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[...]En Bretagne, où les Bardes gaulois se maintinrent plus longtemps que partout ailleurs, les cantiques à Marie furent substitués, presque sans transition, aux chants terribles et mystérieux des Druides. Des ballades dialoguées, des poèmes populaires, sur des thèmes religieux, furent le fond de la musique nationale de ce peuple ; chaque ballade bretonne renfermait une invocation à Marie (Myriam s’appelle la Marjolaine chez eux), une pensée chevaleresque ou une haute moralité. Car tout se tient, dans l’ancien système théogonique, pour moraliser le peuple et lui donner le goût d’un bonheur tranquille à sa portée, l’image de la Femme Divine qu’il allait vénérer dans sa pauvre église, le cantique qui faisait le charme de la veillée, et qui était un cours de morale.
Tout lui rappelait ses devoirs envers la Femme.
Tout, dans la vie, avait alors un but : celui de faire connaître les lois de la Nature afin de prendre cette connaissance comme base de la vie sociale.
C’est ainsi que l’origine végétale fut enseignée longtemps et propagée par des chants joyeux qu’on appelait des Noëls, qui fêtaient la Nature et son grand mystère : la naissance du genre humain.
Les Noëls, avec leur teinte arcadienne, c’était le chant des forêts, la poésie riante et champêtre qui respire l’ombre des bois, c’était le chant de la Nature même, le chant du peuple, qui en comprenait alors la signification. La nuit, aux flambeaux, on parcourait la campagne, blanche de neige, en redisant les vieux Noëls qui furent les chants favoris de toutes les provinces de France.
Puis, quand les rigueurs du temps tinrent les gens enfermés au logis, on continua à chanter autour de l’arbre de Noël, mettant ainsi un peu de la forêt chez soi.[...]
Livres de Femmes, Livres de Vérités
Parmi les mensonges historiques les plus connus, il en est un qui prétend nous expliquer la fondation de Marseille, basée sur une légende inventée pour affirmer le droit du Père, 400 ans avant le Droit romain qui a édifié le régime paternel. On raconte que 600 ans avant notre ère, un jeune capitaine grec venu de Phocée, ville ionienne de l’Asie Mineure, avait résolu de franchir le détroit d’Hercule, aujourd’hui détroit de Gibraltar. Après une longue suite de péripéties, une effroyable tempête éclata, qui brisa le navire contre les rochers de la côte. Euxène (c’était le nom du capitaine grec) et son équipage parvinrent, avec beaucoup de peine, à gagner le rivage ; ils abordèrent dans un golfe situé à l’est du Rhône ; le pays voisin était occupé par une tribu de la race des Galles, les Ségobuges. Ce pays leur parut si fertile qu’ils résolurent de s’y établir ; d’ailleurs, les habitants, comme tous les Gaulois, étaient très hospitaliers ; ils furent donc accueillis avec bienveillance par Nann, chef de la tribu, qui même les emmena chez lui à un grand festin qu’il donnait en l’honneur du mariage de sa fille Gyptis.
Une coutume gauloise, ajoute-t-on, voulait que la jeune fille qui devait se marier ne parût qu’à la fin du repas. Tous les prétendants, qui étaient, pour la plupart, des chefs gaulois, se trouvaient réunis au festin, et ce n’est qu’à la fin que la jeune fille paraissait avec une coupe pleine à la main. Après avoir fait le tour de la table, au milieu d’un silence général, elle tendait la coupe au convive qui lui convenait le mieux et qui devenait son époux. Or Nann avait préparé la même cérémonie pour sa fille, et c’est à ce festin qu’il avait invité le jetine capitaine. Quand le repas fut terminé, Gyptis apparut, tenant la coupe traditionnelle à la main. Après avoir hésité plusieurs fois, elle la tendit à Euxène. La stupéfaction fut grande parmi les autres convives, mais Nann respecta le choix de sa fille et lui donna pour dot le golfe où Euxène avait abordé et quelques cantons environnants.
Ravi de cette préférence, Euxène donna à sa femme le nom d’Aristoxène, qui signifie en grec bonne hôtesse.
Deux méthodes seulement ont été considérées jusqu’ici comme pouvant être employées pour arriver à faire l’histoire de l’Évolution : l’Embryologie et la Paléontologie. Comme la Vérité est une, il faut forcément que les mêmes données historiques résultent de ces deux ordres de recherches, il faut que l’Évolution, dans ces trois divisions, aboutisse aux mêmes conclusions par la paléontologie et par l’embryologie.
Si, cependant, nous nous trouvions en face de contradictions apparentes, quelle est, de ces deux sciences, celle à laquelle nous devrions accorder le plus de confiance ? C’est, sans aucun doute, l’Embryologie. Le développement de l’ovule est continu et sans lacunes, les données fournies par la paléontologie sont incomplètes. Il faut donc, en dernier lieu, recourir à la méthode infaillible.
Il est conseillé à ceux qui liront cette nouvelle doctrine d’une grande hardiesse parce qu’elle est d’une grande simplicité, et, en général, à ceux qui se livrent à l’étude, si intéressante, de notre origine, de mettre en pratique, dans cette occasion, la méthode de Descartes, de faire table rase, dans leur entendement, de toutes théories existantes, de se mettre dans la situation d’esprit d’un homme qui n’aurait aucune notion des hypothèses émises sur ce sujet et d’examiner, avec cette liberté d’esprit, les diverses phases traversées par l’embryon pour devenir soit un homme soit un animal quelconque, c’est-à-dire de regarder la Nature telle qu’elle est.
Nos véritables Origines, nos Racines, notre Arbre généalogique
Quelques mots sur les femmes, les îles et les cités lacustres.
Lors de la grande persécution des sectateurs de Ram, les villes sacrées ne semblaient plus un refuge suffisant pour assurer la sécurité des femmes, car nous les voyons quitter les continents et aller se réfugier dans des îles « Ile, lieu de refuge des femmes, lieux fortifiés par la nature que la Providence semblait offrir comme un asile aux femmes traquées ; […] N’êtes-vous pas étonné de voir que tout ce qu’il y a de plus intéressant dans l’antiquité se passe dans les îles ? »
Les îles étaient tellement en vénération qu’on les appelait : Terres sacrées, pays de salut.
Le mot As signifie un prince et même un Dieu dans la langue primitive des Celtes, d’où as-île lieu de sûreté divine (asile contre la terreur) C’est de ce mot très antique que dérive le nom donné à l’Asie.
Et on appelle ex-il le bannissement des hommes injustes ou impies.
Mais on alla plus loin. On construisit des villes au milieu des lacs.
Le lac Mœris en Egypte serait un exemple de ces cités de refuge des féministes.
Celtes et latins
Pour retrouver la France et sa Culture, il faut d’abord rétablir la Vérité historique.
Ceci me permet de rebondir sur l’affiche qui se trouve sur la vidéo et qui dit : « sortons ce pays de ce cirque romain » : on ne croit pas si bien dire !
Dans une lettre qu’André Malraux adressa à Henri Dontenville après la publication de son livre « La mythologie française », en 1948, il écrivait :
« Est-il besoin de vous dire... que je suis sensible... aux services qu’elle pourrait rendre à une prise de conscience de la culture française ?… Le peuple de ce pays-ci continuera t-il à s’ignorer ? »
Rajoutons à cela ces paroles de Strabon à propos de la Gaule : « Personne ne pourrait douter, en contemplant cette œuvre de la Providence, qu’Elle n’ait disposé ainsi ce Pays avec intention et non au hasard »
Aussi, commençons par rappeler qu’il existe deux courants dans l’opinion des intellectuels : l’un qui prétend que la civilisation est venue des Latins ; l’autre qui affirme qu’elle est venue des Celtes.
Les Latins appuient leur opinion sur le droit romain qui a instauré la puissance paternelle, et proclamé la déchéance de la Femme, et sur la littérature latine qui a sanctionné cet état de choses.
Les Celtiques appuient la leur sur le droit naturel, le règne de la raison représenté dans sa plus haute manifestation par la Femme, la Déesse-Mère, qui régnait dans les Républiques Celtiques.
Contrairement à ce que croient les Latins, la primitive civilisation prit naissance dans le pays qui fut le berceau des Celtes, et qui est compris entre la Manche et le Rhin. C’est là que s’est constitué le fond de la race celtique ; « Fixés sur leur base séculaire, dit M. Cailleux, ils occupent aujourd’hui les mêmes positions où l’histoire les a trouvés, la science ne peut sonder leur origine ni prévoir leur décadence. »
La race celtique a affirmé la supériorité de sa nature par son empire sur le monde entier où elle a porté la civilisation dont elle possède en elle les éléments, c’est-à-dire la supériorité de l’esprit, la bonté et l’audace. Il existe en elle un principe de vie, une action secrète et puissante qui l’anime en tous ses mouvements et lui donne un empire qui n’appartient qu’à elle.
Ce sont ces caractères qui lui ont donné une si grande puissance de développement. Elle n’a pas reçu la civilisation comme les Grecs et les Romains, elle l’a créée.
Suite : Celtes et latins
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