, encourage ceux qui luttent, console les malheureux.
4. — Devoir de patience :
Ne t’irrite pas, ne t’impatiente pas. Calme la colère des autres, ne la provoque pas, pacifie ceux qui luttent, réconcilie les ennemis.
5. — Devoir d’altruisme :
Ne jalouse aucune femme, ni les plus riches, ni les plus intelligentes, ni les plus jolies, ni les plus aimées. Ne te fais pas complice de l’envie des hommes, ne propage pas leurs médisances, ne désunis pas ceux qui sont unis.
6. — Devoir d’hygiène :
Soigne ceux qui t’entourent. Etudie l’hygiène pour eux et pour toi. Embellis la vie par l’application de tous les progrès.
7. — Devoir d’activité :
Etablis l’ordre chez toi. Distribue le travail aux autres.
Fais, toi-même, ce que tu peux faire, et ce que ta position t’impose. Ne dépasse pas la mesure.
8. — Devoir de franchise :
Ne mens pas. Ne permets pas qu’on mente près de toi.
Donne l’exemple de la franchise. Combats les préjugés.
9. — Devoir de loyauté :
N’emploie jamais la ruse, ne la permets pas près de toi.
Démasque les hypocrites.
10. — Devoir de vérité :
Enseigne les vérités que tu connais. Cherche celles que tu ignores. Rectifie les erreurs. Ne permets pas qu’on nie ce qui est. N’encourage pas les railleries des sceptiques. Ne rie jamais de ce qui est vrai. Fais le respecter.
Ne discute pas avec les gens de mauvaise foi.
LE BIEN ET LE MAL : LOI MORALE
Philosophes et philosophie
Le temps que les anciens appelèrent « le siècle dionysien » fut le début de l’effondrement de la morale féminine.
Après, un siècle de débauche comme celui qui vit naître les cultes phalliques, il devait forcément se produire un siècle de désordre mental. C’est surtout dans les questions morales que le chaos se fit.
« On vit bientôt apparaître, dit René Guénon, quelque chose dont on n’avait encore eu aucun exemple et qui devait, par la suite, exercer une influence néfaste sur tout le monde occidental : nous voulons parler de ce mode spécial de pensée qui prit et garda le nom de « philosophie ». ».
Les sophistes grecs, moitié rhéteurs, moitié philosophes, cherchaient des arguments captieux pour prouver leurs erreurs.
La philosophie, créée à l’Ecole Pythagoricienne, fut reprise et imitée par les Ecoles masculines et subit la transformation qui se produit toujours quand l’idée passe d’un sexe à l’autre. La Femme-Déesse avait créé la Sagesse. Elle était l’éternelle Sophia et son verbe s’appelait « sophisme ». L’homme vint, voulut aussi parler, et du sophisme fit le paradoxe, l’argutie, restée au fond de toutes les casuistiques. C’est cette dernière signification qui est restée attachée au mot sophisme.
Tels étaient les représentants accrédités de la science et de la philosophie qui, appliquant leur talent de la parole à l’enseignement lucratif des sciences et des systèmes philosophiques, se donnaient à eux-mêmes et recevaient de l’admiration universelle le nom de Sages ou de Sophistes. Ces maîtres habiles étaient, d’ailleurs, plus occupés d’accroître leur gloire et leur fortune que leur savoir et leur sagesse. D’où les deux significations du mot « spéculation » : philosophie et affaire.
Les religions masculinistes font remonter à Socrate les dogmes sur lesquels elles s’appuient : la déification de l’homme et la déchéance de la femme.
Socrate est né en 469 ou 470. Son père, Sophronisque, était sculpteur (Remarquons que le fils ne porte pas encore le nom de son père) ; Socrate était de basse extraction par son père, mais de caste plus élevée par sa mère. Le Dictionnaire de Descubes définit ainsi ce personnage : « Socrate, déclaré le plus sage des hommes par l’oracle d’Apollon, aimait Alcibiade et Archélaüs ; il avait 2 femmes et vivait avec toutes les courtisanes. ». C’est donc par ironie qu’on l’appela le « sage » Socrate.
C’est Socrate qui, le premier, en effet, prêcha la licence de l’homme, en même temps que la révolte contre la Divinité de la Femme. Socrate a ainsi droit à la reconnaissance de ceux qui affectionnent la forme religieuse d’un Dieu mâle, unique et surnaturel, qui règne depuis plus de 2000 ans.
Soulignons au passage que la croix n’est devenue le signe du Christianisme qu’au VIIème siècle de notre ère, lors du Concile de Constantinople qui eut lieu de 680 à 684. Jusque-là, la religion nouvelle, c’est-à-dire le second Christianisme (le faux), celui qui triompha sous Constantin au Concile de Nicée (en 325), et qui s’édifia sur les ruines du premier (le vrai), avait pour insigne trois phallus enlacés (représentant la Trinité catholique). Le culte du « Saint Graal », « Vase sacré » des Mystères, et le « Secret de Bismillah », semblent une réaction contre ces trois phallus.
À son époque, Socrate fut traité de blasphémateur (« Blasphème » vient de « phèma », parole, et « blapto », nuire et signifie « atteinte à la réputation ») contre les Déesses, qu’il appelait des « dieux secondaires ».
Si les historiens ont fait une si grande réputation à Socrate (qui n’a pas laissé d’écrits), ce fut pour faire une sorte de réaction contre les grandes femmes de l’époque, les Aspasie, les Thaïs, les Phryné, qui le combattaient et qui occupaient l’attention publique bien plus que les hommes. Ce sont ces historiens qui ont cherché, plus tard, à les avilir, qui ont glorifié Socrate.
Les leçons données par Socrate, écoutées avec avidité par les hommes, les flattaient dans leurs mauvais instincts. Chacun d’eux, après l’avoir entendu, se croyait dieu lui-même. Sa parole les enivrait de cet orgueil masculin qui perd l’homme.
Accusé de détruire la Religion et de corrompre la jeunesse (les mœurs homosexuelles qu’il affichait, sans aucune pudeur, étaient un scandale public - voir son discours au Banquet de Platon), accusé aussi d’impiété envers les Déesses qu’il tournait en ridicule, il fut condamné à boire la ciguë.
C’est parce qu’il a été condamné à mort sur une accusation d’impiété et d’immoralité que ce corrupteur de la jeunesse et premier fondateur de la fausse morale qui devait se perpétuer par les religions masculinistes, est devenu le père de la philosophie dans toute l’Europe et la source de toute spéculation depuis 23 siècles.
Comment expliquer ce fait, si ce n’est par cet instinct d’opposition qui est dans l’esprit de l’homme et lui fait admirer ce que la raison saine de la Femme condamne ?
La lutte commencée par Socrate va continuer. Platon est son élève.
Dans sa « République », Platon (429-347) se préoccupait de chercher quelle pourrait être la meilleure forme de gouvernement masculin… Il masculinise la Matrie et en fait la Patrie. Il fait dire à Socrate, dans Euthyphron : « Viens devant la Patrie comme devant la Mère commune. » Voyez la contradiction, il n’ose pas dire devant le « Père commun », cela choquerait trop les idées reçues.
Platon admettait les femmes aux leçons qu’il faisait dans les Jardins d’Académus, mais il exigeait qu’elles prissent l’habit de l’homme pour faire partie de son auditoire. Cet ostracisme du sexe féminin ne doit pas nous étonner : c’est toujours le résultat du vice connu sous le nom d’éphéborastie qui fut célébré chez les Grecs et les Romains par la poésie et les arts presque à l’égal de l’amour naturel (voir la fresque de Michel-Ange « La création d’Adam » au plafond de la Chapelle Sixtine).
Platon sentait l’énormité de son audace et redoutait le sort de Socrate. C’est pour cela qu’il quitta son pays et parcourut l’Egypte. Et Cicéron qui le relate, ajoute qu’il reçut des prêtres égyptiens une partie de ses connaissances. Sa métaphysique serait d’origine orientale. Diogène Laërce raconte que Platon acheta pour 100 mines (ou 11.000 deniers) l’ouvrage de Philolaüs, un Pythagoricien, dans lequel il puisa et qu’il reproduisit dans le Timée en en faussant le sens.
NB : L’IDÉE DE DIEU DANS LA PHILOSOPHIE
Science, Religion et Philosophie sont des mots qui prétendent tous les trois avoir la même signification ; tous trois veulent être l’expression de la vérité.
Cependant une grande différence existe entre eux.
La science affirme ; la Religion impose ; la philosophie cherche.
Or, comme il n’y a qu’une vérité et qu’elle ne peut être que dans la science, qui affirme, pourquoi la chercher dans la philosophie ? Pourquoi les religions de l’antiquité qui imposaient ce que la science affirmait n’ont-elles pas suffi aux hommes ? Pourquoi ont-ils institué cette nouvelle méthode de recherche : la philosophie.
Il faudrait, pour répondre à cette question, faire toute l’histoire de l’esprit humain, montrer comment l’homme, doué dans son enfance phylogénique d’un esprit droit et d’une raison juste qui lui permettaient de comprendre les lois de la Nature (qualités qui caractérisent encore son enfance ontogénique) perdit peu à peu ces facultés primitives ; il faudrait montrer, comment en s’enfonçant dans son évolution sexuelle, son esprit se troubla, comment il cessa, insensiblement, de comprendre le monde qui l’entourait, comment il perdit la science.
Pendant que cette évolution décroissante de ses facultés s’accomplissait, son esprit inquiet de cette dégénérescence (dont il a une vague conscience dans sa vie actuelle, quoiqu’il la nie) cherchait à retrouver les connaissances primitives de ses aïeux. Cette science perdue existait en germe dans son esprit, c’était un lot de l’héritage ancestral, mais elle y était voilée. Il travailla à lui rendre une forme, un corps, à la formuler.
Semblable à celui qui s’éveille après un rêve qui l’a vivement impressionné et qui fait des efforts de mémoire pour en ressaisir le fil qui lui échappe, ainsi, l’homme chercha à retrouver les vérités premières, mais sa raison perdait de jour en jour sa droiture primitive, et, comme c’est en elle, seulement, qu’il cherchait la cause des choses, il s’enfonçait de plus en plus dans les profondeurs d’une obscurité qui devait, pendant tant de siècles, tenir la place de la science.
La philosophie n’a jamais été que l’expression de cette défaillance de l’esprit de l’homme, elle répond à un besoin qui s’est imposé en l’absence de la science, mais qui disparaît en face de la certitude, en face des faits démontrés.
La philosophie a une autre faiblesse. C’est d’être exclusivement spéculative. Elle n’aspire à connaitre la vérité que pour le bonheur de la posséder, elle ne la traduit pas, dans le domaine des faits, en lois religieuses ou sociales pour guider l’humanité dans les nations. Or, la mission de la science est, au contraire, de rechercher la vérité pour l’appliquer à la vie matérielle et morale de l’homme, pour en tirer des règles de conduite. Elle est aussi active que la philosophie est passive.
Lien
SCEPTICISME ?
Le scepticisme est le refus de croire. On en a fait une école philosophique, et on trouve encore des hommes qui se vantent de leur scepticisme sans se douter de la signification de cette affirmation.
Le Doute : Avant d’en arriver à l’erreur et au mensonge, l’homme passe par le doute.
C’est dans l’adolescence que le doute apparaît. Dans l’enfance il n’existe pas ; l’enfant a une crédulité robuste. Quand la sexualité s’impose il commence à douter de lui-même, il est pris de timidité, craignant de commettre une faute il hésite avant d’agir, ne sachant plus ce qu’il faut faire il regarde les autres pour les imiter ; il n’a plus d’esprit d’initiative.
Cet état peut durer toute la vie, s’accentuer même dans l’âge adulte. Que d’hommes qui n’osent se décider, qui pèsent longtemps le pour et le contre des choses et, finalement, ne prennent un parti que poussés par l’exemple des autres ; un rien les influence, un mot entendu détermine leur opinion, fait leur jugement ; ils croient ce que les plus audacieux veulent leur faire croire, il suffît pour les entraîner de leur montrer un prétendu avantage immédiat, alors que, derrière cette surface, se trouve un véritable désavantage. Les hommes, pris en masse, s’emballent pour ou contre une idée avec la même facilité, puis mettent à défendre ce qu’ils ont adopté un entêtement d’autant plus grand que l’idée est plus fausse. Ils ne veulent pas avoir l’air de s’être trompés, l’entêtement simule la conviction, et c’est ainsi que toutes les grandes erreurs se sont imposées.
Esprit de Négation : L’état de régression du cerveau de l’homme doit l’amener fatalement à la négation de la vérité, puisque le dernier terme de son évolution sexuelle c’est le renversement complet de l’ordre primitif.
Cette évolution de la mentalité masculine est l’image de l’intellectualité masculine à travers les âges. Les lois de la Nature connues dans la jeunesse de l’humanité (parce qu’elles avaient été trouvées par la femme et révélées par elle à l’homme) furent acceptées sans conteste par l’homme très jeune, puis l’évolution sexuelle venant troubler son esprit, amena le doute d’abord, la négation ensuite. C’est la croyance à ces vérités primitives qui constitue la foi ; c’est la croyance (simulée ou réelle) aux idées interverties qu’on appelle la mauvaise foi.
L’esprit de négation grandit avec l’homme. Il est d’autant plus développé que l’homme devient plus mâle. Il en est qui vont si loin dans cette voie qu’ils sont, avec ceux qui les entourent, en contradiction permanente. La négation est leur verbe. Cette progression s’est accentuée. La foi, c’est-à-dire la croyance à une vérité quelconque, a disparu du cerveau de l’homme. (Il est vrai que le mot foi a servi à désigner la croyance à l’erreur : la mauvaise foi.)
On a bien essayé de reconstituer, par la philosophie, le trésor des idées perdues, mais les hommes qui travaillaient à cette restauration y mettaient leurs vues interverties, ou perverties, de là le chaos d’opinions contradictoires qui finit par envahir le monde et qui jeta un si grand discrédit sur toutes les opérations de l’esprit de l’homme.
Dans les temps modernes, on a senti la nécessité de ne plus admettre de croyance que lorsqu’elle serait basée sur l’expérience, persuadé que les œuvres de spéculation pure, faites par les hommes, ne peuvent être l’expression de la vérité. Mais là encore, se sont introduites bien des causes d’erreurs. Non seulement tous les phénomènes de la Nature ne sont pas susceptibles d’être mesurés au compas, pesés, analysés, mais, alors même qu’ils pourraient l’être, les résultats d’une expérience sont toujours sujets à différentes interprétations. Et nous avons vu souvent (presque toujours même) la méthode expérimentale nous induire en erreur par suite de l’interprétation fausse donnée aux résultats obtenus.
C’est pourquoi le chaos qui règne dans la science a amené un grand nombre d’hommes au quiétisme, c’est-à-dire au renoncement absolu de toute recherche, persuadés que la Vérité n’est pas accessible à l’homme.
C’est pour redresser cette tendance à l’erreur de l’esprit masculin que la morale primitive avait imposé « le respect de la vérité ». C’est encore en s’appuyant sur ce fait qu’on a institué le serment, qui aurait été inutile dans une société constituée par des hommes dont l’esprit serait resté droit comme celui de l’enfant.
La crainte de l’opinion, un reste de respect des lois morales, retiennent encore quelques hommes dans la vie publique, mais dans la vie privée il en est beaucoup qui laissent voir sans pudeur et sans prudence cet esprit de négation ; il en est beaucoup pour qui la contradiction est devenue une habitude et qui étalent cette laideur morale sans savoir que, comme toutes les conséquences de l’acte sexuel, c’est un stigmate moral qui trahit sa cause et qui révèle l’état mental de celui qui en est la victime.
Lien
Ce qui permet à ce système d’exister c’est, tout simplement, le régime politique qu’on appelle la démocratie.
La démocratie est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire, mais cette représentation est, dans les faits, c’est-à-dire concrètement, non pas populaire mais contrôlée par des partis politiques sous influence des « puissances d’argent ».
Le Marxisme, lui, paraît défendre les travailleurs parce qu’il semble vouloir tout remettre au pouvoir de l’État afin d’assurer une meilleure répartition des biens et des fortunes, alors qu’en réalité son but est, en conquérant les masses ouvrières par la ruse, de tout accumuler entre les mains (encore et toujours) des « puissances d’argent », dissimulées et camouflées derrière des partis politiques qu’elles contrôlent, qu’ils soient socialistes ou communistes.
Lien
Les deux Frances
Voici un faits sur lequel la légende de sainte Geneviève (422-512) jette une lumière inattendue.
Elle nous dit : « cinq ou six mois après la défaite d’Attila, Mérovée, roi des Francs (Saliens), vint assiéger Paris, encore au pouvoir des Romains. Le siège durait depuis quatre ans quand Mérovée s’en rendit maître. »
Alors, comment se fait-il que Geneviève régnait à Lutèce quand Attila s’en approcha et qu’elle y exerçait une autorité morale suffisante pour intervenir dans les faits de guerre et pour protéger la ville ? Et comment cette ville dans laquelle règne une femme gauloise est-elle assiégée par Mérovée, 3ème roi de France ?
C’est évidemment qu’il y avait séparation des pouvoirs : le spirituel (féminin) et le temporel (masculin).
C’est qu’il y avait deux Frances : celle des Saliens masculinistes, dont Mérovée est le petit roi et qui n’a qu’un tout petit territoire à l’Est, et celle des Ripuaires féministes, qui reconnaît le pouvoir spirituel et qui est allié à ceux qui occupent le reste de la Gaule, y compris Paris.
Les historiens masculins ne nous parleront jamais que des Francs Saliens (les masculinistes), ils tairont ce qui concerne les peuples féministes de la Gaule. Et toute cette primitive histoire de France ne sera que l’histoire du petit parti des révoltés saliens, affranchis de la morale, de la raison, du devoir et de la soumission au Droit divin de la Déesse-Mère, ce qui nous est révélé par cette phrase : « Qui t’a fait roi ? »
Il y a donc une autre histoire de France à faire, celle des peuples légitimes de la Gaule Celtique, vaincus, après de longues luttes, par les révoltés illégitimes.
Et cette histoire fut si glorieuse que, malgré tous les efforts faits pour la cacher, nous trouvons encore assez de documents pour la reconstituer.
NB : Il est des gens naïfs qui croient que l’histoire est le récit exact des faits du passé. Ils semblent ignorer que le monde est, depuis longtemps, régi par le mensonge et que le désordre de la société actuelle en est la conséquence.
Lien
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération


