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« Ce que les catholiques attendent vraiment de la venue du pape en France »
Qu’on leur disent la vérité !
L’histoire réelle du Christianisme n’a rien de commun avec le récit qui nous a été donné sous le nom de Nouveau Testament.
Derrière ce Livre, caché par lui, est l’histoire d’un mouvement de rénovation sociale, grandiose, extraordinaire, d’une haute portée, qui brilla sur le monde pendant deux ou trois siècles, mais qui fut renversé, dénaturé et caché par des faussaires qui en firent une caricature grotesque et voulurent avec cela dominer le monde.
Dans ce vaste réseau d’intrigues, presque toutes les personnalités ont été dénaturées. Le mensonge a triomphé et la réalité a disparu sous l’amas d’absurdités qu’on lui a substituées.
La science religieuse des falsificateurs n’a été qu’une collection de mystères, jamais expliqués clairement, mais remplis de sous-entendus et de malentendus, de paraboles obscures, de rapprochements de termes sans signification, de jeux de mots pour les foules avides d’erreurs.
Il y a cependant, sous ce fatras, quelque chose de grand à étudier.
Origines et histoire du Christianisme
LES CATHARES (Les Purs)
La doctrine professée par les Cathares, dans les anciennes provinces de Macédoine et de Thrace, avait été importée par les Pauliciens, Manichéens venus de l’Asie Mineure.
Ces sectaires firent leur apparition en France au commencement du deuxième millénaire et bientôt se répandirent dans toutes les directions. On les trouve en Aquitaine dès l’an 1010 ; en 1023, on en brûlait 11 à Orléans ; vers 1035, on en trouva une petite communauté à Montfort ; on les brûla. Cent ans plus tard, on en trouvait partout.
On leur donnait différents noms. Un de leurs principaux centre était Albi ; on les appela Albigeois. Ils furent impitoyablement poursuivis de 1210 à 1228.
Le Catharisme était une révolte de la conscience et de la raison contre le désordre catholique. S’il ressemble au Manichéisme, c’est qu’il a la même origine : un soulèvement des bons instincts contre l’excès du mal, une réaction contre le désordre social généré par le pouvoir du prêtre.
L’oppression continue de la meilleure partie de la société sous la tyrannie des grands soulevait (déjà et toujours) l’exaspération des gens intelligents et bons. L’iniquité des lois appuyées par la force aveugle entretenait la pire des souffrances, celle des plus nobles instincts. Les femmes révoltées et outragées refusaient d’être mères pour ne pas donner de nouvelles victimes à la tyrannie.
En 1025, on trouva des Cathares à Arras. Interrogés par l’évêque sur leur doctrine, ils répondirent « qu’elle consistait à se détacher du monde, à réprimer les désirs de la chair, à vivre du travail de ses mains, à ne faire de tort à personne et à exercer la charité. Nous croyons, ajoutèrent-ils, que, en gardant ainsi la justice, on n’a pas besoin de baptême, et que, si on la viole, le baptême ne sert de rien pour le salut. Ils ajoutèrent que leur religion excluait tout culte extérieur, les bonnes œuvres étant le seul hommage que Dieu agrée ; qu’ils se mettaient fort peu en peine qu’on les enterrât n’importe où et n’importe de quelle manière », les cérémonies des funérailles n’étant, du reste, qu’une invention de l’avarice des prêtres. Quant au mariage, ils ne l’admettaient pas comme sacrement, se passant, pour les unions, de la bénédiction du prêtre. »
On le voit, à toutes les époques il y a eu des gens sensés. Malheureusement, ce ne sont pas eux qui ont écrit l’histoire ; ils étaient les humbles, les petits, ils étaient même les ignorants, car ils ne savaient pas le latin, ils ne savaient même pas lire, ni écrire, talents rares alors. La science de l’époque, c’était la théologie ; tout le monde appelé savant était perverti par les idées dites chrétiennes, la raison et le courage s’étaient réfugiés chez les ignorants de cette science vaine.
On prit ces êtres courageux pour des monstres humains. A Orléans, dix chanoines furent convaincus de Manichéisme.
« Orléans était devenu le séminaire de la secte », dit le moine Glaber.
Partout ils renaissaient sous différents noms : c’étaient les Bogomiles en Bulgarie.
Les Cathares dans la Flandre.
Les Vaudois à Lyon.
Les Coteaux et les Ruptariens à Bourges.
Les Publicains dans les Pyrénées.
Les Bonshommes dans le Bourbonnais.
Les Agenais à Toulouse.
Les Brabançons, Navarrois, Basques, Aragonais, etc., et surtout les Albigeois, qui avaient la ville d’Albi pour métropole.
Pierre, un moine qui écrivit l’histoire des Albigeois, rapporte ainsi l’acte de renonciation qu’on exigeait pour faire partie de la secte des Cathares :
« Quand quelqu’un se livre aux hérétiques, celui qui le reçoit s’écrie : « Ami, si tu veux être des nôtres, il faut que tu renonces à ta foi entière qu’occupe l’Église romaine. » Lui répond : « J’y renonce. » — « Donc, reçois l’esprit saint des Bons hommes. »
Ainsi, le néophyte accepte le baptême des hérétiques et renonce au baptême de l’Église. A partir de ce moment, il devient membre de la secte.
Les Cathares furent condamnés par les Conciles de Toulouse en 1119, de Latran en 1139, de Tours en 1163.
LES CATHARES AU XIIIème SIÈCLE
Les Albigeois, par la haine et le mépris qu’ils ressentaient et qu’ils savaient inspirer pour le despotisme catholique, portèrent un coup fatal à l’autorité du pape.
Une circonstance inattendue donna plus de force encore à l’hérésie des Cathares. Les écrits d’Aristote, récemment retrouvés, commençaient à jeter un jour nouveau dans les esprits et un grand trouble dans les consciences. Cela donna naissance à des idées nouvelles, fort peu conformes à l’esprit de l’Église, et très favorables à la belle doctrine des hérétiques qui envahissaient le Midi de la France.
Les Cathares auraient certainement triomphé si les armées du Nord n’étaient venues soutenir l’Église et l’aider à noyer dans le sang les doctrines qui avaient si énergiquement résisté jusque-là aux plus affreuses tortures.
Innocent III, nom ironique, porté par le monstre qui devait faire assassiner tout un peuple d’Albigeois et organiser l’Inquisition ! Il occupa le trône pontifical de 1198 à 1216.
Dans la croisade contre les Albigeois, il commandait le pillage et le vol, le viol et les orgies des soudards ; cela valut des sommes énormes à la trésorerie romaine.
C’est pour cette belle entreprise qu’il appela Philippe-Auguste et les armées du Nord à son secours, excitant par la promesse de riche butin le zèle de ces Français du Nord contre leurs frères du Midi.
Le siège et la prise de la ville de Béziers en 1204, où furent égorgées 60.000 personnes, hommes, femmes et enfants, est une des pages les plus lugubres de l’histoire de l’Église. On égorgeait tout le monde pour être sûr d’atteindre les hérétiques.
C’est là que fut prononcée par Arnauld Amauri (ou Amalric), abbé de Cîteaux, cette horrible parole : « Tuez, tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens. »
C’est un moine de l’époque, Césaire d’Heisterbach, qui rapporte cette phrase, restée célèbre.
Simon de Montfort, dans cette terrible guerre, prenait les premiers venus ; il lui fallait des victimes pour assouvir sa rage sanguinaire, et il les exterminait « pour les préserver de l’infection de l’hérésie ». En 10 ans, plus de 400.000 périrent.
Au fond de ceci se retrouve encore une guerre de sexes. « Béatrice révèle le ciel », disait-on. Simon de Montfort, une brute, trouve que la femme révèle l’enfer. Il meurt d’une pierre lancée par une femme.
Après Béziers vint Carcassonne. Et c’est ainsi que la Provence, où commençait à se développer une civilisation naissante, où la poésie florissait déjà et promettait tant, se trouva violemment rejetée en arrière.
Mais, pendant que les prêtres faisaient rage ainsi dans le Midi, l’hérésie remontait vers le Nord. La même année (1204), l’Église condamna, dans le diocèse de Chartres, Amaury de Bène, professeur à la Faculté de Théologie, comme convaincu d’enseigner les idées nouvelles. Mais, s’il succomba, la doctrine qu’il avait répandue ne périt point, et son école alla grandissant.
Cinq ans plus tard, de nouvelles persécutions furent dirigées contre les Cathares du Nord, et de nouvelles sentences furent prononcées contre eux par le Concile de Paris.
Ce fut le premier grand drame sanglant dont l’Église donna le spectacle au monde épouvanté.
C’était du reste la première révolte sérieuse contre les absurdités de la doctrine dite chrétienne et contre le joug de Rome ; ce fut aussi la première tentative d’un retour à la Vérité antique et à la vie simple, suivant les lois de la Nature et de la vraie morale. Si les Cathares avaient triomphé, l’humanité serait entrée alors dans une ère nouvelle, et les huit siècles de souffrances et d’ignorance qui se sont écoulés depuis auraient été un temps de paix et de rénovation.
Au lieu de cela, l’Église entra dans la période la plus sombre et fonda l’Inquisition.
Il fallait, dans le sang et la cendre des bûchers, détruire à jamais les bienfaits d’une civilisation douce et affinée qui assurait aux hommes, avec la liberté et la prospérité, la tranquillité d’esprit et le bonheur de vivre.
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Supprimer la mémoire collective dissout la nation, laquelle fait alors place au troupeau. Peut-être est-ce cela que cherchent les meneurs occultes du jeu, aux fins d’assurer plus facilement leur domination sur les ilotes modernes dont ils rêvent ?
« Naomie Klein, dans son livre “La Stratégie du choc”, explique qu’un état de choc ne survient pas seulement après un drame, mais également quand on perd nos repères, notre mémoire collective, ce qui nous a charpentés et qui nous permet de rester vigilants. Or, depuis des années en Europe occidentale, on est prié d’oublier l’État-nation en même temps que notre héritage commun que sont l’hellénisme, la romanité et le christianisme, sous peine d’être suspectés de fascisme ou de racisme par une pseudo-intelligentsia qui roule pour nos prédateurs, les seuls qui ont un intérêt dans le mondialisme.
« Coupés de Dieu, de la nature, de la famille et du savoir, que nous reste-il comme certitude pour tenir debout ? Les travaux de l’armée américaine sur la privation sensorielle prouve que cela produit une monotonie extrême qui entraîne la perte de toute capacité critique. Donald Hebb, qui a dirigé ces recherches, dira plus tard : “Je n’avais aucune idée de l’arme vicieuse que ça allait devenir.” Le Dr Cameron a poursuivi ces travaux en cherchant à déstructurer l’esprit de ses patients, effaçant tout leur passé, de façon à pouvoir le reconstruire à partir de zéro et y implanter de nouvelles idées. Évidemment, il n’a pas fallu longtemps à la CIA pour s’emparer des résultats et les mettre en pratique !
« Et il n’est pas besoin d’être Einstein pour se rendre compte que c’est exactement le régime qui nous est appliqué de plus en plus ouvertement. » (Claire Séverac, La Guerre secrète contre les peuples)
Annick de Souzenelle écrivait que « Pour le plus grand nombre d’hommes et de femmes, la rupture quasi-radicale avec rites, mythes et songes est gravement pathogène. Il me semble que le plus tragique chez l’Homme moderne est d’avoir consommé cette rupture en injectant des informations artificielles dans la mémoire génétique des nouvelles générations : ceci par la voie d’une déculturation systématique et par celle d’une suppression presque totale de la relation de l’Homme au cosmos en tant que personne vivante, mais plus encore par la voie d’une alimentation dénaturée, par un abus de toutes les chimiothérapies (des antibiotiques en particulier) et par l’accumulation des vaccinations (ces dernières empêchant l’enfant de faire les maladies nécessaires à la constitution de son immunité, donc de son identité). À tous les niveaux de réalité s’applique en effet la loi selon laquelle la vie est intégration d’un potentiel d’énergie. L’adulte conscient qui se retourne vers son orient construit son nom et acquiert sa force en réalisant ce potentiel dans ses rencontres avec l’« Adversaire » ; l’enfant, lui, construit son premier « moi » encore inconscient, en même temps que son immunité, en traversant les maladies qui, dans cette optique, le constituent physiquement et psychiquement, et en assumant les épreuves initiatiques qui devraient faire partie de son éducation. Les vaccins se situent alors dans le prolongement meurtrier de l’abolition des rites initiatiques. »
NB : Le 25 février 2014, un document appelé « Kubark Counterintelligence Interrogation » de 1963 (Interrogatoire de contre-espionnage Kubark), fut déclassifié. Ce document parle de toutes sortes de techniques qui ont été (ou devraient être) utilisées lors des interrogations des « espions ennemis ». Ce qui est intéressant, c’est que le terme « KUBARK » était un cryptonyme utilisé par la Central Intelligence Agency des États-Unis pour désigner la CIA elle-même.
Ce document contient plus ou moins l’ensemble des conclusions des expériences, faites sur la conscience et la cognition humaine. C’est une sorte de résumé des très nombreuses expériences que nous connaissons sous le nom « MK Ultra », qui trouve ses origines dans les camps nazis des années 30 du siècle dernier.
Rappelons que la création du programme « MK-Ultra » date du début des années 50. L’ancien nazi, Josef Mengele fut l’un des cerveaux directeurs du projet aux USA. Précisons que dans « MK-Ultra », le M est pour « Mind » (mental), ULTRA pour « Ultra-secret » et K pour « Kontrolle », en référence au fait que ce sont les Allemands qui ont conçu ce programme, financé sous le parrainage de personnages comme John Foster Dulles, l’ancien secrétaire d’État américain, et son frère Allan, ex-directeur de la CIA congédié par le président Kennedy peu avant son assassinat… c’est ce même Allan Dulles que l’on retrouva plus tard sur la Commission Warren qui, après enquête sur « Dallas », conclura au « tireur isolé ».
Dans ce document « Kubark Counterintelligence Interrogation », on trouve une méthode d’interrogation de la CIA, appelée « La Technique d’Alice au Pays des Merveilles ».
Le but de la technique dite « Alice au pays des merveilles » ou technique de confusion est de déjouer les attentes et les réactions conditionnées de l’interrogé. Celui-ci est habitué à un monde qui a un certain sens, du moins pour lui : un monde de continuité et de logique, un monde prévisible. Il s’accroche à ce monde pour renforcer son identité et sa capacité de résistance.
La technique de confusion est conçue non seulement pour effacer ce qui est familier, mais aussi pour le remplacer par l’étrange…
Cette technique est la même qui est utilisée par la Scientologie. Le fondateur de la Scientologie, L. Ron Hubbard, a beaucoup écrit sur les mécanismes cognitifs impactés par l’histoire d’Alice au Pays des Merveilles et le voyage à travers la confusion que cette histoire propose. L. Ron Hubbard a fini par poser toute la méthode de recrutement de la Scientologie sur la stratégie de la confusion. Pourquoi ? Car une fois qu’une personne se trouve dans la confusion, elle est beaucoup plus susceptible à se soumettre pleinement à des autorités extérieures, même quand ces dernières sont totalement « fictives ». (Cf site « Y-Files »)
« Comprenez-le d’avance. Nous allons vous écraser jusqu’au point où il n’y a pas de retour. Vous ne guérirez jamais de ce qui vous arrivera, dussiez-vous vivre un millier d’années. Jamais plus vous ne serez capable de sentiments humains ordinaires. Tout sera mort en vous. Vous ne serez plus jamais capable d’amour, d’amitié, de joie de vivre, de rire, de curiosité, de courage, d’intégrité. Vous serez creux. Nous allons vous presser jusqu’à ce que vous soyez vide puis nous vous emplirons de nous-mêmes. » (George Orwell, 1984)
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« Saint Louis » dit « le Prudhomme » !
C’est à Toulouse que fut établi le premier tribunal inquisitorial ; c’est l’évêque de cette ville qui le présida ; et c’est grâce à Louis IX, « Saint Louis » dit « le Prudhomme », que cette institution se créa.
Cependant, le caractère français était si hostile à l’Inquisition qu’au XVIème siècle les Guises firent de vains efforts pour la remettre en vigueur. L’édit de Romorantin, œuvre de l’illustre chancelier Michel de l’Hôpital (1560), empêcha le rétablissement de l’Inquisition, en attribuant exclusivement aux évêques le soin de constater l’hérésie et aux Parlements celui de la punir. Néanmoins, il y eut toujours à Toulouse, jusqu’à la Révolution de 1789, un frère de l’Ordre de Saint-Dominique qualifié du titre d’inquisiteur ; mais ce titre n’impliquait en réalité aucune fonction.
C’est la France, c’est Louis IX, qui sauva l’Église chancelante au XIIIème siècle.
Le magnifique élan des Cathares avait ouvert un horizon nouveau à l’humanité, un retour à la raison ; grâce à eux, la société remontait la pente que le Catholicisme lui avait fait descendre, toute la bourgeoisie dans le Midi était entraînée et se détachait de l’Église, la féodalité française était en lutte avec le clergé, la pensée renaissait partout, et tout le monde, à peu près, était révolté contre l’avarice de la cour de Rome. A l’étranger, c’était pire encore : l’Allemagne avait un empereur hostile à l’Église, elle était profondément divisée ; l’Angleterre était dégoûtée des exactions des papes, leur pouvoir chancelait ; ce fut Louis IX qui sauva l’Église en favorisant l’institution de l’Inquisition et le développement de nouveaux Ordres religieux. Il fut aidé dans cette œuvre impie par sa pieuse mère, la reine Blanche.
A eux deux, ils enrayèrent le progrès social pour plusieurs siècles, et furent cause des torrents de sang versé.
Rappel : Avec l’Inquisition nous allons voir apparaître des monstruosités juridiques mettre les honnêtes gens à la merci des coquins, et qui, après avoir supprimé l’accusation « légitime », « inscriptio et in crimen subscriptio », proscrivait la défense et excommuniait la réponse, comme attentatoire à l’infaillibilité de l’Église, donc hérétique. Se défendre, c’était discuter l’autorité qui vous attaque. L’Église se faisait juge sans appel. Un soupçon, une dénonciation anonyme, suffisaient pour vous jeter dans la torture. C’était la délation occulte érigée en principe, le huis-clos des séances, la sécurité assurée aux témoignages à charge, le refus d’entendre les témoins à décharge ; c’était l’infamie érigée en justice, faisant au Chrétien un devoir de la trahison, un mérite de la délation. Enfin, la torture allait jusqu’à introduire dans cette étrange procédure le faux témoignage de l’accusé contre lui-même. Du reste, tout accusé était d’avance perdu. Quelle lugubre époque ! Que de supplices, d’angoisses, de désolations ! Que de mal jeté dans le monde par l’aveugle fanatisme, par l’instinct de domination, par l’affolement des criminels qui rejettent la responsabilité de leurs actes et torturent ceux qui en furent témoins !
L’Église a horreur du sang. Elle professe l’hématophobie, mais elle fait tuer par les autres.
Et l’Église se justifie en disant que l’Inquisition n’a été que le fruit des passions de quelques hommes et qu’elle ne peut en porter le poids. Étrange justification ! Car ces hommes n’étaient que la résultante de son système, le fruit de ses doctrines.
Le premier germe de l’institution du Saint-Office se trouve dans un décret du Concile de Vérone, en 1184, qui enjoint aux évêques de Lombardie de rechercher les hérétiques et de livrer au bras séculier, pour être punis, ceux qui persisteraient dans leurs erreurs. « Il n’est pas douteux, dit Lacordaire, que les premiers linéaments de l’Inquisition ne se trouvent là tout entiers, quoique informes : recherche des hérétiques par commissaires, application de peines spirituelles graduées, abandon au bras séculier en cas d’impénitence manifeste, concours des laïques et des évêques. Il n’y manque qu’une forme définitive, c’est-à-dire l’élection d’un tribunal particulier qui exerce ce nouveau mode de justice ; mais on n’en vint là que beaucoup plus tard. »
En effet, les premiers inquisiteurs dont on ait conservé le nom ne parurent qu’en 1198. C’étaient deux moines de l’Ordre de Citeaux, frère Guy et frère Rainier, que le pape Innocent III avait envoyés dans nos provinces méridionales pour y rechercher et poursuivre les Albigeois, avec ordre aux évêques et aux seigneurs temporels de leur prêter toute assistance possible.
L’idée de l’Inquisition fut donc conçue par le pape Innocent III. Elle n’est devenue réelle que sous l’un de ses successeurs, Grégoire IX (qui fut pape de 1227 à 1241).
Proposée d’abord comme institution temporaire, l’Inquisition fut transformée en établissement régulier et permanent par le Concile de Latran en 1215 et par celui de Toulouse en 1229.
En 1233, Grégoire IX confia là direction exclusive de l’Inquisition aux Dominicains pour la soustraire à la juridiction des évêques. En même temps, il donna aux inquisiteurs une autorité sans limite et sans contrôle réel de la part du pouvoir temporel. La même année, l’institution reçut une sanction solennelle du roi Louis IX dans les conférences de Melun. A la fin du XIIIème siècle, l’Inquisition était établie non seulement en Provence, en Languedoc et dans les pays voisins, mais encore dans la plupart des provinces du Nord de la France, ainsi qu’en Lombardie (en 1224), en Catalogne (en 1232), en Aragon (en 1233), dans la Romagne (en 1252), en Toscane (en 1258), à Venise (en 1289), etc. Partout elle fut placée entre les mains des Dominicains, sauf toutefois en Italie, où ces religieux partagèrent les fonctions d’inquisiteurs avec les moines de saint François.
NB : La doctrine professée par les Cathares, dans les anciennes provinces de Macédoine et de Thrace, avait été importée par les Pauliciens, Manichéens venus de l’Asie Mineure.
Ces sectaires firent leur apparition en France au commencement du deuxième millénaire et bientôt se répandirent dans toutes les directions. On les trouve en Aquitaine dès l’an 1010 ; en 1023, on en brûlait 11 à Orléans ; vers 1035, on en trouva une petite communauté à Montfort ; on les brûla. Cent ans plus tard, on en trouvait partout.
On leur donnait différents noms. Un de leurs principaux centre était Albi ; on les appela Albigeois. Ils furent impitoyablement poursuivis de 1210 à 1228.
Le Catharisme était une révolte de la conscience et de la raison contre le désordre catholique. S’il ressemble au Manichéisme, c’est qu’il a la même origine : un soulèvement des bons instincts contre l’excès du mal, une réaction contre le désordre social généré par le pouvoir du prêtre.
L’oppression continue de la meilleure partie de la société sous la tyrannie des grands soulevait (déjà et toujours) l’exaspération des gens intelligents et bons. L’iniquité des lois appuyées par la force aveugle entretenait la pire des souffrances, celle des plus nobles instincts. Les femmes révoltées et outragées refusaient d’être mères pour ne pas donner de nouvelles victimes à la tyrannie.
Les Cathares furent condamnés par les Conciles de Toulouse en 1119, de Latran en 1139, de Tours en 1163.
Au XIIIème siècle, les Albigeois, par la haine et le mépris qu’ils ressentaient et qu’ils savaient inspirer pour le despotisme catholique, portèrent un coup fatal à l’autorité du pape.
Une circonstance inattendue donna plus de force encore à l’hérésie des Cathares. Les écrits d’Aristote, récemment retrouvés, commençaient à jeter un jour nouveau dans les esprits et un grand trouble dans les consciences. Cela donna naissance à des idées nouvelles, fort peu conformes à l’esprit de l’Église, et très favorables à la belle doctrine des hérétiques qui envahissaient le Midi de la France.
Les Cathares auraient certainement triomphé si les armées du Nord n’étaient venues soutenir l’Église et l’aider à noyer dans le sang les doctrines qui avaient si énergiquement résisté jusque-là aux plus affreuses tortures.
Si les Cathares avaient triomphé, l’humanité serait entrée alors dans une ère nouvelle, et les huit siècles de souffrances et d’ignorance qui se sont écoulés depuis auraient été un temps de paix et de rénovation.
Au lieu de cela, l’Église entra dans la période la plus sombre et fonda l’Inquisition.
Il fallait, dans le sang et la cendre des bûchers, détruire à jamais les bienfaits d’une civilisation douce et affinée qui assurait aux hommes, avec la liberté et la prospérité, la tranquillité d’esprit et le bonheur de vivre.
Les Cathares (Les Purs)
Mille excuses d’avance à l’organisateur et aux participants africains de cet excellent site YT pour le constat qui va être fait, mais tout ce déballage n’est que pure hypocrisie !
Des révélations et des paroles qui ne cachent qu’une chose : l’Orgueil d’un homme.
L’Orgueil est le signe ordinaire de la pauvreté de l’esprit.
Aussi, rappelons qu’il ne faut s’enorgueillir de rien, car il y a toujours un degré supérieur à celui auquel on est déjà parvenu.
Le seul mérite de cette vidéo est de montrer, une fois de plus, et de manière sidérante, combien ce milieu des professionnels de la politique, « hommes de pouvoir » et « hommes d’influence », est un panier de crabes, dont les seuls objectifs n’ont, systématiquement, aucun rapport avec un quelconque « intérêt national » (servir et protéger leurs propres ressortissants, personnes physiques ou morales), quel que soit le pays, au sens culturel et géographique du terme « national ».
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