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J’abonde dans ce sens : pour ce qui est des machins-machines de la physique, qui sont des choses inertes, la cause finale n’a pas beaucoup d’importance, quoique les principes de moindre temps et de moindre action, qui y sont rattachés d’une certaine manière, sont devenus les piliers de la physique moderne.
Mais pour tout ce qui est êtres vivants, qui ont une âme d’artiste, la finalité est la très grande cause de leurs actions : nier la cause finale en science politique, c’est juste nier la volonté des gens, pour les rabaisser au rang de simples instruments...
Cela dit, cette négation est pour beaucoup en trompe-l’oeil : notre époque est marquée par l’essor de la finance. Or la finance est à la fin comme la gouvernance est à la gouverne.
Enfin, il faut dire que la période scolastique avait déjà considérablement amendé Aristote, en particulier sur tout ce qui concerne la causalité. La cause crée l’effet comme Dieu crée le monde.
Non, il n’y a pas d’évolution de nature. Les processus sont parfaitement similaires, seul leur degré a changé.
Les pays maritimes ont toujours eu un avantage sur les pays terriens dans l’histoire : la cause est physique : le déplacement de marchandises sur l’eau est nettement plus aisé que le déplacement de marchandises sur terre. Les grecs (les peuples de la mer), les phéniciens, les romains, dans l’antiquité, les viking vers l’an mil, puis Venise, Gènes, Florence dans le bas moyen-âge, puis l’Angleterre, les Pays-Bas vers 1700, puis les États-Unis et le Japon au XIXème. Mais la France n’était pas si mal servie tant par les mers sur ses côtes, que par son réseau de rivière intérieures (Loire, Garonne, Seine, Saône, Rhône). Nombre d’états se sont développés autour de l’eau, que ce soit la mer, mais d’abord surtout les fleuves (l’Égypte autour du Nil, Summer/Babylone près du Tigre et l’Euphrate, la Chine autour du Fleuve Jaune, l’Inde du Nord autour du Gange,...etc).
Le XVIIeme en France voit la stratégie de construire des canaux pour contourner le blocus des pays-bas (ex : canal du midi) afin de pouvoir acheminer les subsistances sans passer par la Mer. Cette stratégie se continuera jusqu’au XIXème siècle, lorsque viendra l’invention du chemin de Fer.
Le grand trait de la modernité est cette capacité a transférer la monnaie à la vitesse de l’information. C’est la liberté de circulation des capitaux, construisant de véritables monétarets : les capitaux circulent dans les réseaux informatiques (monétaducs), et tous les profits convergent vers les paradis fiscaux (monétarois). D’où le fait que les multinationales ne payent pas d’impôts : les montages juridiques et l’imbrication des comptabilités sont pensés en fonction des taux d’impositions. Comme parallèlement à cela, tout est rendu disponible à la vente...
Tous les profits passent ainsi au travers des mailles du filet politique local et sont pompés hors du lieu où ils se font. C’est cela l’impression de fluidification, cette perception que les structures politiques traditionnelles sont devenues inefficaces.
Ainsi, une multinationale peut faire travailler les gens en masse là où les salaires sont les plus faibles, où il n’y a aucune norme et où la misère est la plus grande, vendre là où les revenus sont les plus hauts et le marché le plus profitable, enfin faire les profits là où l’impôt est le plus faible ! Jackpot !
La nature des choses ne change pas. Seule leur forme a varié. C’est une transformation.
Je ne suis pas pour autant favorable à revenir à un système monétaire fondé sur l’or. Pour moi, la monnaie représente une énergie. Un transfert de monnaie représente un transfert d’énergie. Les banques centrales ont une puissance colossale, mais au prix d’une énergie négligeable, juste quelques picotement dans un ordinateur... C’est n’importe quoi. La monnaie mesure un travail. Le travail en physique, c’est de l’énergie. Transférer des milliards de dollars devrait consister à transférer des milliards de kilo-joules. La monnaie est analogue à l’énergie : les petits picotements transmis sur les monétarets ne pèsent rien en matière énergétique, c’est de la fausse monnaie.
Ozon est de gauche. C’est un réac de Gauche. Le libéralisme est de gauche, comme le capitalisme est de gauche, comme le fascisme est de Gauche. La Gauche, c’est l’utilitarisme, la fin qui justifie les moyens, sans respecter aucun principe.
Il n’y a pas l’ombre d’une spiritualité chez Ozon, sauf j’imagine un truc genre New age. La droite n’est pas inégalitaire, elle est pour l’équité. Tout le monde est à priori égal aux yeux de Dieu. Mais le riche sera jugé bien plus sévèrement que le pauvre.
Ici pour le terme "réseau", j’emploierai le terme les rets.
Le territoire est solide. Les rets semblent du genre liquide en effet : comme un liquide, ils se plient au récipient qui les contiennent. Cependant il y a une différence fondamentale entre ces deux entités. Le liquide ne peut qu’être contenu dans un récipient, sinon il s’écoule et s’éparpille : il lui faut absolument une enceinte pour le contenir.
Mais tel n’est pas le cas pour les rets : ceux-ci peuvent servir pour contenir quelque chose, pour l’enceindre, pour le capturer, pour l’immobiliser (comme du poisson ou des oiseaux par exemple).
On ne peut donc pas parler de "liquéfaction" du monde, mais de sa capture, de son enveloppement, de son enlacement par des rets. On peut franciser le verbe latin qui dérive de retis, irretio, (infinitif : irretire ; supin : irretitus) pour former le verbe irretir (enlacer dans un filet) et parler d’irretition du monde.
D’ailleurs, on devrait désigner internet par les rets internationaux.
Mais toute logique de pouvoir obéit toujours à la constitution de réseaux. Les romains ne faisaient-ils pas déjà des réseaux d’eau, des acquarets, avec leur acqueducs ? Les romains ne faisaient-ils pas des réseaux routiers (viarets) avec leur viaducs ? Les anglais, mais les vénitiens au moyen-âge, et les phéniciens dans l’antiquité, ont poussé loin les réseaux commerciaux (les mercirets). Puis il y eu les réseaux ferrés (ferrorets), les réseaux téléphoniques (phonorets), les réseaux électriques (électrorets), maintenant les réseaux de vidéo-surveillance (vidéorets) et puis les réseaux où circule l’argent (monetarets).
La noblesse, sous la féodalité, était d’ailleurs déjà organisée en réseaux de pouvoir, avec des systèmes d’hommages, on peut donc parler de potentiarets (réseau de pouvoir), avec ses ducs.
À vrai dire, l’art de coloniser un territoire est toujours de constituer un réseau sur sa face. L’État Français est de fait un réseau sur la face de la France.
Comment se constituent des rets ?
Il faut des liens où circulent les chose, reliés par des noeuds, où les choses sont dirigées : ligne + aiguillage. Il faut un système de dénomination correct.
Le lien peut être rendu par le suffixe "duc" (latin dux, ducis = conducteur), selon acqueduc et viaduc.
L’aiguillage, qui dirige le flux, peut être rendu par le suffixe roi, de rex, regis.
rétiduc = partie circulante d’un réseau, guide passivement le flux.
rétiroi (aiguillage ferroviaire, concentrateur informatique) = noeud d’un réseau.
acquarets (réseaux d’eau) = aqueduc + acqueroi (châteaux d’eau).
viarets (réseau routier) = viaduc (les routes) + viaroi (les carrefours)
mercirex (réseau commercial) = merciduc + merciroi (comptoirs commerciaux)
ferrorets (réseau ferroviaire) = ferroduc (voie ferrée) + ferroroi (aiguillages)
phonorets (réseau téléphonique) = phonoduc (ligne) + phonoroi (centraux tél.)
inforets (réseau informatique) = infoduc (câbles) + inforoi (concentrateurs info.)
électrorets (réseau électrique) = électroduc (lignes) + électroroi (transfo. élec.)
monétarets (réseau monétaire) = monétaduc (clearstream) + monétaroi (Banque centrale)
potentiarets (réseau de pouvoir) = potentiaduc (ou duc) + potentiaroi (ou roi).
On voit donc bien que ce processus d’irrétition ne date pas d’hier. C’est même une constante de toute société, qui est toujours un réseau de personnes. L’étude de ce genre de réseau, c’est la science politique.
Cette impression de "fluidification" n’est donc pas en lien avec la constitution de réseaux, puisque ceux-ci préexistaient à notre époque. Cette impression de fluidification vient plutôt à mon avis à la mise sous tutelle progressive de tous nos réseaux historiques, par un gigantesque réseau mondial, dont les véritables dirigeants (les rois), via divers dispositifs, restent dans l’ombre.
D’un point de vue économique, le montage juridique de la société anonyme et les montages financiers type holding ou trust, fait que l’on ignore qui dirige vraiment une entreprise, qui en a la propriété en dernière instance.
D’un point de vue politique, le montage juridique du "peuple-roi" qui doit se faire représenter par un roi intérimaire qu’il élit, et qui fera la même politique quelque soit son bord politique, fait que l’on ignore qui dirige vraiment le pays en dernière instance.
Cette "fluidification" n’est donc pas liée à l’irrétition des choses elles-même, mais elle est plus sûrement liée au flou entretenu sur ceux qui dirigent réellement les flux et le constat que nos rets sont impuissants à conserver la propriété de ce qui nous appartenait collectivement (délocalisations, fuites de capitaux).
Les mailles de l’état français sont trop larges.
D’autres rets s’y sont insinués et y pompent tout la richesse.
Un mec suivit en hôpital psychiatrique ; encore un dangereux islamiste radical
Pourquoi ne pas parler aussi de tous ces hommes qui tuent ou blessent par frustration sexuelle chaque jour ; si l’on faisait le bilan des causes qui amènent à la volonté de tuer je
suis prêt à parier beaucoup sur le fait que le Djihad authentique ne
représente que 0.01 % des cas !
Une religion devrait équilibrer l’humeur et donner à son adepte le soin de ne pas contrevenir à ses concitoyens.
Mais quand nombre d’adeptes d’une "religion" sombrent dans la folie, puis la délinquance, et enfin l’exaction criminelle, on se peut demander s’il s’agit vraiment d’une religion.
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