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herve_hum

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  • Premier article le 06/12/2012
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    herve_hum 21 juillet 2015 18:19

    @Voter Après la Monnaie

    vous éludez.

    "Pour preuve, avant la monnaie, les hommes se brûlaient déjà avec le feu dans les cavernes..."

    Sophisme, votre exemple n’a rien à voir avec le sujet. Mon exemple si, puisqu’il traite du rapport de classe entre exploiteur et exploité où la monnaie n’est pas ce qui motive cette exploitation, mais ce qui lui permet de décupler cette exploitation.

    La monnaie n’est pas la raison de l’exploitation, elle facilite grandement cette exploitation en permettant son accumulation c’est certain, mais la raison de l’exploitation est le profit en temps de vie. Si vous avez 100 esclaves ou si vous pouvez payer 100 ouvriers, ceux ci travaillerons pour votre prospérité et confort. Supprimez la monnaie ne supprimera pas le rapport de classe tant qu’il reste la propriété en tant que telle, c’est à dire, la souveraineté sur un espace ou un savoir faire qui donne droit à la perception d’une partie du travail réalisé sur cet espace ou par ce savoir faire, sans plus devoir travailler soi même, mais accumuler ce profit.

     l’exemple du soldat montre surtout que la monnaie émancipe de la tutelle absolu du propriétaire, qui devient alors relative parce qu’un prolétaire peut décider lui même de changer de maitre alors qu’il ne le pouvait pas avant cela comme esclave. La monnaie ne change pas la nature de la contrainte, mais le moyen de contraindre le prolétaire. Vous confondez le but et le moyen. Voyez, votre exemple démontre le contraire de ce que vous affirmez.

    Alors désolé, mais supprimer la monnaie sans rien changer de la propriété, c’est revenir à l’époque féodale, sauf bien sûr, si vous comptez sur la philanthropie des propriétaires, ce qui est contraire à leur nature car sinon, pourquoi vouloir être propriétaire d’un bien commun sinon pour en tirer un profit exclusif ?

    Vous devez donc choisir, ou bien supprimer la monnaie et abolir la propriété des moyens de productions pour avoir une chance de mettre en place une société de partage, ou bien supprimer la monnaie et conserver la propriété, mais la conséquence sera un retour à l’époque de l’esclavage avec d’un coté, des propriétaires et leurs serviteurs (le soldat qui sera payé en nature et en temps libre), et de l’autre coté, les esclaves.

    Je vous met face à votre contradiction non pas pour détruire votre intention, mais pour vous permettre de corriger la contradiction. Je ne suis pas votre ennemi !



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    herve_hum 20 juillet 2015 22:00

    @Voter Après la Monnaie

    Je vous parle de la propriété des moyens de productions, s’il n’y a plus de monnaie pour compter la plus-value et la stoker, il n’y a plus de propriété, car la propriété, c’est pour la plus-value ! Sans la plus-value, reste uniquement la responsabilité.

    La plus-value ne dépend pas de la monnaie, mais de la propriété, pour preuve simple, avant la monnaie était l’esclavage puis le servage. Ici, nul besoin de monnaie, l’imposition de dédier sa vie à son maître suffit. La monnaie à simplement troqué l’esclavage pour la servitude volontaire, selon La Boetie.

    La société moderne, c’est un système et ce système fonctionne grâce, par les salariés, mais pour le compte des propriétaires, car c’est eux qui récoltent le plus du profit réalisé sur l’exploitation de la propriété. Sans même devoir travailler. car le profit suffit très amplement.

    Le capitalisme, c’est la propriété souveraine d’où découle l’usage de la monnaie en tant qu’unité de compte. On peut ne plus parler de monnaie pour organiser la gestion du temps d’activité réciproques pour la production de marchandises et pour les relations sociales, mais on ne peut pas se soustraire à avoir un repère temporel commun. La monnaie en est un, quel est le votre ?

    Vous ne pouvez pas éliminer la monnaie sans en même temps abolir la propriété des moyens de productions et de la remplacer par la responsabilité pleine des salariés. C’est d’ailleurs ce que vous écrivez, mais ici, vous le contestez pour défendre la propriété ! La responsabilité ne met personne à la porte ou hors de chez lui, elle lui dit que cette propriété n’existe plus en tant que plus-value personnelle, mais collective. Par contre, plus la personne rempli des devoirs en travaillant, plus elle obtient des créances, mais celles ci ne peuvent pas excéder la demande pour autant, car c’est la demande qui commande et non plus l’offre. Mais une demande qui a pris connaissance et conscience d’elle même en relation avec son environnement.


    Sinon, vous me parlez de pratique, et bien, dites moi donc quelle est cette pratique ? Car si vous ne pouvez pas le dire, c’est que votre système n’existe pas-même en théorie !



  • vote
    herve_hum 20 juillet 2015 15:21

    @Voter Après la Monnaie

    la propriété des moyens de productions n’a de sens, d’intérêt, n’a d’autres objets QUE de permettre la plus-value tiré de l’exploitation de la propriété. Autrement dit, s’il n’y a plus de plus-value, la propriété est vide, n’existe plus en tant que telle. C’est à dire que si vous dites que le propriétaire doit absolument mettre à disposition gratuitement les ressources de la propriété, c’est qu’il n’est plus propriétaire dans les faits et peu lui importe alors le bout de papier car celui ci n’a alors aucune valeur, n’a pas force de loi.

    Donc, soit il conserve la propriété et il peut ou non prélever la plus-value qui est un impôt sur le droit d’exploitation de la propriété par une tierce personne ou sur le résultat de l’exploitation, soit il ne peut plus tirer de plus-value (en monnaie ou en nature peu importe) et dans ce cas là, il n’est plus propriétaire.

    c’est une relation de causalité !

    enfin, vous dites qu’il n’y a jamais de contrepartie directe, mais vous ne dites pas comment la répartition du travail se fait. Vous écrivez des choses justes, mais il y a beaucoup trop de contradictions et d’incohérences pour que vous soyez pris au sérieux. Défendre la propriété dans un système qui l’abolit de fait est déjà une contradiction insurmontable, sauf à renoncer à la propriété ou renoncer à supprimer la monnaie. Enfin, votre analyse de ce qu’est la monnaie est fausse, elle s’appuie uniquement sur la monnaie utilisé dans un système capitaliste reposant exclusivement sur la propriété, laquelle vous voulez garder tout en supprimant la monnaie !

    Encore et toujours, la monnaie est une unité de compte, qui peut compter autant les marchandises que le temps de vie travaillé, sauf que dans le premier cas, elle cache le temps de travail dans le coût de la marchandise (permettant de tirer la plus-value), alors que dans le second cas, il ne reste que le temps de travail (interdisant la plus-value et donc, abolissant la propriété).



  • vote
    herve_hum 19 juillet 2015 23:23

    @Voter Après la Monnaie

    Je ne devrai pas avoir à développer.

    Si vous conservez la propriété des moyens de productions, vous restez dans le modèle actuel, fait précisément pour les propriétaires des moyens de productions. Le fait de supprimer la monnaie tout en conservant la propriété fera simplement que les gens seront contraint de se mettre en servage auprès des propriétaires pour obtenir les objets qu’ils produisent et de toute manière, payer un impôt. Sauf à contraindre les propriétaires, mais dans ce cas là, c’est que la propriété a perdu sa souveraineté qui repose sur le pouvoir de lever l’impôt sur l’exploitation de la propriété. Sans cet impôt, péage ou plus-value, la propriété est vide, c’est à dire, qu’elle perd son intérêt car cela signifie que le propriétaire doit travailler autant que les autres.

    Bref, conserver la propriété tout en supprimant la monnaie, revient à mettre en place une société d’esclavage ou de servage, sauf à abolir la propriété. Mais restera toujours le problème de l’organisation de la production de masse où les gens doivent s’astreindre à cette production à défaut d’être astreints par la nécessité de disposer de monnaie pour satisfaire ses besoins primaires et éventuellement secondaires.

    La monnaie n’a pas à être rare ou abondante, prise comme mesure du temps de vie dédié, elle dépend de la volonté de consommation et du temps de vie nécessaire à réaliser cette consommation en participant à l’activité productrice. Nul ne peut exiger plus de droits de créance qu’il n’accomplit de devoir de dette et nul ne doit se voir exiger plus de devoirs qu’il ne réclame de droits.

    S’il n’y a pas d’intérêts, ni de plus-value imposés sur l’activité, alors, il n’y a plus de recherche de profit, mais d’efficacité de production pour permettre à chacun d’accéder aux produits de consommation au meilleur rapport qualité/temps en satisfaisant d’abord aux besoins primaires, en respect de la condition animale et des contraintes environnementales.

    Bref, agir en êtres responsables.



  • 1 vote
    herve_hum 19 juillet 2015 17:24

    @Voter Après la Monnaie

    je suis allé revoir le site voter-a-m, et ce que j’ai lu au sujet de la propriété privé, qui est un pléonasme car par nature la propriété est toujours privé, est stupéfiant !

    dans une société post monétaire, c’est pas tant le problème de la propriété d’usage qui importe, mais qu’il ne peut plus y avoir de propriété des moyens de productions !

    Cet oubli est très grave...

    ensuite, vous évacuez votre propre malaise à répondre à la contradiction entre d’un coté ne plus avoir de repères monétaire en tant qu’unité de compte permettant de fluidifier l’activité humaine et la nécessité que tout un chacun soit avertit du travail d’autrui en toute transparence donc, pour éviter les conflits. D’autant que certains travaux risquent de ne plus êtres accomplis.

    En fait, votre remède consiste à éliminer le sang du patient pour le soigner de sa leucémie ! C’est ce qu’on appelle, guérir le malade en le tuant.

    Le problème c’est ce qui provoque la leucémie, pas le sang. Or, ce qui provoque la leucémie, c’est l’intérêt bancaire prélevé par ceux qui possèdent les droits de créances, qui est un virus anémiant le sang.

    Mais c’est aussi, la plus-value tiré sur la propriété, qui ponctionne la production de marchandise comme l’hépatite pour le foie du corps humain.

    Le problème n’est pas la monnaie en tant qu’unité de compte, mais de savoir ce qu’elle mesure. Si c’est uniquement le temps de vie dédié, alors, cela revient à la société post monétaire, c’est à dire, où la monnaie n’est plus un objectif, mais un simple outil, car alors, il n’y a que des salariés et plus de patron. Il n’y a que des défis humains et non des profits monétaires. Il ne reste de la concurrence que pour atteindre les objectifs et non plus la concurrence sur les objets On n tire plus d’intérêts à mettre son argent temps de vie dédié en banque, car il ne produit plus d’intérets et sa valeur est fondante comme le temps de vie.

    Par contre, on ne peut pas supprimer la propriété sans lui substituer une valeur au moins égale, et la seule valeur qui lui soit supérieure, c’est la responsabilité.

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