"Quant à la loi Pompidou Rothschild, je n’imagine même pas le niveau
d’inflation qu’on aurait eu si elle n’avait pas été là". C’est quoi ce argument sorti de nulle part ? Et
la gestion privée est tellement supérieure c’est sûr. Pour paraphraser
Lordon, de tête, "ils ont inventé pour leurs pertes des chiffres qu’on
ne connaissait même pas ou qui étaient réservés à l’astronomie. Le
trilliard de dollars c’est un peu leur année lumière !"
"Elle a
aussi été
mise en place pour limiter l’endettement des États". Donc ceux qui ont
souhaité sa mise en place sont complètement cons et incompétents en
économie. Et cette loi les a enrichie par erreur et à leurs dépens. Ça
me parait crédible.
La France paye 50 milliards d’euros par en à ses créanciers juste pour
rembourser les intérêts de la dette. Ça représente presque autant que le
budget de l’éducation nationale et plus que n’importe quel autre budget
de l’État et ça correspond à l’intégralité de l’impôt sur le revenu. Ça
ne te dérange pas que ton pays se fasse saigner comme ça ?
Et maintenant les marchés exigent que les pays européens vendent les
bijoux de famille et toi tu applaudis. Alors que les contribuables
viennent juste de les sauver, toi tu trouves ça tout à fait normal.
J’ai un conseil à te donner : tu devrais te lancer dans une carrière de
journaliste ou d’expert pour plateau télé, tu as le profil requis.
C’est le problème de S&P, il y a une forme d’endoctrinement dans leur manière de faire. Larouche et Cheminade sont les mentors et eux seuls détiennent la vérité, les autres sont tous des traitres. Il y a de l’intolérance dans cette manière de procéder et c’est ce qui fait qu’ils restent ultra marginaux. J’étais intéressé par ce mouvement qui est pertinent sur les questions économiques mais en allant à une réunion j’ai ressenti une atmosphère qui m’a déplu et ça s’est fini comme ça. Le glass steagel est évidemment une très bonne chose en revanche le discours sur l’écologie me semble assez délirant. La fin du pétrole, ça arrive et ça n’est pas le "fascisme vert". Et puis cette focalisation sur l’empire britannique, comme si cheney, rumsfeld ou les rockefeller n’étaient pas américains ça reste un mystère. Mélenchon lui fait plus de politique, il a avec lui un parti qui n’est pas négligeable et qui lui permet d’accéder au système médiatique. Il a également un style naturel mais aussi finement étudié qui le rend bon client des télés et radios. Tant mieux si le message est bon. En gros S&P, si je puis me permettre, je vous conseille plus de tolérance, plus d’ouverture d’esprit et une organisation plus démocratique et moins pyramidale qui ne soit pas uniquement un porte voix de Larouche. En toute amitié.
100 singes sur 10000, si mes calculs sont exacts il faut donc 70 millions d’êtres humains convaincus sur la planète pour que s’opère le basculement. J’en connais une dizaine qui sont mûrs dans mon entourage, encore un petit effort et ça passe
On a affaire à un grand intellectuel là. Son analyse était indispensable : le darwinisme social, la "loi de la physique appliquée aux hommes" (dans l’histoire ça s’appelle le totalitarisme cf. Annah Arhendt), l’occident qui nourrit l’Afrique... Huumm on est dans le très haut de gamme, d’ailleurs les tolkien and co ne s’y trompent pas. Merci je sors grandi de cet enseignement
Alain Minc est la voix de la raison... des multinationales. Sa proximité avec des cadres du PS et le discours qu’il tient ici illustre parfaitement la manière dont le débat démocratique est cantonné à des questions extrêmement restreintes. Le PS doit accepter le cadre de la rigueur et ensuite on vous laisse toute la démocratie que vous voulez... c’est à dire pas grand chose. Minc appartient à la classe dirigeante, il fait corps avec ce système de merde et donc, il ne conçoit pas que l’on puisse changer de paradigme. Si bon étudiant qu’il ait été, il fait preuve d’un manque cruel de recul, d’imagination et de créativité (et puis, même inconsciemment, il défend son steak). Dans le cadre du fonctionnement actuel des banques centrales, de la dérèglementation financière, de l’ouverture à la concurrence face aux pays à bas coûts salariaux et, à la limite, dans le cadre plus général d’une société qui se résume à la consommation, ses conclusions (la rigueur) peuvent paraître de bon sens. Mais, bordel de merde, qu’est-ce qui nous oblige à penser à l’intérieur de ce carcan ? Jusqu’où devra-ton aller dans la dégradation de notre environnement et de notre qualité de vie pour se rendre compte qu’il faut repenser les fondements même de notre modèle ? Il est de ceux qui vont rétorquer que tout ça c’est bien gentil mais que les peuples veulent consommer, point barre. Comme Attali il est cynique et se déculpabilise en se disant qu’on est tous des imbéciles qui ne méritent pas mieux que d’être traités comme des moutons. Sans noter au passage la contradiction liée au fait qu’il a dans son camp l’armada médiatique et culturel mainstream dont un des rôles est justement d’empêcher la masse de penser. Bref il se croit plus malin qu’il n’est. Il est simplement du côté des plus forts mais tout ça est amené à tourner. Petit conseiller hautain des puissants d’un système dépravé, voilà son titre de gloire.