@yoananda2 Si j’ai mal aux dents je suis de mauvaise humeur ? C’est extrêmement scientifique tout cela... Mais je sais de quoi tu parles. Toute une partie des scientifiques rêvent de démontrer la génération spontanée : ils cherchent à la découvrir dans les concepts de l’auto-organisation, de l’émergence, ou de la symbiose. Recherche qui dure depuis 70 ans, après-guerre, et qui n’a rien donné de notable.
Il ne faut pas confondre réseau de neurone et Esprit. Un réseau de neurone qui gère la digestion, processus très complexe, n’est pas un cerveau. Dire que l’on a un cerveau dans l’Estomac, c’est de la connerie. Le cerveau est l’organe dans la tête.
De plus, rien ne permet d’affirmer que l’Esprit est une « Émergence » de la matière. C’est une hypothèse de travail, mais qui n’a pas de preuve, même si nombreux sont ceux qui s’escriment à la rendre crédible.
Ce qui est certain, et empiriquement observé, c’est que « penser » implique un afflux de sang dans le cerveau, et parfois un mal de crâne.
Ce qui est certain encore, c’est que tout homme a ses propres finalités, ou intentions, c’est-à-dire une volonté. Cette volonté est immatérielle, rien ne permet de la mesurer. C’est pourquoi on la fait découler d’une entité immatérielle dans la personne : son Esprit. Or cette volonté peut être bénéfique, ou nuisible à autrui. Une volonté perverse, telle celle d’un tueur en série, doit être stoppée. C’est ce qui justifie une puissance légale, qui distingue les volontés légitimes des volontés illégitimes.
Quelque soit toutes les éléments que tu tire faussement de la science, en la distordant sans rigueur par transposition hors de leur contexte, l’histoire humaine a montré abondamment que toute puissance légale s’appuie toujours sur des troupes, qui son coordonnées, en dernier ressort, par un chef et un seul.
@pegase C’est certain que vu la désindustrialisation qui s’est opérée, il faudra investir beaucoup pour reconstruire.
Mais la production d’argent n’est pas non plus la panacée, si cela ne s’accompagne pas d’un accroissement de la production, comme de la consommation. En effet, le prix est issu d’un équilibre entre la quantité de signe monétaire, de la quantité de produits disponibles, et de la demande en produits.
Le mystère de l’argent ? C’est un droit d’avoir, récompense du service que l’on rend à la société par son travail.
On saurait facilement rétribuer l’effort : En physique, c’est direct, le travail, c’est l’énergie dépensée. Son unité est donc le Joule, ou le kwh. Le dollars est d’ailleurs porté par le pétrole — gare à qui ne paie pas son pétrole en dollars !
Mais il y a encore d’autres genres de services rendus à la société qui ne découlent pas de l’effort physique, comme donner des idées par exemple. Dans ce cas, je n’ai pas encore trouvé l’étalon. Pas sûr que l’on ait besoin d’étalonner ces genres-là à l’échelle d’un état.
Donc je dirai que l’étalon monétaire, c’est l’énergie.
@gaijin « la contre société se construit ( ce n’est pas un futur ) de manière
organique par auto organisation des initiatives individuelles
» Cette auto-organisation des initiatives individuelles, c’est précisément la main invisible du marché. C’est ce qui se fait tout seul.
Il faut que tu apprennent ce que signifie « organique » dans le cadre politique. C’est une analogie entre la société et un être vivant. Or un être vivant, cela a une tête, son chef, qui commande ses membres, les coordonne et les régule. Une société organique est donc l’exact contraire de l’anarchie. C’est une monarchie.
Une structure économique, dans la société organique, n’est qu’un membre de la société. Elle doit donc aussi obéir à son chef, qui est en devoir de la réguler. Si elle n’obéit pas, elle peut devenir comme un cancer, et produire des métastases partout, jusqu’à parasiter les autres instances de la société.
@yoananda2 « justement des gens qui n’ont pas des théories plein la tête et qui font un peu à l’instinct peut être (je ne sais pas).
»
Ceci n’est vrai que si les théories en tête sont fausses. Il y a plein de cas, où, en physique, par exemple, pour faire un pont, avoir une théorie correcte est un atout.
En fait, l’élite est instruite par la théorie, dans le supérieur, puis commence à travailler directement à des postes de cadre et de décisionnaire. Donc, jamais elle ne se confronte au réel. L’ennui, c’est quand les théories apprises sont fausses.... Et c’est très facile d’apprendre n’importe quoi à des gens totalement inexpérimentés. D’autant que les profs sont assez coupés du réel aussi.
Donc oui, l’élite a des théories plein la tête, du fait de l’enseignement. J’admets que rien que cela est un problème : l’éducation ça devrait être plus que de la théorie (savoir-être, savoir-vivre, vertu morale,...) : le vrai meneur, ce n’est pas quelqu’un qui connaît plein de théories. Il a les conseillers pour cela. C’est quelqu’un qui a une énergie morale, qui sait emmener les autres à sa suite.
C’est l’erreur de casting de Macron. Avec lui, on a élu un genre de conseiller, avec plein de théories en tête. Du coup, il n’entraîne personne à sa suite, l’écouter étant soporiphique. Bref, Il n’a rien d’un meneur. Comme il sait déjà tout, il n’a pas besoin de conseil, il n’écoute personne. Et comme les théories qu’il a apprises à l’Ena et à Science Po sont frelatées, on obtient ce contraste comique : avec une grande assurance, il fait de la merde.
@gaijin NB : une scop n’est pas une société anarchique, l’écart des salaires est souvent limité dans les statuts. Il y a évidemment une hiérarchie dans une Scop. L’ouvrier n’est pas le directeur, même s’il peut participer aux assemblées générales.
Prend l’exemple d’une grande scop, comme Mondragon en Espagne, elle a finit par ouvrir des usines au Maghreb, y embauchant selon un statut classique de salarié. Chez les socios, l’écart de salaire serait de 1 à 12. Il faut payer 10 000 euros pour être embauché.
Ceux qui sont mieux payés sont d’abord ceux qui sont au plus près du robinet à pognon. Comme le sang, le pognon afflue vers la tête : les hautes sphères en prennent donc la plus grande part. Premier arrivé, premier servi.
Malheureusement, l’homme est fait ainsi. Dès qu’il doit se prendre en ligne de compte, il se voit, par illusion, plus grand que les autres (sauf pour moi, qui me vois plus grand qu’autrui à raison, mais c’est un cas particulier, je vous expliquerai). Il s’ensuit que l’arbitrage pour un patron ou un directeur est assez rapide quand il s’agit de répartir les salaires. Il ne peut se payer comme un balayeur, question d’honneur ! C’est une tendance tout-à-fait naturelle.
C’est évidemment le rôle de la puissance politique de limiter les écarts de salaire, rôle qu’elle a abdiqué, du fait de son idéologie libérale-libertaire.