@yoananda2 Non : — les marchés, de même que la propriété privée, existèrent avant le libéralisme
— l’accumulation du capital, de même que la division du travail existèrent avant le capitalisme.
Le libéralisme, d’un point de vue économique, c’est une licence donnée à l’extension sans limite des propriétés privées. Certes, il y a des lois contre les monopoles, donc le libéralisme n’est pas intégral.
Ce libéralisme permet les accumulations massives de capital. Quand cette accumulation devient l’occupation habituelle des capitaines d’industries, cela donne le capitalisme (les financiers prenant le pas sur les autres)
Et là on rejoint l’argumentation de Dufour. La voracité économique était plutôt mal vue socialement, chacun devant recevoir sa part légitime. Il aura donc fallu la considérer comme un bien pour la permettre (le politique devant toujours arguer qu’il agit pour le bien). Nous assistâmes donc à une redéfinition du Bien.
C’est Bien d’être vorace. Et puis,... c’est tellement naturel.
@yoananda2 Aux temps médiévaux, l’Europe catholique n’était vraiment pas la partie du monde la plus pauvre. C’est bien pourquoi elle s’est exportée autant. Certes, ce n’était pas un monde libéral. La vie économique était très réglementée (sauf dans les zones ingouvernables, comme sur les mers).
Personnellement, l’abondance de biens du libéralisme ne me saute pas aux yeux. Tout y est très cher. Les bidonvilles ne sont pas rares, sauf dans les pays suffisamment puissants, munis d’une fibre sociale : les états y prennent le soin de redistribuer les revenus.
On peut dire que le libéralisme, c’est cette permission laissée au particulier, par le pouvoir politique, de développer des sociétés privées aussi nombreuses que possible, et d’en jouir des profits à titre privé. Il y avait aussi des sociétés privées sous l’ancien régime. Mais, généralement, la corporation qui les fédérait en limitaient le nombre de personnel.
Il y eut aussi la grande période des manufactures, systématisées par Colbert. Là encore, leur existence était soumise à privilège (= loi à titre privée), c’est-à-dire à autorisation.
On sait bien qu’une vie de labeur acharné ne permettrait jamais de produire les fortunes dont certains disposent aujourd’hui. Forcément, s’ils en disposent, c’est qu’ils prélèvent une part sur le travail de chacun des employés de leurs gigantesques sociétés. Aussi, pour mener tout ce petit monde, ils leurs faut plein de petits commissaires, qui ne font rien de concret, sauf faire se tenir les employés tranquille. Ce sont les cadres, et ils faut les payer grassement. Et donc on prend encore aux employés pour payer leurs gardiens.
Au final, on se trouve avec une classe de super-riches, les possédants, une classe de riches, les cadres, commissaires des premiers, et une classe d’employés et d’ouvriers qui ont tout juste de quoi boucler les fins de mois.
L’inconvénient de cette structure est que ceux qui sont en prise avec la réalité physique (les ouvriers), donc les seuls à pouvoir innover valablement, sont dénués de moyens et ne peuvent investir.
En effet, les possédants et leurs commissaires travaillent sur l’humain. Ils sont des genres de politiciens, qui prélèvent leur taxe sur le travail, et accumulent les profits. Peu en prise avec la réalité physique, ils sont faciles à berner, car ils ne connaissent pas vraiment le travail nécessaire à la facture des choses. Ils tendent à gaspiller l’argent. Les projets d’innovation deviennent de plus en plus fumeux et de moins en moins crédibles. La French’Tech à la Macron fait pshit.
On reconnait l’arbre à son fruit, dit-on. C’est au sortir d’une période qu’on juge de ses résultats. Ils ne m’emballent pas. Au début du XXème, une centaines d’artisan charretiers se sont lancés dans la production d’automobile, provoquant une grande émulation. Aujourd’hui, il y a une dizaine de grosses boites au niveau mondial, guère plus. L’aviation a été inventée par des amateurs, bricoleurs (de génie). Aujourd’hui, qui pourrait innover ? Personne ne sait plus rien faire. Il n’y a presque plus que des beaux-parleurs
Suffit d’être confronté quotidiennement aux donneurs d’ordres des sociétés à haute concentration capitalistique et de voir leurs niveaux d’incompétence pour comprendre que ça ne va pas durer.
@Eric_F Thuram, s’il parle de culture blanche, c’est parce qu’il est dans une dichotomie culture blanche versus culture noire. C’est son univers mental, son combat depuis longtemps. Les choses sont pourtant assez simples, mais l’abus de grands concepts les complexifie inutilement. Tout enfant est éduqué selon certaines valeurs : Agir comme ceci est bien, agir comme cela est mal ; puis désire vivre selon ces préceptes, c’est sa culture. Difficile de cohabiter avec quelqu’un dont on considère qu’il agit mal en permanence...
Or, les définitions du bien varient selon les populations, selon leurs cultures — lesquelles ne découlent pas de la race, faut-il le rappeler à Thuram ? La race, en tant que nature, n’est qu’un potentiel. Elle doit encore se concrétiser par une culture pour aboutir à un genre d’humanité propre.
Par conséquent, lorsque des populations d’origines diverses se côtoient, ces diversités culturelles des définitions du bien et du mal se confrontent. Cela fait que la convivialité n’est pas toujours possible.
Par exemple, entre « tout est bon dans le cochon à l’heure de l’apéro » et le « halouf et l’alcool, c’est haram », cela rend la convivialité impossible entre français et musulman (pourtant blancs tous les deux) à l’heure du repas. A ce propos, les politiciens pourraient-ils nous expliquer comment faire une société conviviale lorsque manger ensemble est impossible ?
Il y aussi des différences culturelles entre les familles d’origine africaines (noires) et françaises (blanche). En Afrique, la nature est très hostile (gros serpents et gros animaux très dangereux) : la force physique est un bien absolument nécessaire. La danse africaine est une démonstration de puissance physique.
En France, l’accent a plutôt été mis sur la puissance intellectuelle — et cette tendance étant allée en s’accroissant. Par exemple, la danse classique est très codifiée.
Cette apologie de la force physique dans les familles d’origine africaine, comparée à la relative aversion de celle-ci chez les familles d’origine française, font une certaine différence de performance sportive au final, ce qui a permis à Thuram de briller en son temps. Entre des gamins qui courent dans la rue toute la journée et d’autres qui passent leur temps à grignoter devant l’ordinateur, ce n’est pas le même niveau physique au final...
Mais je ne voudrais pas tomber dans le cliché : le noir corps fort / petit cerveau, versus le blanc corps faible / grand cerveau, car les différences sont somme toutes minimes (0,1 seconde sur 100 m, c’est bien peu). Ce n’est que la culture qui engendre l’accroissement de certaines possibilités de nature plus que d’autres. De plus, d’un certain point de vue, il faut avoir un intellect assez minuscule pour promouvoir la faiblesse corporelle. La force est une vertu, ce n’est pas une bestialité.
De plus, il y a aussi une force morale, dont les français, souvent dopés aux antidépresseurs, devraient s’inquiéter.
Je pense que Thuram, à postériori, aurait préféré faire des études intellectuelles que sportive, d’où ses incessantes prises de position pseudo-philosophiques. Même s’il est très écouté aujourd’hui — puisqu’il est riche, il me semble manquer de la formation intellectuelle nécessaire pour s’exprimer avec les nuances adéquates. Ce n’est pas auprès de Rokaya Diallo qu’il les trouvera.
Quant-à l’idée que les noirs ne peuvent pas être racistes... Le racisme et tous ses dérivés découlent toujours de divergences culturelles. Par exemple, certains se gaussent souvent des blancs — ces « babtous fragiles » — pour leur aversion de l’effort physique qui est, il faut l’admettre, risible, car stupide. Le corps est notre première ligne de défense.
Jamais, Lilian Thuram, tu ne compromettrais ta progéniture dans ce genre d’idéologie de la faiblardise. Tu ferais tout pour l’en éloigner, car c’est un mal à tes yeux. Tu vas donc critiquer avec grand mépris la population qui la porte, la population « blanche » — c’est-à-dire cette population qui suit docilement ces « nouvelles pédagogies » de la révolution culturelle française, où ne jamais donner une punition à l’enfant ni ne jamais rien exiger de lui est la règle. Ce faisant, Lilian, tu créerais une césure entre un « Nous », qui agissons Bien, et un « Eux » qui agissent Mal, ce qui revient donc à classer la population entre diverses catégories, l’une bénie, l’autre honnie, et c’est un genre de racisme parfaitement habituel.
Conclusion : A partir du moment où une population se retrouve face à une autre population dont les définitions du Bien et du Mal divergent, alors on observe un phénomène de racisme, qui n’est rien d’autre qu’une discorde civile laquelle engendre un désordre politique, lequel se résout soit par la discussion — convergence des définitions du Bien et du Mal, soit par la guerre — le camp vainqueur impose ses définitions au vaincu.
Il en fut ainsi en tout temps et en tout lieu, pour toutes les couleurs, toutes les morphologies, tous les modes de vie, toutes les langues et toutes religions.
@Gollum
《Le christianisme de masse voudrait maintenir une distance une coupure radicale entre Dieu et l’homme .》
Tu oublies l’esprit saint, que l’on fait venir au baptème, qui permet une communication intime de chaque instant avec Dieu, en son esprit. Puis il y a la communion, où l’on mange le corps du christ, pour s’unir à Dieu, en sa chair.
Le christianisme propose donc plutôt une union radicale avec Dieu, tant en esprit qu’en chair.
Par contre, il est vrai que le chritianisme maintient une distinction stricte entre le créateur et ses créatures. Ce sont des personnes distinctes, dont l’union repose sur la communication.