@maQiavel "et nul besoin d’être menteur, il suffit d’avoir foi en ses propres interprétations et réinterprétations qui font le liant entre communisme et capitalisme."
J’ai écrit qu’il fallait être menteur... ou abruti. Dans le cas que vous évoquez, c’est abruti.
@maQiavel "Je ne dirai jamais par exemple qu’un parti communiste ne peut pas être à la direction d’un pays capitaliste indéfiniment sans cesser d’être un parti communiste comme si son essence en serait altérée, puisque de ma perspective il n’a pas d’existence propre et n’est rien d’autre que le rassemblement des individus membres de ce parti communiste."
Quant bien même un parti ne serait pas un être, le nom par lequel on choisit de le désigner a bien un sens, si conventionnel soit-il. Même le nominalisme ne nie pas le sens des mots mais seulement l’autonomie ontologique des idées. Donc, point n’est besoin de se demander ce qu’est ou ce que n’est pas un parti politique pour juger de la relation plus ou moins cohérente entre sa désignation et ses actions concrètes. De fait, un parti politique se nommant "parti communiste" alors qu’il pratique le capitalisme est un parti mal nommé. Si ses membres ont modifié de l’intérieur l’objet initial de l’association, ils devraient logiquement à présent modifier également son nom, par respect des conventions linguistiques. Et s’ils ne le font pas, c’est qu’ils sont des abrutis ou des menteurs.
@maQiavel "Pour illustrer mon propos, prenons un exemple historique concret : il aurait été impossible de défendre la position actuelle du parti communiste chinois sur l’économie de marché du temps de Mao, il n’y avait pas de débat possible sur cette question."
Cet exemple tragique ne fait que confirmer le propos de Jean Bricmont. Les Chinois auraient pu faire l’économie de quelques millions de morts en s’autorisant des débats rationnels au lieu d’obéir aveuglément à un tyran fou.
"(...) ici et maintenant, à cet instant, il n’y a pas de débat possible, il est donc logique que des gens en soient exclu pour avoir défendu des positions hétérodoxes."
Ici et maintenant, il est logique de dénoncer l’absence de liberté d’expression et de débats rationnels. Ce que fait Jean Bricmont.