Personnellement, je ne vois par trop le rapport entre l’identité du pays, à savoir sa pratique politique pour concilier les divers groupes sociaux, et l’irruption de tel ou tel groupe ethnique sur la scène nationale. . Les rapports de l’Etat entre classe patronale et classe prolétaires en sont-ils modifiés ? Les rapports de l’Etat entre groupes ethniques en sont-ils modifiés ? Les rapport de l’Etat entre groupe religieux en sont-ils modifiés ? . En quoi l’Etat devrait-il gérer les rapports entre classes sociales différemment ? En quoi l’Etat devrait-il gérer les rapports entre groupes ethniques différemment ? En quoi l’Etat devrait-il gérer les rapports entre groupes religieux différemment ? . D’autant plus que l’Etat est laïc, il ne dépend donc théoriquement d’aucune ethnie, ni d’aucune religion qui viendrait sur son sol...
Pourtant, l’idée de s’homogénéiser au lointain, sur des calculs abstraits, n’est-ce pas ce qui a politiquement permis d’ouvrir notre pays au vent mondialiste ? . Les réformes présentées comme manière de singer d’autres pays soi-disant modèles, cela vous évoque-t-il quelque chose ? . S’aligner sur les standards internationaux. Sommes-nous dans la bonne moyenne ? Où sommes-nous dans le classement mondial ? Il faut introduire les normes de l’UE car nous sommes archaïques... Il faut un nouveau instrument de mesure : le bonheur international brut... . Le mondialisme, c’est la priorité donné au lointain sur le proche. Le lointain compute puis transforme celui qui n’a pas les bons chiffres. . Le gouvernement jacobin récolte d’abord les statistiques nationales, en obtient une image de la situation, imagine des réformes, puis vient les imposer à tous. . L’UE récolte d’abord les statistiques européenne, en obtient une image de la
situation, imagine des réformes, puis vient les imposer à tous. . L’OMC récolte d’abord les statistiques mondiales, en obtient une image de la
situation, imagine des réformes, puis vient les imposer à tous.
. Les politiques se font une image abstraite de la situation à coup de statistique, en déduisent des réformes nécessaires selon leur idéologie, puis les imposent à tous. Commission Balladur, Attali, c’est le règne des experts et des technocrates. . Tout est computation, il n’y a plus que comptabilité. Ce qui ne peut être comptabilisé n’existe pas. L’argent est formidable, il permet de tout compter. Il n’y a que l’argent qui existe. Tout par l’argent, par l’économie quantifiée, qui s’auto-régule. Laissons-faire l’argent, cette quantité qui vient de loin, abolissons de la politique sa qualité de proximité. . Comptons les voix, comptons les électeurs, comptons les sondages, comptons le bonheur, comptons les affaires élucidées, comptons l’audimat, comptons mes frères... . Ne jugez plus, comptez.
Ferrand relève bien entendu de l’idéologie de "l’arithmétique globale", puisqu’il considère que l’irruption de groupes humains venus du tiers-monde doit changer l’identité des autochtones.
Le mondialisme, c’est vouloir homogénéiser le proche au lointain, selon des critères idéologiques et abstraits, à force de moyennes et de statistiques : c’est une politique arithmétique globale (scientiste, mondialiste, computationniste...) . - le patriotisme est un sous-ensemble de la pensée "locale harmonique", laquelle consiste à chercher le convenable ordonnancement entre les groupes humains, en partant du proche, jusqu’au lointain : la famille, le voisinage, la patrie, l’international. . La politique de l’arithmétique globale veut transformer les identités pour les conformer au standard idéologiquement construit : uniformisation universelle. . La politique de l’harmonie locale, veut articuler les rapport entre les différents groupes humains, dont chaque identité est reconnue, de manière à éviter les conflits.