@Nilasse, Si ceux qui possèdent nos obligations refusent le remboursement Franc, ne risquent-il pas de tout perdre ? Auront-ils vraiment le choix ? Le Franc, sur 20 ans, n’est pas nécessairement voué à se déprécier sans cesse. . Au contraire, si l’économie du pays devient plus saine, le Franc ne s’appréciera-t-il pas ? . A vrai dire, je ne connais pas en détail les contrats d’obligation de l’Etat auprès des détenteurs de la dette. . Mais il m’est avis que Asselineau, qui est inspecteur général des finances, soit le plus haut-grade de la fonction publique, spécialisé de plus dans l’économie, et travaillant à Bercy, doit connaître ces sujets parfaitement. De plus Jacques Sapir ou Maurice Allais (prix Nobel d’économie) ; ont fait des propositions similaires. . Donc je ne vois pas comment une banque pourrait obliger l’Etat à lui rendre des Euros, quand celui-ci décide souverainement de rendre des Francs. . La crédibilité d’une monnaie est d’abord lié à la capacité économique du pays. Si les investissements fait dans le pays permettent de résorber le chômage et profite à sa capacité industrielle, à ses équipements, à ses infrastructures, le pays n’en sera que plus crédible. . Aujourd’hui, c’est la crédibilité de l’Euro qui est en cause. En vouant ses membres à l’usure systématique du marché, ce qui bloque toute capacité d’investissement à long terme, l’Euro implique l’austérité et par conséquent la destruction de l’économie réelle de ces pays, donc atteint sa crédibilité. . Bref, la Banque de France ne doit pas "émettre des billets". Il faut d’abord penser des projets de nature à améliorer l’économie du pays (mines, centrales énergétiques, produits technologiques, moyens de transports), puis solliciter les avances monétaires de la Banque de France. Ces sommes permettent de payer les premiers matériaux, les premiers salaires pour lancer ces projets. Ces sommes reviennent rapidement dans le circuit économique (les salariés consomment, les matériaux sont préférentiellement issu de France). Il n’y a pas besoin de sommes gigantesques. Pensez-donc, le payement des intérêts sur la dette revient à l’équivalent de 10 lignes de TGV-est ou à 100 hôpitaux flambant neufs... . Ce n’est jamais que le système des trentes glorieuses, ou celui de Colbert, lesquel ont très bien fonctionnés.
@Got’ vous partez de l’idée libéralement préconçue que l’économie consiste uniquement à participer à une "concurrence internationale". Or savez-vous qu’à l’échelle du monde, il y a nécessairement autant d’importations que d’exportations ? . Le monde ne peut "croître" globalement si tous les pays veulent croître à l’externe. . Le monde ne peut croître que si tout les pays croissent en interne, c’est-à-dire que si toutes les économies nationales se développent en vue d’être autonome. . Autrement dit, tout pays a vocation à devenir autonome par son économie interne. La quantité des exportations est une part négligeable de l’économie d’un pays, elle ne concerne que les surplus. . Pour la dette, j’ai répondu à Nilasse. . L’Etat n’a pas à vocation à emprunter sur les marchés. La banque de France avancera directement les fonds nécessaires au trésor public. Ces fonds seront utilisés à la réindustrialisation, rendue possible par la compétitivité retrouvée en interne, grâce aux droits de douanes qui feront barrage aux biens produits dans les pays sans protection sociale. Le rétablissement de l’échelle mobile des salaires permettra de monter les salaires en cas d’inflation. . Certes une petite période d’instabilité est à craindre, mais c’est le temps que la situation se normalise. Mieux vaut en passer par là plutôt que de s’installer dans une longue austérité qui n’évitera pas l’effondrement. . Il sera beaucoup plus facile de s’adapter à la situation, si le pays possède les outils qui lui permettent lui-même d’ajuster les fondamentaux de son économie. Si l’Argentine l’a fait, la France le peut. Que proposer d’autre ? Prier la BCE ou l’UE, comme le veut Mélenchon ? . Aide-toi, le ciel t’aidera.
@Nilasse : Si effectivement, vous conservez la dette en Euro, alors il y a problème. . Mais la dette ne doit pas rester pas en Euro, il suffit qu’elle soit libellée en Franc. Ainsi la dette suivra le cours du Franc : 1700 milliards de Francs resteront 1700 milliards de Francs. Prenez la dette en dollars, ou en Yen, elle ne change pas selon la cotation de la monnaie sur les marchés. De plus la dette n’augmentera pas d’avantage, puisque l’Etat n’empruntera plus sur les marchés. . Le problème du pétrole ? - Plutôt que faire travailler des machines à pétrole, mieux vaut faire travailler des hommes. - Plutôt que tout acheminer par camion, les marchandises prendront le train ou le bateau. - Mieux vaut produire au plus près du consommateur (relocalisation de l’économie). . Vu comme la France est un point de passage pour le commerce, les droits de douanes rapporteront énormément. De quoi baisser la TIPP pour que la population ne soit pas impactée (combien de taxes sur le pétrole en France ?) . C’est là que l’on voit que payer le pétrole, de manière artificielle, trop peu cher, n’est pas très durable, surtout si celui-ci se raréfie... . Pour les matières premières ? . Cela permettra d’exploiter les gisements de France, abandonnés. . Il n’y a pas de solution idéale ; il serait illusoire de le croire. Mais la meilleure d’entre toute, c’est de réinstaurer le Franc, car cette mesure, doublée de la remise en cause de la loi 73-7, permettra de retrouver les marges budgétaires qui aujourd’hui nous font défaut pour réindustrialiser le pays.
@Gott’ Pourquoi l’inverse n’est-il pas faisable ? . Son fonctionnement unanimiste ? Le fait que sur les 27 gouvernements de l’UE, il y en ait toujours au moins un à la botte de l’oligarchie ? L’importance des lobbies à Bruxelles ? . A vrai dire, les raisons exactes ont peu d’importance. Le fait est que, depuis sa création, l’UE est toujours allée vers plus de libéralisme et qu’aujourd’hui, tous les pays de l’UE sont dans des situations pires qu’il y a quelques années. C’est ce fait-ci qu’il faut d’abord reconnaître. . Reconnaître une vérité, c’est reconnaître les faits, sans y mêler des interprétations. . On peut certes espérer que la situation puisse s’inverser, mais il faudrait d’abord déterminer les raisons exactes qui font que l’UE mène une politique contre ses propres peuples, puis fonder une stratégie qui soit de nature à renverser cet état de fait. . N’ayant pas toutes les données pour percer les raisons exactes de cette situation, et sachant de plus que celles-ci ne dépendent pas uniquement des élections en France, puisque tous nos gouvernements successifs ont voulu "changer l’Europe" sans jamais y parvenir, autant admettre ceci : c’est la nature même de l’UE qui est mauvaise. C’est ce que montrent les faits. . Il faut donc en sortir. . A l’UE de prouver par ses actes que tel n’est pas le cas, si elle le peut.
Ma prétention est de régler mon choix politique sur la connaissance du vrai, non sur l’art de convaincre (la rhétorique), non sur la volonté totalitaire (le volontarisme). . Cela devrait vous rassurer, car si vous m’opposez des arguments recevables et sensés, je m’y plierais volontiers. . Mais votre diversion dans ce débat est flagrante . Ni ma personne, ni la vôtre n’ont aucune importance ici.