La privatisation de TF1 par le Premier Ministre Chirac — et sans l’opposition du Président Mitterrand (de gauche ! ) — reste pour moi l’une des pires décisions gouvernementales de ces dernières décennies.
Elle s’ajoutait au total désintérêt de Mitterrand pour la première production mondiale en télévision numérique réalisée en France par une collaboration public/privé et franco-allemande (une réalisation européenne intelligente, exemplaire même, avant l’Europe destructrice actuelle).
J’ai en effet entendu François Asselineau dire qu’il faut renationaliser TF1, ce qui me paraît indispensable.
Mais je crois qu’il faut le faire au sein d’un grand Service public de l’audiovisuel, qui devrait être sous contrôle populaire (afin que ne soit par reproduit une sorte d’ORTF organe de propagande du gouvernement) et en étroite collaboration avec l’Éducation Nationale.
Michel Onfray dit très bien la situation actuelle,
notamment celle des médias dominants, dont les journalistes n’ont plus besoin
de faire connaître le conducteur du JT au ministre de l’information avant de
l’envoyer aux téléspectateurs comme à l’époque de l’ORTF parce que, aujourd’hui, ils ont le ministre de l’intérieur et le
ministre de l’information dans leur tête.
Je ressens les choses exactement comme ça. Aussi,
j’aimerais savoir si Michel Onfray a une idée sur ce que devraient devenir les
médias, et comment on pourrait y
parvenir.
C’est vrai qu’en lisant "le GRAND Jean Jaurès et ses dignes successeurs de gauche
authentique" on a déjà de quoi éclater de rire (tristement).
Mais Yakaa sait bien que, depuis des
années, la bien réelle destruction du
sens est systématiquement entreprise, par exemple par les journalistes de
la fausse Gauche, jusque dans l’humour (Bedos a fait ce qu’il fallait pour ça).
Et Yakaa sait que ça marche très bien chez
de nombreux auditeurs, de France Inter par exemple.
A propos de la diabolisation par la qualification de
"populiste".
Il y a quelques semaines, j’ai entendu
Alain Touraine sur France Inter. Pendant 35 minutes le sociologue "de
gauche", connu pour ses analyses de mai 68, a dit et répété des évidences qu’on peut résumer
ainsi : pour sauver la nation il
faut que tous ses membres aient l’impression d’y être également respectés, et
il faut que tous soient conscients qu’ils ont à être solidaires et respectueux
des autres membres de cette nation.
A aucun moment je n’ai entendu Touraine
s’indigner d’entendre depuis des mois les
défenseurs de la nation traités de méprisables "populistes" par
de nombreux journalistes des médias dominants, par la fausse Gauche et par les
gouvernants.
Touraine illustrait là, parfaitement, le
délabrement du milieu intellectuel dans la France d’aujourd’hui.