C’est pour eux de la petite monnaie. Je pense que la prise d’otages des salaires par certaines (salaire viré par l’employeur le 25 qui atterrit sur mon compte le 30 voire 31) est aussi un gentil pourboire. Mais bien sûr la détention par le système bancaire d’un bien public crucial à la survie de nos économies (Tous les Etats se sont rués au secours d’entreprises privées en 2008 sous peine de chaos total) et le racket par les joueurs de casino des Etats est un scandale incommensurable. Attention, la BCE n’est pas une banque publique mais privée et son statut ne changera jamais vu que les allemands ne seront pas d’accord. Attention au refus de rembourser la dette. Une bonne part de la dette de l’Etat est détenu par les français (assurance-vie, livret A, etc) et en solo la spoliation des détenteurs étrangers assècherait les acheteurs potentiels. Par contre le refus de cracher au bassinet pour payer les intérêts est envisageable, mais c’est une option défavorisée par rapport à la spoliation de l’épargne et du patrimoine. Notre épargne et notre patrimoine immobilier va trinquer d’une façon ou d’une autre et pas à hauteur de 5 milliards... Des gens capables d’escamoter un million d’euros ne vont pas se laisser "dépouiller" de leur privilège de nuisance collective.
Je stigmatisais simplement la position que ceux ne partageant pas notre vision "puent la mort". Le consensus "pue la mort" en un sens, car on se trompe presque tout le temps à des degrés divers et il faut tolérer la diversité des points de vue pour relativiser déjà la croyance orthodoxe. Sinon je soutiens que la race humaine (il n’en est qu’une) se prend pour LA race supérieure (une large portion du moins). On voit bien qu’élevés dans les mêmes conditions socio-culturelles tout être humain se fond bientôt dans le paysage ambiant, si la discrimination par l’argent (une des pires et qui ne fera jamais l’objet d’un plan d’urgence) n’empêche pas tout simplement la mixité sociale. Le harcèlement par la pauvreté n’intéresse franchement plus personne éligible, autre sujet... Je ne souscris pas à cette vision du racisme "envie d’exister, de vivre, de perdurer". Pour moi il est d’abord dans l’affirmation que les différences entre les races conduisent à une échelle de valeur toujours en faveur du groupe raciste qui va se placer d’emblée au sommet et en tirer la conclusion imbécile qu’il peut disposer à son gré des races inférieures. Ceux qui ont pratiqué la traite négrière pour envoyer de la main d’oeuvre en Amérique l’étaient, les nazis l’étaient, etc... Je ne vois pas de racisme chez les électeurs du FN par ex, mais un réflexe de survie, une volonté de préserver une forme d’identité nationale, du souverainisme, bien sûr de la xénophobie aussi.
Vous avez sans doute des problèmes d’odorat et ça se soigne. Et encore une fois, il faut cesser de dénaturer le sens du mot "racisme" en le confondant avec l’intolérance, la xénophobie ou la simple connerie. Sinon comment nommera-t’on ceux qui se croient membres de LA race supérieure ? Des humains ?...
@CoolDude Merci. Je ne le connaissais pas. Lordon détaille assez bien sur qq minutes ce qu’il entend par là dans cette vidéo. "Planète interdite" en 1954 avait déjà évoqué une civilisation courant à sa destruction après s’être donné la possibilité technique de satisfaire les moindres des désirs de ses membres. Rien de nouveau donc.
Vaste sujet, mais on peux déjà réfléchir à plusieurs choses : 1/ Si nous avons plus de 50 000 euros de patrimoine nous faisons partie des quelques pourcents les plus riches du monde. Et en nombre et influence nous valons largement les 0,1% d’hyperriches. 2/ De mémoire Coluche disait "il suffirait que les gens achètent pas pour que ça se vende pas". On ne fait pas plus clair... Le monde est ce que nous en faisons. 3/ Lordon a dit en contrepoint que la force du Capitalisme c’est "l’abstraction et l’éloignement". Ne pas comprendre un problème est la base pour être incapable de le résoudre.
Et c’est bien de la rencontre entre une complexité d’interactions et de conséquences faciles à ne pas voir, d’outils d’influence majeurs que sont la publicité et les grands médias possédées par la fraction d’hyperriches et nos limites humaines (nous sommes basiquement des bourricots mal dégrossis) que résulte un mode de vie collective et insoutenable et même moralement monstrueux. Personne ne peux imaginer et ressentir que nous sommes 8 milliards qui pourrions avoir nos désirs consuméristes imbéciles et l’impact sur notre environnement. Trop distancié, trop complexe, trop "intellectuel". On va compatir pour un moineau blessé dans la rue, pas pour les milliers de meurtres perpétrés en notre nom (hors notre champ de vision) pour qu’on puisse avoir notre dose de viande quotidienne, par ex... Les besoins des pays en développement, des générations futures, des autres espèces ? Fondamentalement, pour le dire crûment "on s’en branle", même quand on est parvenu à entrevoir que "ce n’est pas comme ça qu’on devrait faire". Nous sommes de moins en moins. En lieu et place on nous incite à avoir et faire (sans réflexion de préférence et surtout sans empathie). Le résultat est visible.