De gauche depuis toujours et me sentant profondément libertaire, je ne suis évidemment pas d’accord avec certains termes employés par Béatrice Bourges. Ce qu’elle nomme ’libéralisme libertaire" serait plus justement nommé "égoïsme socialement destructeur".
Mais le fond de son discours est profondément juste, responsable, réconfortant, et j’attends la prochaine manif contre la destructuration de la société française pour aller y participer.
Comme je l’avais fait au printemps contre la destruction du mariage et son remplacement par "un n’importe quoi" visant à satisfaire une petite minorité d’homosexuels égoïstes qui veulent pouvoir "se faire fabriquer des enfants".
Parmi "les digues qui sautent", les
militants de la bien-pensance "de gauche" (les guillemets parce que
je suis moi-même de gauche depuis toujours) feraient bien de réfléchir à celles
qu’ils font sauter eux-mêmes par leur aveuglement dans le conformisme militant.
Je pense par exemple à celle qui les
protégeait un peu, jusqu’à ces dernières années, contre l’auto-ridicularisation
politique.
Dans son journal de la mi-journée sur
France-Inter, Claire Servajean recevait récemment Christian Delorme, l’un des
organisteurs de la "Marche des beurs" d’il y a trente ans. Il dit
leur déception de constater que les promesses gouvernementales d’alors
n’avaient pas été tenues, et que les français issus de l’immigration ne peuvent
toujours pas se sentir français à part
entière.
Claire Servajean lui suggéra d’illustrer
ainsi son propos : vous pensez par exemple au droit de vote qui n’est toujourspas accordé aux étrangers ?
Ce n’était pas de l’humour, ce n’était pas
du second degré, c’était dit très sérieusement.
Merci à Natacha Polony, journaliste
d’esprit indépendant, de respecter la digue déontologique et de sauver ici
l’honneur de la profession face à l’égarement persistant du journalisme
militant "de gauche" dans les radios et télés "de service
public".
Peut-être aussi, tokepiks, qu’à force de regarder
et écouter les journalistes installés dans la tricherie racoleuse, vous ne
savez plus lire un texte d’une grande limpidité, parfaitement clair à la fois
dans sa forme et sur le fond ?
N’en soyez pas malade, ces dernières années c’est
arrivé à tout le monde.
Jacques Ellul est mort en 1994 mais, par la
voix d’anciens élèves il continue d’écrire aujourd’hui. Et il écrit SUR aujourd’hui.
C’est particulièrement le cas dans ce livre
de 2013 édité aux éditions de La Table Ronde :
- Pour quoi, pour qui travaillons-nous ?
Mais j’ajoute que les mêmes anciens élèves
d’Ellul ont publié, ces dernières années au même endroit, à propos de leur prof
"marxien", ses cours sur Marx à l’Institut d’études politiques de
Bordeaux :