J’ajoute que les autorités de police sont totalement responsables de ce type de ’’bavure’’, car en ne sanctionnant pas les fonctionnaires de police qui n’affichent pas leur RIO, elles rendent impossibles les poursuites pénales. De même les syndicats de police qui couvrent les nazillons anonymes.
Une loi spécifique condamne l’excision pratiquée en France, et de plus même pratiquée hors de France sur une femme de nationalité française.
Même pour une femme non française, une excision pratiquée hors de France sans son consentement est passible de la cour d’assises si elle dépose une plainte pour mutilation. C’est comme pour les cas de pédophilie pratiquée à l’étranger sur des ressortissants étrangers ; nos tribunaux sont compétentes pour juger sur plainte de la victime un présumé coupable présent sur notre sol.
Faut arrêter le pipeau. Vous avez écrit ’’Il y a 30 ans, il n’existait pas de femmes excisées : elles sont 120 000 aujourd’hui.’’. Ce qui est factuellement faux car parmi les femmes africaines venant en France au titre du regroupement familial dans les années 70, la plupart étaient excisées dans leur pays d’origine : ’’Du fait de l’ancienneté des flux migratoires en provenance d’Afrique, la France est l’un des premiers pays européens confronté
à la réalité des MGF/E sur son territoire, dès la fin des années 1970.’’
Vous avez écrit : ’’Les chiffres de l’excision en France ont connu une augmentation inquiétante ces quinze dernières années.’’ Ce qui voudrait dire que l’excision est pratiquée couramment en France, ce qui est faux.
Et il faut rappeler que le chiffre donné par le BEH est une extrapolation et non le résultat d’un recensement de terrain.
Comme je doute fort que vous soyez un lecteur assidu du BEH, je suppose que vous avez trouvé cette intox sur un site tel que :
Ces 2 publications voudraient faire croire que l’excision est pratiquée couramment en France en utilisant une rédaction plus qu’ambiguë : Marianne : ’’Des milliers de petites filles et d’adolescentes subissent cette
mutilation imposée par les traditions familiales. Et les chiffres sont
en hausse dans notre pays.’’
’’Sur notre territoire, cette mutilation est donc de plus en plus répandue’’
C’est comme si j’écrivais qu’il y avait 4 600 de cas de paludisme en France métropolitaine en 2010, et que ces cas sont en augmentation car passés à 5280 en 2018, sans préciser que tous ces cas sont d’importation !