L’expression "extrême droite" est devenue aussi confuse que le terme "sionisme". Par exemple, pour moi, Emmanuel Macron a une conception de l’économisme que je qualifie "de droite extrême", pour ne pas la confondre avec ce qu’on nomme habituellement "extrême droite" pour parler d’adeptes du racisme, de la judéophobie, de la xénophobie et d’autres haines diverses.
On dit trop peu la responsabilité de l’ONU dans la situation actuelle. Elle a accepté la création de l’État juif, mais ne s’est pas vraiment occupée du relogement des non-juifs qui vivaient sur le territoire du nouvel état. Progressivement elle s’est rendue plus ou moins complice, en tous cas complaisante, envers les actions qui visent à la suppression d’Israël. Ce que vous nommez "colonisation systématique" est principalement le résultat de cette dérive onusienne et de la certitude des israéliens que, après plusieurs tentatives de solutions pacifiques au conflit, ils ont constaté qu’ils buteraient toujours sur la volonté d’éliminer leur État. Ils veulent donc le consolider par tous les moyens.
Des non-juifs se disant - et étant dits par
d’autres - sémites, c’est une erreur de parler d’antisémitisme pour parler de
la haine des juifs. Il s’agit en réalité de judéophobie.
Le sionisme avait pour objectif la création
d’un État juif. Quand celui-ci a été créé, le sionisme n’avait théoriquement
plus de raison d’être. Mais, aujourd’hui encore, des dirigeants israéliens entretiennent
eux-mêmes la confusion en parlant de sionisme quand ils veulent parler de la
politique israélienne.
Il existe des antisionistes qui combattent
simplement la politique israélienne. Mais il en existe aussi qui, comme les
islamistes palestiniens, veulent la destruction de l’État d’Israël.
Je pense que ce serait, de toutes façons,
une folie que d’officialiser dans une loi l’égalité de sens de l’antisionisme
et de l’antisémitisme (la judéophobie). Ce serait alimenter plus encore
celui-ci.