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« Il (Charles Martel) est connu pour sa victoire à Poitiers sur les Arabes qui avaient envahi l’Aquitaine (732). »
Victoire sur quoi, pour qui ?
Honoré de Balzac disait : « Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements. ».
Rappelons que c’est entre 500 et 800 que la civilisation arabe prit un grand développement. On vit s’élever des écoles nombreuses à Damas, Baghdad, Alexandrie, Tripoli, Cordoue et Grenade. L’industrie, le commerce, l’agriculture suivirent le progrès des sciences et s’étendaient partout, en Syrie, en Egypte, dans le Nord de l’Afrique et le Midi de l’Espagne.
Les Arabes avaient une philosophie qui se développait et qui s’inspirait de la philosophie indienne et de la philosophie grecque.
C’est à l’influence des Arabes que l’on doit en partie l’exquise éducation du peuple espagnol, qui, pendant la domination arabe, réagit contre la brutalité que le régime masculiniste des Suèves et l’infiltration romaine avaient essayé d’introduire.
Par conséquent, ces progrès seraient venus vers le Nord s’ils n’avaient été arrêtés à Poitiers par Charles Martel.
Ce n’est que plus tard que l’influence de l’Orient qui, remontant vers le Nord, vint apporter aux écoles de Paris le germe de toutes les grandes idées nées et cultivées autrefois en Orient.
C’est ainsi que les écrits d’Aristote, connus et enseignés depuis longtemps dans les écoles de Cordoue et de Séville, furent introduits en France en 1215 par un Espagnol nommé Maurice. C’est à la civilisation arabe que la France doit ses arts, ses sciences, ses mathématiques, son architecture.
FIN DU 4ÈME SIÈCLE : DU MOYEN-ÂGE À LA RÉVOLUTION
« S’il n’y avait pas de plantes, nous n’existerions pas. »
Effectivement, ou, tout du moins, pas sous notre forme actuelle.
Ecoutez Thomas Henry Burgoyne : « Les hommes, comme les plantes, ont leurs époques de germination, de croissance, de maturité et de déclin, et les races ne font pas exception à cette loi universelle de changement. Seulement elles se meuvent dans de plus grands cycles. Leur maximum de civilisation correspond à la saison des fleurs du règne végétal ; puis elles viennent à graine et déclinent. Mais dans le sol même de la race s’amasse la précieuse semence qui provient des fleurs, et qui, gisant endormie, attend les conditions magnétiques et spirituelles nécessaires à son glorieux épanouissement. »
Lorsque, après la conversion de Constantin, on chercha à introduire le Catholicisme en Gaule, on comprit qu’il faudrait des siècles pour détruire le culte de la Nature, qui y régnait, et la glorification de Marie, l’antique Déesse égyptienne.
Toutes les religions de l’antiquité ont adoré la Femme. Le Catholicisme l’avait d’abord supprimée pour lui substituer un homme. Mais, comme l’homme n’adore pas un autre homme, il en est résulté que le Catholicisme n’a été qu’une religion pour les femmes faibles, qui ont adoré le Principe mâle dans Jésus.
Quant aux hommes qui ont voulu retrouver une satisfaction à donner à leurs aspirations religieuses, ils ont introduit dans leur religion le culte de la Vierge Marie, pour perpétuer l’antique culte de la Femme.
Le culte de Marie se répandit plus vite que celui de Jésus, parce que Marie représentait une Déesse antique et avait un passé glorieux depuis Myriam, tandis que la légende de Jésus, avec toutes ses invraisemblances, ne pouvait être écoutée que comme une histoire sans valeur.
Puis, dans la Gaule, déjà, on attendait la Vierge qui devait enfanter (Virgini Parituræ) ; on était donc préparé à la recevoir, mais on n’attendait pas un homme, d’autant plus qu’on voyait déjà, dans ce culte renversé des Catholiques, qui adoraient l’homme et n’adoraient pas la Femme, la cause des mauvaises mœurs qui régnaient partout et allaient prospérer.
C’est ce renversement des facultés psychiques des sexes qu’on appelait le Satanisme.
Donnant à l’homme la Divinité de la Femme, il y avait une apparence de logique à lui donner aussi le culte rendu à la Déesse, mais cette substitution fut grotesque et fit naître, pendant tout le Moyen Age, la querelle résumée dans l’histoire du Satanisme.
L’Église, qui n’a jamais été qu’une société politique, n’a pas su appliquer aux besoins moraux de l’humanité les vérités profondes des lois de la Nature. Ses prêtres sont impuissants à comprendre l’antique science et le secret des Mystères.
Tentons un éclairage rapide sur les phénomènes atmosphériques dans ce dédale d’explications confuses, contradictoires, de préjugés et d’affirmations de faits non démontrés, et tout cela amplifié par une Peur instituée par des mégalomanes en fin de cycle, en guise d’ultime moyen de gouvernance des ilotes modernes dont ils rêvent.
Nature et
phénomènes atmosphériques et météorologiques.
On observe dans la nature deux espèces de mouvements : des mouvements «
spontanés » et des mouvements « transmis ».
Cette seconde cause de mouvement engendre des déplacements qui déterminent la
plupart des phénomènes météorologiques en dérangeant la stabilité de
l’enveloppe gazeuse de la terre.
Nous voyons que c’est cette cause qui détermine la chute des corps à la surface
terrestre. Mais cette réaction constante de l’azote vers la terre, qui lui a
pris sa place dans l’espace, n’est pas la seule réaction qu’il exerce. Il tend
aussi à se dilater dans une autre direction, c’est-à-dire vers les régions
célestes de l’infini.
De ce côté il est contenu par l’action dynamique des radiations qui le frappent
incessamment.
Mais les radiations ne sont ni immuables ni éternelles, elles sont, au
contraire, dans un état constant de variabilité. Or, chacun des changements qui
surviennent dans leur mode d’action se traduit, dans les profondeurs de notre
atmosphère, par un changement d’état de la réaction de l’azote. Si la pression
des radiations devient moins forte, l’azote se dilate ; tous les corps qu’il
comprimait se dilatent aussi : c’est la chaleur. Si la pression devient plus
forte l’azote augmente sa réaction vers la terre, il comprime plus fortement
les corps qui en occupe la surface : c’est le froid.
Si la pression en plus ou en moins est accidentelle, si elle n’intéresse qu’un
seul point de l’atmosphère, il en résulte un changement de densité qui, en se
propageant aux couches les plus voisines y détermine « un courant ». C’est le
vent.
Si un seul faisceau de radiation vient à manquer subitement, c’est un vide
subit qui est offert au besoin d’expansion de l’azote et dans lequel il se
précipite en tournoyant : c’est une trombe, une tornade, un cyclone. Le
mouvement commencé dans les régions élevées de l’atmosphère se propage de haut
en bas. Lorsqu’il atteint la surface terrestre, le bouleversement des éléments
atmosphériques, qui en résulte, détermine toutes sortes de ravages.
Ainsi donc tout ce qui se passe sur la terre à une cause cosmique ; tout dépend
de l’action des astres. C’est dans les profondeurs de l’océan céleste qu’il
faut aller chercher la cause de la plus légère brise qui souffle autour de
nous. La terre y est étrangère.
LA FIN D’UN MONDE… toute une histoire.
Au commencement de notre ère, la philosophie de l’homme qui avait étouffé la science de la Femme avait fait naître un tel malaise dans les esprits que partout on attendait un retour à la raison primitive.
La résurrection de la Déesse, qu’on espérait, devait faire cesser la domination de l’homme perverti. C’est en ce sens qu’on annonçait « la fin du monde » ; on entendait par là un changement de régime social.
Rappelons que le terme « Déesse » désigne le nom générique de toutes les femmes supérieures et qui n’indiquait alors que les qualités morales inhérentes à la Nature du sexe féminin ; rien de surnaturel.
Cette attente était devenue générale, quoique les hommes ne la comprissent pas dans le même sens que les femmes, qui les premières en avaient parlé. Les hommes répétaient les mots, les phrases, qui étaient courants dans les conversations, et prenaient pour eux ce qui avait été dit pour l’autre sexe, d’autant plus que la corruption, qui grandissait avec le despotisme, faisait perdre à la femme son autorité morale.
Tous les auteurs du temps étaient hantés de la même idée.
Lucrèce annonce la fin du monde comme prochaine.
Sénèque en dit autant, et il annonce que cette humanité condamnée va faire place à une autre plus innocente et plus heureuse, du moins pour un temps.
Virgile annonçait une ère de paix et de félicité à laquelle devait présider un « fils des Dieux », c’est-à-dire un régénérateur béni par eux dès sa naissance, qui établirait la paix universelle et avec qui naîtrait et grandirait l’âge d’or.
On retrouve dans Virgile les idées d’Isaïe. Dans une églogue, il est dit :
« Une nouvelle série de siècles va commencer : voici venir une Vierge, une nouvelle création descend du ciel. »
L’âge de fer est fini et nous allons revoir l’âge d’or.
Qui sera ce sauveur ?
Du temps des Eglogues, c’était « le premier enfant venu de noble race à qui il plaisait à un poète de prédire une belle destinée ». Puis, du temps des Géorgiques, ce fut Octave. « Ah ! Que ce noble jeune homme vienne enfin au secours du monde détruit ! Ne lui refusez pas cette gloire. »
Le Sunnite croit que son Mahdi, prophète inspiré, doit vaincre l’Antéchrist, et fonder l’empire universel.
Le Chiite continue à croire à l’incarnation future de l’Imam.
Les femmes s’en mêlaient ; des inspirées vivaient dans une exaltation prophétique qui dura pendant toute la crise religieuse qui enfanta le Christianisme.
Rome était pleine de gens qui prophétisaient. On attendait la fin de la terre, soit par le feu (fin physique), soit par un déluge suivi d’une régénération.
Les métaphores par lesquelles on avait annoncé la fin du monde avaient été mal interprétées. Ainsi, quand les prophètes avaient dit que les fondements de la terre allaient s’ébranler, cela s’appliquait aux institutions sociales qui allaient être attaquées et détruites, et non au globe terrestre et à ses conditions physiques.
Quand ils avaient dit que le soleil, la lune et les étoiles allaient s’obscurcir et s’éteindre, cela se rapportait aux lumières de l’intelligence comparées aux astres du ciel et qui (suivant l’expression antique) allaient être mises sous le boisseau par l’homme pervers.
Et c’est bien ce qui se produisit (et qui se produit encore), puisque les conquérants qui arrivaient au pouvoir avaient toujours pour premier soin d’étouffer la pensée, souvent même de faire brûler les livres dès qu’ils prenaient possession du trône.
Toutes les métaphores annonçaient le renversement du « monde intellectuel » et le règne de la brutalité.
Cérinthe, Juif d’Antioche, avait inventé le millénarisme ; il annonçait la fin prochaine du monde et le retour du Christ sur la terre, pour y exercer sur les justes un règne temporel de mille ans, pendant lequel les saints jouiraient ici-bas de toutes les voluptés sensuelles. C’était la doctrine de Krishna mal interprétée, intervertie, donnant au sexe masculin les immunités du sexe féminin.
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