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Karvok

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  • Premier article le 06/03/2015
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    Karvok 25 mai 2013 16:34

    Il est toujours plus intéressant de lire l’auteur plutôt que ceux l’ayant lu, d’autant plus pour Stirner, qui a si peu écrit, jamais rien fait de notable, mais a tant été commenté. Par ailleurs c’est beaucoup plus simple à lire que du Nietzche, il n’y a guère plus d’une métaphore (les fantômes), et c’est rationnel jusqu’à la déraison. C’est bien sur un point de vu tout à fait personnel, mais ce bouquin est une dynamite intellectuelle, qui si elle n’est suffisant, est une base philosophique essentielle pour comprendre et construire. A condition bien sur de vouloir partir de l’individu pour créer du collectif.



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    Karvok 25 mai 2013 16:26

    Le Vrai est un fantôme, c’est une notion propre à chacun, aussi unique que l’individu, aussi multiple que personnelle.



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    Karvok 25 mai 2013 16:21

    Vouloir rapprocher Stirner de Rousseau est une totale hérésie (^^). Les deux courants sont en totale contradiction sur ces points évoqués. Je ne cacherais pas que pour moi Rousseau est une ordure finie, un des fondateurs des horreurs d’aujourd’hui, du libéralisme, de l’étatisme, du nationalisme et du fascisme. Le contrat social est une saloperie, défini et signé par quelques uns, imposé à tous et sur des générations, par la force dès que besoin, un formatage oppresseur. Stirner ne reconnait nul contrat, si ce n’est une entente tacite conclue par les individus eux mêmes, ne s’appliquant qu’à eux même, modifiable ou révocable à tout moment et par chacun.
     
    Je trouve par ailleurs la courte citation de Onfray ridicule. Stirner n’est nullement anticollectiviste, ni exclusivement individualiste, et n’entre pas en contradiction avec une certaine idée du mutualisme développé par Proudhon. Stirner pose simplement les bases théoriques nécessaires au respect de l’individu, à partir desquelles est possible la libre-association. Mais de toute façon, Onfray est synonyme de ridicule, s’il contribue à quelque chose ce n’est surement pas à l’anarchisme, et ce n’est pas pour rien qu’il soutient sans grande réserve l’autoritaire mélenchon.



  • 2 votes
    Karvok 25 mai 2013 15:58

    Il ne critique pas la religion seulement au début du livre, tout son livre est contre la religion. Mais il parle d’abord de religion au sens restreint, avant de l’élargir à tout ce qu’elle a enfanté, détruisant tout ses fondements philosophiques, et c’est d’ailleurs là la force du bouquin. Qu’on l’appelle christianisme, humanisme, socialisme ou libéralisme, et il aborde ces différents avatars, tout ceci repose à divers degrés sur des fantômes, et il en est le ghostbuster théorique. Nul sacré, nul dogme, nul être supérieur subsiste à ses critiques, si ce n’est que chaque individu est son propre dieu, son propre roi, son propre souverain.
     
    "En même temps, en tant que formation maussienne, c’est-à-dire un lien social fondé sur le don à la fois obligé et libre (la liberté totale je ne la comprends pas)"
    Un don obligé et libre, c’est un non-sens. Soit il est obligé, soit il est libre, mais pas les deux à la fois. Tout comme la "liberté totale" n’a aucun sens, il y a liberté ou il n’y a pas. Dans le même genre on entend souvent les politiciens souhaitant encadrer la liberté d’expression, alors que la liberté est l’absence de cadre, et qu’en matière d’expression le cadre s’appelle censure.



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    Karvok 25 mai 2013 15:16

    Puisque tu ne respectes que les suicidaires, donne l’exemple.

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