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Qirotatif

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  • Premier article le 28/03/2018
  • Modérateur depuis le 22/05/2018
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    Qirotatif Qirotatif 25 janvier 2019 11:55

    @Belenos
    " La capacité extraordinaire de l’être humain à libérer sa sexualité des déterminations instinctives produit la diversité des sociétés que l’on peut constater (pour le meilleur et pour le pire). Il faut prendre "sexualité" au sens large dans mon propos."

    Il n’est pas du tout certain que les choses soient aussi tranchées. Je te suggère cette émission (oui, je sais, il va falloir faire un effort par rapport à l’animateur... smiley ) :https://www.youtube.com/watch?v=h6L7-7zLgkg

    Ce qui est intéressant notamment ici, ce sont, outre les considérations sur les hypothèses sur l’orientation sexuelle (je sais... tu parlais au "sens large" mais je resserre un peu le propos volontairement), c’est aussi l’accueil qu’a reçu ce scientifique. 
    Plus largement cette fois-ci, j’ai de plus en plus de mal avec cette distinction que je lis depuis des décennies, cet acharnement à vouloir ériger une barrière entre notre espèce et... toutes les autres. Cet anthropocentrisme permanent ne pourrait-il pas relever davantage d’une sorte de croyance, de foi même en notre singularité présumée exceptionnelle dans le règne du vivant ? De plus, davantage que la sexualité je pense que ce que décrit le mieux notre espèce c’est plutôt le droit. On pourrait croire que c’est le symbolisme, et c’est ce que laisse conclure le développement de la pensée chez l’enfant traduit bien cette singularité (si elle existe vraiment) avec des mécanismes bien précis que l’on peut disséquer, des acquisitions de schèmes, etc. mais ce qui nous caractérise avant tout c’est la capacité à juger. 
     
    Mais au fait, formons-nous vraiment une espèce unique et osons le mot... une race unique ? Pourquoi ce qui est admis volontiers pour toutes les espèces serait interdit au point d’être même inconcevable nous concernant ? Voilà une fausse question bien entendu... et je n’exprime ici aucune opinion puisque le racisme est un délit chez nous mais il semble bien que les chercheurs, du moins quand ils sont autorisés à exprimer leur point de vue (donc pas chez nous) ne sont ni unanimes, ni nécessairement eux-mêmes tous tranchés sur le sujet puisqu’à l’évidence le cours de l’évolution humaine a fait apparaître des peuples avec des différences qui dépassent de loin les considérations phénotypiques. Peut-être que si nous parvenions à dépasser la question de celle de la hiérarchie, alors nous pourrions alors commencer à considérer ces différences pour ce qu’elles sont réellement, à savoir des complémentarités. La nature (oui, je sais, l’appel à la nature...) le fait bien naturellement. 

    Pas si étrange que ces questions resurgissent régulièrement (les Pirahas, les Sentinelles...)... probablement parce que depuis plusieurs millénaires déjà, elles nous posent un problème existentiel : et si cette singularité, cette supposée exception à laquelle nous (en temps qu’être collectif) nous (r)accrochons coûte que coûte, de gré ou de force, n’était pas fondée scientifiquement ?
    Notre droit, son double-rôle de garde-fou et de censeur est une bien étrange émanation de notre évolution. Il permet un ordre mais il est également un frein aux libres pensées et expressions. 



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    Qirotatif Qirotatif 25 janvier 2019 09:38

    @Zatara
    Dans le monde du spectacle il faut distinguer le on du off. Pendant le temps d’antenne on peut, on doit même débattre (histoire de montrer qu’on est ouvert toussa toussa...enfin jusqu’à un certain point bien entendu) avec l’opposition, et dés que les caméras s’éteignent la bien-pensance se doit de mépriser souverainement (et le silence est le pire des mépris) la voix/e discordante.
    Certaines personnes qui sont intéressantes dans leur démarche, démontrent une forme de courage (quoi que l’on puisse penser de leurs thèses respectives) qui leur coûte une exclusion sociale en off. Il arrive aussi que ces mêmes personnes soient profondément antipathiques dans la vie de tous les jours. Parfois c’est un mélange... Je ne crois pas qu’il y ait de complot pour isoler un invité en particulier, en tout cas pas chez CSOJ. Au contraire même : Nabe avait subi le même sort dans CSOJ mais à l’antenne même : l’un des invités avait refusé qu’il soit sur le plateau, de sorte que Taddeï avait du faire une entrevue séparée avec lui mais ce dernier n’a pas manqué de faire remarquer que c’était bien un de ses invités le censeur. 

    En revanche, le spectacle est bien une mécanique marchande avec ses ressorts. Il faut que, sur l’écran du voyeur, se matérialise de la complicité mais aussi des échanges vifs autrement appelés "clashs" : c’est cela qui augmente l’exposition comme l’a démontré une SSII récemment avec le cas de Moix lui-même... et donc les rentrées pub. Dans ces émissions de merde  comme celles d’Ardicon, Hanouna, Ruquier...  l’idée n’est donc pas (ou pas seulement) de laisser parler les des invités qui, de toutes façons, n’ont généralement rien à dire, au mieux juste à vendre, mais de créer une dynamique donnant l’illusion d’un échange animé et ouvert. Souvent les productions font intervenir un ou plusieurs individus au capital sympathie important pour que le spectateur s’identifie à lui. C’est la raison d’être de la présence permanente des comiques qui en une simple remarque font paralyser les échanges. L’ennui est que celui, le seul souvent, qui tient un propos intelligent sera submergé de toutes parts, que ce soit par les saillies du comique, les interruptions des autres invités, les applaudissements ou réprobations du public ou encore l’animateur lui-même. Et si son propos est vraiment pertinent et que l’émission n’est pas en direct, il y aura toujours la possibilité d’"arranger" cela au montage (et Ardicon en est un spécialiste). Avec les gros plans ou plans plus larges pour lesquels le monteur va opter, etc., on peut facilement rendre quelqu’un sympathique ou inversement mais encore une fois, pas nécessairement de manière consciente, juste parce que les pros du milieu cherchent avant tout à ce qui va plaire au spectateur et donc l’annonceur.



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    Qirotatif Qirotatif 24 janvier 2019 03:36

    Vla le casting !

    - Debré... le fiston du rédacteur de la 5ième, grand profiteur du système durant des décennies et qui se dit "indigné" par les émoluments de l’autre c...) et qui fait semblant de ne pas comprendre

     Ardicon qui ne s’améliore pas avec le temps au point de présenter le premier comme une "autorité"

     Une membre de la France Soumise parisienne

     Un député EM qui sourit "parce que tout va bien" 

     Le "sniper" Baffie, comique du système par excellence, payé depuis des décennies pour rendre tout débat sérieux dérisoire.

     L’édito de Blacky où il est répété (ça ne mange pas de pain) en préambule que le RIC permettrait de rétablir la peine de mort, d’annuler le mariage gay, mon Dieu... ce serait atroce !!!

     Le minable Moix qui ose glisser sa définition du peuple ("c’est Macron") et qui a peur d’une société qui réagirait à l’émotion et aux fake niouzes (alors que lui, pas du tout hein...). Le minable Moix a, en revanche, un éclair de lucidité s’agissant de sa crainte de ce qu’il nomme "la foule".

    C’est marrant comme tous ces "débats" sont systématiquement structurés de la même manière avec, au milieu de ces guignols, un GJ, un seul, de telle manière que son expression sera mécaniquement limitée à 1/8ième du temps d’antenne, sachant qu’il sera par ailleurs contredit par plusieurs opposants qui se relaieront pour saper ses arguments ou simplement occuper le terrain. C’est bien foutu... 



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    Qirotatif Qirotatif 24 janvier 2019 02:28

    "Les gens vont laisser passer ça ?"

    En voilà une question qu’elle est pertinente cher Jimmy !

    Les "gens" en France, cela recoupe désormais des strates diverses de populations avec des fractures de plus en plus nettes. Celle qui est très nette et qui n’est pas la seule est celle entre des provinciaux qui incarnent le peuple historique, enraciné dans son pays, avec ses morts au cimetière du village et ses vivants productifs et puis des... "gens" effectivement mondialisés, hyper-connectés à du vide et hypo-connectés à la réalité ou bien à une réalité lointaine vécue à travers les paraboles, les satellites et les écrans. Les premiers foulent encore leurs terres de leurs bottes tandis que les seconds marchent sur des parquets flottants avec plusieurs couches (et ils en tiennent une sacrée) d’isolants fabriqués à l’autre bout de la planète. Evidemment, rien n’étant aussi tranché, il peut exister des GJ en ville et en banlieue mais l’on doit acter que le mouvement n’a pas pris chez les macrono-mélenchonistes, pas plus qu’il n’a pris dans la bourgeoisie de province. Là où il a pris c’est chez les Français dits de souche, du pays réel. 

    Contrairement à ce qui est communément affirmé, Hanouna n’est pas un débile : c’est un marketteux qui a identifié une niche porteuse et source de revenus intarissable, à savoir le terreau intellectuel français qui se distingue par un niveau d’abrutissement grandissant d’une partie de la population (qui se mesure en pertes de points de QI, sujet qui parlera à l’auteur qui, excusez du peu, enfin... je m’égare). Il ne fait que donner un petit coup de pouce à cette grande entreprise d’appauvrissement intellectuel français et occidental en général, cette France des "communautés" qui ne sait plus où elle habite au point de le plébisciter, lui, Macroute, Schiappa et tous ces parasites qui se repaissent de la graisse que constituent tous ces temps de cerveaux disponibles. Hanouna est un malin dont le positionnement mercatique est enfantin : dés que c’est populaire, il achète. Si l’astrophysique ou la microbiologie des sols passionnaient les Français, il en ferait des débats ponctués de "gags", de "coups de gueule", de "polémiques", de "réagissez sur touiteur et boubouc mes ptites beautés". Si se coller des marrons glacés dans le fion devenait populaire, il trouverait un chroniqueur pour le faire en direct. Et ce n’est pas plus compliqué que "ça".

    Alors non seulement "les gens", une partie d’entre eux, laissent passer "ça" mais en plus, ils en redemandent. Et plus ça va, plus je me dis qu’au fond, certains ont raison d’espérer l’arrivée imminente de temps plus durs où la société du spectacle s’effondrera sur elle-même et ses acteurs fermeront boutique faute de moutons pour applaudir à leurs bouffonneries. En attendant, oui, "les gens" laissent passer et de toutes évidences, cela va encore durer un moment..



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    Qirotatif Qirotatif 21 janvier 2019 08:00

    "Ta réponse me fait noter que tu insistes sur le fait que veauter et je ne suis pas surpris de ta radicalisation dans ce sens."

    Telle quelle, cette phrase n’ayant aucun sens, je la reformule : Ta réponse me fait noter que tu insistes sur le fait que "veauter" en général relèverait nécessairement soit d’un choix conscient en faveur de son intérêt de classe bien compris (encore que, s’agissant des macronistes volontaires cela peut se discuter mais admettons) soit d’un acte irrationnel allant de la simple absence de conscience politique à la stupidité la plus crasse. Il y a une troisième disposition mentale qui est celle de la dualité déjà décrite précédemment. Pour moi, les premiers ne "veautent" pas, ils votent tout court. A mon sens tu amalgames les trois, et à mon sens, le "veaute" s’applique aux seconds uniquement, ceux qui ont veauté Macron parce qu’il avait le physique du gendre idéal, parce qu’il était "moderne", "dépassait les clivages classiques", "parce qu’il fallait faire barrage à l’extrême-droate", enfin ce genre de conneries. L’immigré qui vote massivement socialiste le fait de manière consciente, tout comme le type qui habite Paris et bosse dans la pub pour 10K par mois vote Macron. Dans les deux cas, ces gens (et d’autres cat sociales) opèrent un choix en toute conscience avec comme pivot de celui-ci leur propre condition socialo-économique. Les troisièmes, ceux qui forment probablement en réalité l’effectif le plus important du corps électoral, sont juste des pragmatiques qui ne se bercent d’aucune illusion. Enfin... c’est mon ressenti.

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