L’islamophobie est la phobie, la crainte de l’islam, et ça n’a rien d’une maladie psychologique. C’est un ressenti très sain, qui se répand un peu partout dans le monde en même temps que s’y répand la barbarie islamique, dont il faut rappeler qu’elle est le résultat direct de l’enseignement dispensé aux musulmans depuis 13 siècles.
L’important est ce que l’on fait de la très saine islamophobie. Elle est très utile si elle renforce la défense de la laïcité républicaine, si malmenée ces dernières années par la droite sarkozienne, et par la gauche dans toutes ses composantes.
Si l’islamophobie conduit à la haine des musulmans c’est alors une très grave, très dangereuse déviance, qui conforte les mensonges des médias dominants, dans lesquels de nombreux journalistes, en plus de la dire comme vous le faites une maladie mentale, l’assimilent odieusement à du racisme et à de la xénophobie.
Je crois pour ma part qu’on peut être de culture islamique, n’avoir pas encore pris conscience de son danger, de ce à quoi elle conduit, et militer par ailleurs pour de bonnes causes, y compris avec des militants d’autres communautés de pensée, religieuse ou pas.
C’est ainsi que je vois le combat de Farida Belghoul, que je trouve exemplaire de bien des manières, et dont j’espère qu’il va s’amplifier après des difficultés passagères.
Il n’est pas, selon moi, opposé à celui de Christine Tasin, lui aussi exemplaire dans sa résistance à l’islamisation de la France, laquelle ne me semble pas du tout être le but de Farida Belghoul.
Krivine : "...le racisme - parce que pour moi ça
fait partie du racisme - le racisme anti-musulman, disons anti-arabe..."
Toute une vie militante à gauche pour, au
bout du compte, garder intacte cette grossière confusion idéologique !
Ça pourrait être dans la bouche d’un jeune
journaliste aux dents longues qui vient d’être recruté pour les infos de France
Inter.
Ou dans la bouche d’un jeune juge néo-conformiste,
militant du régime au pouvoir et qui vient de prendre sa carte au Syndicat de
la Magistrature.
Eh bien, si le poupin Besancenot et le
brave Poutou suivent sur ce point le chemin du grand frère - lucide par
ailleurs sur bien d’autres points très importants - c’est pas demain qu’on va
voir, en France, un parti révolutionnaire résolu à défendre la laïcité
républicaine !
Triste constat : deux femmes remarquables,
qui défendent avec courage une importante et juste cause, sont opposées - ou on
les oppose - parce que le combat de chacune n’est pas le combat de l’autre !
Espérons qu’elles dépasseront ce que les
fatalistes et les défaitistes attendent d’elles, et qu’elles gagneront toutes
les deux.
Espérons plus encore : qu’elles feront
converger leurs justes combats. On a tant besoin, en ce moment, de doubles avancées
de ce type !
Je ne suis plus chrétien et je soutiens moi
aussi l’initiative de Farida Belghoul qui, pour l’essentiel, n’a pas besoin, de
s’appuyer sur la foi religieuse.
Je soutiens aussi, pour l’essentiel, le Manifeste pour la famille et pour l’enfant
des animateurs de la Manif pour tous, qu’on peut lire ici :
Le problème posé, selon moi, par les uns et
les autres est dans le fait qu’ils ont pratiquement adopté la définition que
Vincent Peillon donne de la laïcité républicaine : une machine de guerre contre
le catholicisme.
Que ce soit pour la combattre alors que
c’est, chez lui, pour la mettre en application n’est pas le plus important.
C’est sa réussite, au ministre, qui est grave. Il a réussi à introduire la
confusion et à masquer la trahison
quotidienne de la laïcité par la "gauche", alors qu’elle devrait
être défendue par tous les démocrates, dont les chrétiens qui le sont.
Autre problème : Farida Belghoul est adepte
d’une religion incompatible avec la démarche, saine et rationnelle, qu’elle met
en mouvement et, surtout, incompatible avec la laïcité. Et c’est ça qui est
encore plus grave : c’est pour faire
avancer en France cette religion incompatible avec la laïcité (entre autres)
que le gouvernement auquel appartient Peillon viole chaque jour la laïcité républicaine.
Mais il y a aussi un sérieux problème
persistant chez les catholiques. Leur religion est bien, elle, non seulement
compatible avec les valeurs démocratiques, mais elle est même pour beaucoup
dans leur adoption progressive au cours des siècles. Seulement voilà, cette
religion n’a toujours pas commencé à rejeter, elle non plus, ce qui reste criminogène
dans sa théologie et dans ses dogmes, ce qui, comme je l’ai dit sur Agoravox
bien souvent, constitue une trahison du
prophète juif Jésus de Nazareth et des Evangiles qui contiennent son message.