Puisque c’est la même internaute qui nous présente
les deux vidéos sur Agoravox, celle où s’exprime Jean Soler et celle où
s’exprime Frédéric Lenoir, je voudrais relever combien on peut y voir l’utilité
du premier et l’inutilité, voire la nuisance, du second sur un point précis : les bases théologiques de la violence
religieuse depuis 2500 ans.
Jean Soler, à contre-courant du négationnisme
installé en la matière, combat tranquillement et courageusement ces bases en
les mettant en lumière dans sa démarche historique.
Frédéric Lenoir les accepte, les normalise aujourd’hui tout en se présentant comme
un critique indépendant et courageux. Il met en lumière, très justement, la
progression de l’individualisme et ses dégâts dans "la crise
systémique" où nous nous enfonçons, mais il s’abandonne volontiers à cet
individualisme quand il sert sa promotion "de grande figure de la pensée
contemporaine" (comme dit sans rire celui qui l’invite) alors qu’il pourrait
et devrait se consacrer à détruirela théologie criminogène ici et maintenant,
en appelant notamment à l’indispensable réflexion collective sur le sujet.
Quand je publiais mon texte "Benoît VI, premier
responsable de la violence religieuse" je provoquais volontairement, dans
cette présentation, en espérant faire réagir positivement les catholiques et
les autres chrétiens. Echec total. Néanmoins il y avait du vrai dans mon titre
puisque le pape est celui qui, plus que tout autre, a le pouvoir de faire
changer les choses en la matière.
Il faudra que je songe à écrire : "Frédéric Lenoir, premier responsable de
la violence religieuse dans les médias français" puisqu’il est de ceux
qui, avec Alain Finkielkraut et Jean-Pierre Denis peut-être, ont le pouvoir de
faire réfléchir à la théologie criminogène dans
l’intention d’en amener le rejet par les croyants... et qu’ils ne le font
pas.
De Lenoir on peut même dire qu’il a fermé une porte sur
cette réflexion que son prédécesseur au Monde des religions avait entrouverte.
Dans
son discours de la place Saint Michel, Besancenot affirme que c’est alimenter
l’extrême-droite que de dire à la télé que l’immigration est un problème.
S’il progresse encore un peu il pourra se faire
reconnaître comme le porte-parole de toute la Gauche actuelle. Il lui suffirait
d’affirmer que de voir quelque part un quelconque problème ET D’Y REFLECHIR POUR Y TROUVER DES SOLUTIONS ce
serait nous ramener aux heures les plus sombres de notre histoire.
Vous pouvez trouver Pascal Boniface sympathique mais ne pouvez pas dire qu’il "n’apporte pas grand chose".
Il apporte sa contribution très active, depuis des années, à la monstrueuse déformation du sens du mot "islamophobie". Il veut absolument qu’on confonde l’islamophobie avec la musulmanophobie.
Il est de ceux qui, comme dorénavant Jean Ziegler, Noam Chomsky et bien d’autres intellectuels ANCIENNEMENT très utiles, font tout pour que la réflexion sur les causes théologiques de la violence islamique, toujours effective, n’ait jamais lieu.
J’ose dire que, maintenant, MÊME Alain Finkielkraut les a rejoints sur ce point précis. Quand il a pour invités dans son émission Répliques sur France Culture deux intellectuels chrétiens particulièrement ouverts, comme ce fut le cas récemment, il évite de leur poser la question, essentielle pour le présent et l’avenir, de l’entretien, PAR LES INSTITUTIONS RELIGIEUSES ACTUELLES, de la croyance en une prétendue "bonne violence" prétendument "voulue par Dieu".
Il est donc lui aussi de ceux QUI CONFORTENT ET PERENNISENT indirectement LA PRATIQUE de la violence religieuse.
Tous ces intellectuels devraient au contraire militer pour la pacification des religions, indispensable à la pacification du monde où vivront nos enfants et petits enfants.
Intellectuels, ils savent mieux que quiconque que cette pacification passe nécessairement par la dénonciation de la théologie criminogène et l’exigence de son rejet par les institutions des trois grands monothéismes
Quand
en 2006, dans Témoignage Chrétien, Boniface comparait l’islamophobie de Robert
Redeker - le mot n’était pas prononcé mais la chose décrite - à du racisme qui
aurait dû normalement le conduire devant les tribunaux, IL MENTAIT DE MANIÈRE
IGNOBLE.
Que
cette ignominie soit devenue depuis, dans les "grands" médias, une
banalité constamment répétée ne fait qu’aggraver le mensonge. Ça ne l’efface
nullement.
OUMMA
TV ne l’efface pas plus par cette vidéo, certes très subtile, de l’intellectuel
faussaire très médiatisé.