Jean-Claude van Damme l’a déjà fait (1 + 1 = 1 ou 1 + 1 = 11 il a dit je crois bien).
Mais avant lui les mathématiciens l’avaient fait car en fait 1 + 1 = 2 n’est qu’une écriture qui dépend de la base.
En base 2, on doit écrire 1+ 1 = 10.
Bref, les enfants qui disent "on dirait qu’on serait dans un monde où les choses seraient comme ci ou comme ça" sont exactement dans le même mode de pensée sauf que eux ils n’oublient pas qu’ils font ça "pour de faux".
Nous, on croit la science, on croit que c’est vrai car on oublie (ou on nous cache) que nous sommes dans le jeu où "on dirait que les constantes sont constantes et que donc, même si elles varient, on dira que ce sont des constantes".
Ce que je dis est très simple. La science ne veut regarder que ce qui peut être géré dans sa sphère par son système explicatif. Malheur au scientifique par qui le scandale arrive, celui qui prétendrait faire rentrer dans la sphère de la science un phénomène qu’elle n’est pas capable de gérer (pensons à la mémoire de l’eau ou la fusion froide)
En bref, la science s’intéresse surtout à ce qui va lui permettre de se perpétuer dans son système d’habitudes. Elle préfèrera nier ce qui mettrait en péril ses dogmes, comme par exemple la variation des constantes
Comme disait Spinoza, "toute chose tend à persévérer dans son être". La science ne fait pas exception et est donc un processus à évolution bien plus lente que si elle était réellement démocratique et capable accueillir comme il se doit, avec ouverture et impartialité, les nouvelles idées.
Merci pour cette excellente vidéo pleine de finesse et d’intelligence. Le coup des constantes qui varient dans le temps, et qui sont "moyennées" parce qu’il faut bien que ce soit des constantes, c’est proprement génial car ça illustre bien le côté croyance au sein même de la science, ces croyances qu’on appelle aussi des dogmes.
Le fait que la vidéo en question ait, semble-t-il, été retirée du site TEDx, au moiins temporairement montre bien comment s’opère la lutte des idées en science : dans un rapport de pouvoir, encore et toujours, puisque la science est faite par des hommes.
Observons que les relecteurs des revues (les reviewers) qui donnent l’imprimatur scientifique du "peer review" (revue par les pairs) sont juges et partie. Etonnez-vous que les dogmes suranés aient la vie dure !
La science est bien loin de l’idéal qu’elle prétend incarner. Elle ferai un grand pas vers celui-ci si elle se démocratisait et acceptait d’être évaluée (et donc financée) par des jurys populaires, des assemblées citoyennes et non par des "pairs" proches des sphères du pouvoir qui, toujours, favorisent leurs protégés, ceux qui vont dans le sens de leurs "habitudes" de pensée, ou tout simplement ceux qui sont bien "en phase" avec la dernière mode intellectuelle.
Vous parlez des croyants religieux, vous avez raison. Il y a des croyants non religieux, et comme vous vous déclarez athée, vous en faites partie. Il n’y a que des croyants. Comme je l’ai dit ailleurs sur AV (voir Luc-Laurent Salvador), il n’y a que des croyants car nul d’entre nous ne se tient dans "l’oeil de Dieu" comme disent les philosophes. Tout ce que nous tenons pour vrai est soit une trivialité de philosophes ("la neige est blanche", "1 + 1 = 2") soit une proposition plus ou moins corroborée par les faits mais jamais prouvée car si elle est scientifique, elle est susceptible d’être réfutée "à tout moment", même si ça prend du temps comme vous dites si bien.
La science est merveilleuse comme la vie est merveilleuse. La loi de la vie, c’est la loi de la jungle. La loi des idées, en science, comme hors de la science, c’est aussi la loi de la jungle. Autrement dit, la science est faite par des hommes qui se font porteurs des idées qu’ils préfèrent par tous les moyens possibles. De sorte que les idées qui devraient tomber bien vite de leur piiédestal durent très longtemps et peuvent faire beaucoup de dégâts.
Bref, la science est une affaire humaine, trop humaine, elle ne mérite pas le respect religieux que nous lui accordons et ses acteurs ne méritent pas la vénération que nous avons pour ce que nous croyons être leur intelligence, leur rationalité et leur désintéressement supérieurs.
Pour avoir fréquenté continument les sphères de la recherche depuis plusieurs décennies, je suis dans l’opinion qu’il ne s’agit pas de la communauté la plus représentative des valeurs humaines fondamentales.
La science nous sert actuellement de religion en prétendant actuellement nous dire ce qu’il en est du réel alors que sur les questions les plus fondamentales la science n’a rien à dire. Mais au lieu de le dire (qu’elle n’a rien à dire), elle ne dit rien, avec l’espoir que cela voudra dire pour les croyants en la science qu’il n’y a rien, et donc rien à dire (de ce qui n’existe pas).
ça va, vous me suivez ?
Un exemple : quand il y a des phénomènes inexplicables, comme par exemple des cadavres sans putréfaction, que croyez vous que la science fasse : elle s’éloigne car le scientifique est un homme qui sait que sa carrière sera brisée s’il reste incapable de donner une explication scientifique.
Au mieux, on envoie un médecin qui fait un constat sans valeur scientifique car un médecin n’est qu’un technicien, pas un observateur scientifique qui pourrait publier son observation.
Vous niez qu’il existe des cadavres qui ne pourrissent pas ? Désolé, vous pouvez juste déclarer que vous ne le croyez pas. Asséner la preuve que cela n’existe pas serait une énorme entreprise de recherche que pour la raison citée plus haut aucun scientfique n’entreprendra. D’autant qu’il aura vite fait de constater que la chose existe... et est donc très embarrassante.
Voilà la situation de la science actuellement : une troupe rassemblée sous un lampadaire qui dit faire une activité merveilleuse (on trouve plein de choses sous le lampadaire) mais qui jamais ne reconnaîtra que ce n’est pas là que se trouvent les clefs du réel et laisse donc croire à tous que la réalité se tient tout entière sous ce lampadaire.
Bref, cessez d’être naïf, reconnaissez que vous êtes croyant (en ce à quoi vous croyez) et que même si elle est parfois maladroite et execessive la critique que fait Sheldrake de la science n’est pas volée.
Merci pour cet excellent entretien mais bon sang pourquoi utiliser un lecteur aussi nul ?
Je me suis arrêté au milieu de l’écoute. Je veux la reprendre au même endroit. Impossible de positionner le curseur à la bonne place. Je dois me farcir tout depuis le début.
En plus, on ne peut même pas sauvegarder et écouter ensuite comme on veut.
Dommage.
Mais merci quand même pour vos contributions vidéos de qualité !