Je viens de lire sur un autre lien un commentaire, sur un sujet connexe, avec lequel je suis d’accord. Son auteur signe "quijote".
Hein ? Oui, c’est moi. Il s’avère que j’ai une certaine tendance à être d’accord avec moi-même, en fait. Le voilà :
L’antisémitisme est lié à un comportement très répandu dans la
communauté juive ( oh là là, il essentialise, il crée un amalgame, vite,
vite, dénonçons-le au crif et à la licra : non, j’ai écrit « très
répandu » ) : sa soumission inconditionnelle à ses « élites » et à ses
« représentants » autoproclamés. Tant dans la diaspora que dans « l’état
juif ».
Description synthétique d’un système tacite :
Les élites juives à « leur » peuple :« Vous êtes libres de penser et
d’agir comme bon vous semble, bien sûr. Et nous vous protégeons. A
condition qu’en dernière instance vous vous rangiez derrière nous sans
discuter dès que la cause l’exige ».
Le peuple juif à ses élites :« Je ne suis pas toujours d’accord avec
vous. Mais dès qu’il le faudra, je mettrai mes idées et valeurs dans ma
poche avec mon mouchoir par dessus pour la cause et pour que vous me
protégiez. »
Le paradoxe moderne insurmontable de nos amis « élus » : je dénonce
partout et tout le temps l’essentialisation et l’amalgame pratiqués par
tout autre communauté ( = prétention à l’universalité ) tout en exigeant
un comportement homogène de la mienne ( = tribalisme ), ce qui provoque
à intervalle régulier la résurgence de... Devinez quoi.
Il suffit de voir le traitement que reçoivent les « mauvais juifs »,
ceux qui ont osé sortir du système que je viens de décrire, c’est-à-dire
ceux qui ont osé défier la dimension tribaliste de leur communauté pour
rejoindre l’universalisme authentique, pour savoir que ce n’est pas
demain la veille que disparaitra... Devinez quoi.
Amis juifs : vous devez botter le cul à vos élites et être capables
de vous émanciper de ces dernières si vous voulez accéder à l’universel.
Et seulement alors, devinez quoi...
Fabuleux... Le dernier élément de langage concernant "l’affaire" : il ne doit pas y a voir de "...mais" devant la résurgence de l’antisémitisme.
BFM, les ministres, tout le monde : pas de "...mais" !
Exemple : "Finkielkraut a été insulté mais il a gardé ses yeux, il a gardé ses mains."
Cette phrase, qui désigne à la fois une vérité et une réalité, est dorénavant scandaleuse et ne peut émaner que d’un ennemi du Bien ! D’un salaud ! L’affaire Finkielkraut est plus grave que celle des autres Français ayant perdu un oeil, une main ou ayant été temporairement défigurés parce qu’ils étaient manifestants !
C’est acté : nous sommes des palestiniens dans notre propre pays. Il y a en France des citoyens au dessus de TOUS LES AUTRES ! Des intouchables ! Et puis nous, à l’égard desquels la violence physique n’appelle pas d’indignation de la part des élites ou de nouvelle loi.
Tenons-nous-le pour dit. Et prosternons-nous devant les membres du Parti.