L’Europe, l’immigration, des mots, toujours des mots et des faux débats ; des « zemmour » et des « Védrine » se renouvelant ad vitam sur les plateaux télé, « the show must go on » pour les masses crédules et dégénérantes, avides de sensations vulgaires, de « marvelisation » de leur vie, surnaturel ridicule, culture du néant, et pendant ce temps le vrai problème, naturel et spirituel celui-là, évident pourtant, et bien plus néfaste que tous les coronavirus de la Terre leur échappe par orgueil, vanité et surtout ignorance : la chute. Un choc perpétuel existe entre la raison et le cœur de l’homme, entre son entendement et son désir. Quand il atteint au plus haut degré des civilisations, il est au dernier degré moral ; il s’appauvrit en idées, en même temps qu’il s’enrichit en sentiments. L’homme est tombé dans la conception misérable du fini, alors qu’il était né pour l’infini. C’est le problème fondamental, le problème humain et divin. C’est le dogme intérieur de l’humanité. Une crise terrible fermente en ce moment, parce que le dogme de la chute masque les plus grands problèmes philosophiques. La légion radieuse des « Esprits », dont les noms marquent, comme des foyers de lumière, les étapes de l’histoire, les grands initiés du passé, les prophètes de tous les peuples, les messagers de vérité, tous ceux qui ont fait l’humanité avec des siècles de travail, de méditation, de sacrifice, tous nous crient : Debout ! non plus pour le choc des épées, mais pour les luttes fécondes de la pensée. Debout ! pour la lutte contre une invasion plus redoutable que celle de l’étranger, la lutte contre le matérialisme, le sensualisme et toutes leurs conséquences : l’abus des jouissances, la ruine de tout idéal ; contre tout ce qui, lentement, nous déprime, nous énerve, nous affaiblit, nous prépare à l’abaissement, à la chute. Debout ! travaillez et luttez pour le salut intellectuel et le relèvement de notre race et de l’humanité !
Rappelons à M. Attali, cet extrait de « La Divine Comédie » de Dante (La Paradis) : « La nature, si elle rencontre une fortune adverse, réussit mal, comme toute autre semence hors du sol qui lui convient. » Autrement dit, il n’y a d’immuable et d’invariable que la Vérité, qui est l’expression des lois de la Nature. Quand ces lois sont violées, il ne reste plus que l’imagination des hommes (celle de M. Attali par exemple) qui engendre l’erreur sous des formes multiples.
Le « futur imprésible » nous dit M. Haegele. Possible, néanmoins... Johana, qui a écrit l’Apocalypse, a-t-elle aperçu les événements futurs par intuition ? Si cela est, l’intuition est une faculté qui peut s’exercer à longue distance, ce qui supprime pour notre cerveau la notion du temps. Quel problème à méditer ! « Le passé est une construction du présent » (! !!?) nous dit également M. Haegele. Réponse : la vérité est simple, c’est l’erreur qui est compliquée. Aussi, Charles de Gaulle qui était moins compliqué disait : « Plus est claire et nette la vision du passé et plus le présent s’éclaire. ».
« Sans
amour, vous aurez beau faire, courir après tous les dieux de la terre, prendre
part à toutes les activités sociales, tenter de remédier à la pauvreté, entrer
en politique, écrire des livres, écrire des poèmes, vous ne serez qu’un être
mort. Sans amour, vos problèmes iront croissant et se multipliant à l’infini.
Mais avec l’amour, quoi que vous fassiez, il n’y a plus de risque, il n’y a
plus de conflits. L’amour, alors, est l’essence de la vertu. » (J.
Krishnamurti, Bombay, 1965)