Vous semblez avoir une conception ésotérique du travail. Le travail est un effort que l’on applique sur le monde. Comme tout effort, il fait peser sur nous une contrainte.
Face à cette contrainte, on s’adapte, dans les limites de notre adaptabilité.
Mais le but du travail, ce n’est pas de se changer soi, mais de fructifier le monde ! C’est pourquoi le travail est politique par excellence.
Si tu veux transformer quelque chose, c’est cette chose qu’il faut regarder, pas ton nombril.
S’accomplir grâce au travail ? Mais c’est une peine, un effort, une tribulation... Le travail, ça fait mal.
Le travail a tout de la contrainte, mais rien de la liberté. Loin de rendre libre, il oblige.
Ce que vous dites revient à dire : "l’obligation rend libre..." C’est Orwellien, du beau novlangue, quoi.
Pas besoin de ces contorsions intellectuelles pour justifier le travail. L’existence des besoins et nos obligation à les satisfaire justifie le travail.
L’esclave n’est jamais libre, puisqu’il ne travaille pas à satisfaire ses propres obligations, mais celles qu’un autre lui assigne.
Le travail rend libre, c’est la version des idéologies matérialistes et réductionnistes, tel le capitalisme, le communisme, le socialisme, et le nazisme : pour ces idéologies, puisqu’il n’y a que la matière qu’ils comptent, seule la transformation de la matière compte.
Ce qui rend libre, c’est de s’acquitter de ses obligations. Dans ces obligations, il y a le travail, mais pas que. Une fois que l’on a fait son travail, on est libéré du travail pour quelques temps.
L’esclave en revanche n’est jamais quitte de son obligation au travail. Son obligation au travail ne cesse pas. Le travail est donc ici son asservissement.
C’est s’acquitter de ses obligations qui rend libre.
Comme on est obligé de manger pour vivre, alors il faut s’activer pour ce faire, ce qui est du travail. Le travail est donc une obligation, lié à la satisfaction des besoins.
Maintenant, ça ne dit rien sur la manière d’organiser le travail, et aussi les revenus qui vont avec.
La paire Grosses multinationales employant des armées de salariés, assistés par des robots dociles, plus Système de répartition socialisé et national, géré par une armée de bureaucrates dociles, me semble pour ma part arriver à bout de souffle.
C’est la raison pour laquelle je ne crois pas à la solution proposée dans la vidéo.