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Morpheus

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  • Premier article le 29/11/2013
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Derniers commentaires




  • vote
    Morpheus Morpheus 2 décembre 2013 17:18

    Là, Eric, vous procédez à un bon gros sophisme.
     smiley
    L’emprise politique (le mot "emprise" ne me semble pas approprié) réduit l’activité politique à celle d’une petite élite PARCE QUE nous n’avons encore JAMAIS connu ce que vous appelez "emprise politique" comme modèle culturel : c’est-à-dire que nous n’avons encore jamais expérimenté le modèle de la démocratie intégrale où tous participent de la chose commune.
    Cordialement,
    Morpheus



  • vote
    Morpheus Morpheus 2 décembre 2013 17:15

    En parlant de triangle, je voudrais rappeler (ou évoquer, pour ceux qui ne connaissent pas), le triangle "infernal" dans le bouddhisme (le mot "infernal" est le fruit de ma culture judéo-chrétienne), à savoir : les trois causes de la souffrance.
    - l’avidité
    - l’aversion
    - l’ignorance

    Je vous laisse faire des parallèles avec le triangle dont nous parlons.
     smiley
    Morpheus



  • vote
    Morpheus Morpheus 2 décembre 2013 16:55

    [et des utopies prétendument scientifiques ou tout est contrôlé par une élite savante]
    R/ C’est sans doute le point où toi et moi allons nous accrocher en apparence smiley
    Je vais donc essayer de dépasser cette apparence. Lorsque j’évoque la nécessité d’agir culturellement pour introduire la culture scientifique (voir commentaire ci-dessus), je ne prétend pas, se faisant, répondre à tous les besoins du triangle de l’ ÊTRE que tu évoques. La seule et unique vocation de cette culture scientifique que j’appelle de mes voeux et de résoudre la question de la gestion et répartition équitable des ressources de la Terre, afin que chacun, sans discrimination, en bénéficie dans son quotidien. Le but est une civilisation mondiale vivant dans l’abondance (l’abondance n’étant pas la surabondance, et n’étant pas non plus le rationnement : c’est faire avec ce dont on dispose tout en usant de notre ingéniosité pour optimiser ce dont nous disposons).
    Pourquoi ?
    Parce que tant que nous ne résolvons pas les besoins matériels, à l’évidence le triangle est bancal. Ces besoins sont la base : pour vivre, nous avons besoin de répondre de façon satisfaisante à nos besoins en eau, nourriture, habitat, etc. Une fois ces besoins assurés (via une économie de l’abondance), nous avons le loisir de nous consacrer à nos autres besoins (culturel et spirituels). La preuve en est que ceux qui produisent la culture et la philosophie sont ceux dont les besoins de base sont assurés : il est difficile de penser le ventre vide... Or, ce n’est, jusqu’ici, le fait d’une "élite" (classe favorisée) que parce que jusqu’ici, la majorité doit consacrer la majeure partie de son temps à la subsistance (au contraire des membres de "l’élite", dont la subsistance est assurée par le travail du grand nombre.
    C’est ici que les machines entrent en jeu, en prenant la place de la main d’œuvre humaine. Dans une économie compétitive, les machines sont un fléau pour le grand nombre, car elles occupent les postes de travail qui sont la source de revenus nécessaire à la subsistance des travailleurs. Mais dans une économie de partage équitable des ressources, sans monnaie, les machines libèrent les travailleurs de leur poste de travail.
    Le temps ainsi libéré pour le grand nombre, celui-ci peut alors le consacrer à participer activement à la culture et la philosophie / spiritualité, et participer activement à la vie politique (au sens politeia  : résoudre les problèmes).
    Pour moi, il ne s’agit pas d’une "utopie", en ce sens que la méthode scientifique préconisée a des vertus aussi bien dans le domaine concret (la matière) que abstrait (la spiritualité) : comme l’écrit Matthieu Ricard : « La science ne porte pas en elle les germes de la spiritualité, mais la spiritualité doit procéder avec la rigueur de la science ».
    Le TVP n’est "utopique" que dans le sens qu’il est difficile de l’imaginer, tant il renverse toutes nos croyances et donc se confronte à la somme de notre bagage culturel (constitué des résidus de la culture religieuse et de la domination de la culture matérialiste de l’économie de marché) ; c’est "utopique" dans le sens où nous voyons mal comment pareil système pourrait advenir.
    Mais ce n’est pas "utopique" dans le sens que le projet en lui-même ne propose pas une civilisation parfaite, ni un système "parfait". Il est même, en ce sens, le contraire de l’utopie, parce qu’il propose un système émergeant, c’est-à-dire qui s’adapte aux changements et aux nouveautés.
    Morpheus



  • 1 vote
    Morpheus Morpheus 2 décembre 2013 16:22

    [Dans notre monde actuel, cette tripartition n’existe pas car l’économie a pris possession du politique et du culturel, c’est le totalitarisme marchand !

    L’économiste est un pion de ce totalitarisme, il est donc tout cela à la fois …]

    100% d’accord avec ça !



  • vote
    Morpheus Morpheus 2 décembre 2013 16:20

    [Il serait intéressant que nous arrivions les uns les autres à dépasser notre propre point de vue pour voir les choses globalement !]
    R/ Je crois que c’est ce que nous nous efforçons de faire en dialoguant ici, et ma fois, je trouve que, à quatre (Eric, machiavel, Gaspard et moi), nous avons avancé sur ce point.
    Je suis notamment d’accord avec machiavel sur le fait que nous devons agir sur les trois domaines respectifs, car ils sont interdépendants.
    Je rejoins également machiavel sur l’orientation politique dans le sens ou, vu le rapport de force (oligarchie 10 points, démocrates 0 points), nous devons au minimum introduire (le plus possible) de démocratie (vraie) dans le système politique. Sans cela, on ne fait que péter dans l’eau (cf. le "cause toujours" de Coluche).
    Donc, priorité = action politique (gentil virus démocratique, pour résumer).
    Néanmoins, je maintiens que même si nous parvenions (à court, moyen ou long terme) à une démocratie intégrale, si nous demeurons dans une logique d’économie de marché, nous replongerons dans d’inévitables luttes de classe.
    Donc, sur le plan culturel, mon objet est l’instauration d’une culture scientifique (en lieu et place de la culture religieuse et de la culture marchande), celle-ci pouvant répondre aux contingences matérielles indispensable à notre condition de vivants. Nous aurions intérêt à sérieusement envisager la mise en application au domaine économique et politique (au sens politeia, gestion des ressources, pas au sens politikè, gestion des rapports de force) de la méthode scientifique, encore jamais éprouvée dans ces domaines : les débats philosophiques ou théologiques n’étant que des débats d’opinions (de croyances), ils sont inappropriés pour régler les problèmes concrets (économiques) et ont montré, au bout de deux à trois mille ans, leurs faiblesses. Passons à autre chose. Devenons, au moins sur le plan matériel, un peu plus Vulcain (cf. Mr Spock). Soyons rationnels et pragmatiques et évacuons de ces questions les domaines passionnels.
    Donc, l’objet de l’action culturelle vise à renverser le paradigme économique pour qu’il passe de la gestion de la pénurie à la gestion de l’abondance.
    Quand à la spiritualité, mon expérience ne cesse de montrer qu’elle ne peut qu’être personnelle, individuelle, et différente pour chacun : il ne s’agit donc pas d’une question collective. Mais il est difficile d’expliquer ce point de vue.
    Morpheus

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