A l’aide d’un idéateur expérimental, je m’amuse à trouver les motivations racialistes et ethnocentristes de ceux qui prétendent exprimer des opinions politiques, mais qui ont une sainte phobie de toute ingénierie sociale et de toute délibération réelle.
"s’organiser de façon sûre et durable", ça demande précisemment de sortir des comportements symptomatiques, réactifs, ces simples cristalisations toujours en retard.
La chose que je vois la plus potentiellement "sûre et durable", c’est la façon de penser qui contient elle même la volonté de sa propre amélioration.
Pas seulement des mots, ni des institutions qui s’épuisent, s’oublient, changent de sens, se corrompent, mais bien la façon de les utiliser les idées.
C-à-d une éthique qui contienne la méfiance envers les propensions au sophisme, aux jonglerie entre les catégories.
C’est pourquoi, avant même d’écouter les objectifs et leur justifications toujours possibles, je m’inquiète de la volonté de penser juste.
Seule garantie que les objectifs soient visés de façon durable et pas de façon accidentelle, ni sournoise
tu me diras ce que tu en penses de ce Serge Audier, à l’occasion ...
mais je crains de connaitre par avance ta réponse.
honnêtement, je souscris à 100% avec ce que te dit walid le 12/04 à 18h42
je dois avoir le même système de référence et de classification que lui (sauf sur gauche droite)
Cela dit ton opposition est plus qu’intéressante.
Voir deux systèmes s’entrechoquer est passionnant, quand on cherche, comme moi, à produire une ethique communicationnelle intrinsèquement anti-injustice, et donc, que l’on cherche des critères de qualité et de cohérence objectifs et consensuels pour départager des systèmes.
Je crois que de façon générale le fait d’argumenter en justifiant des théories en piochant quelques faits, quelques phénomènes co-errants ne garantit en rien la cohérence d’un système (tu remarqueras que j’évite ce genre d’argumentation).
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Sur les termes "gauche" et "droite", je crois quand même qu’il sera difficile de s’en passer, et surtout de convaincre préalablement tes interlocuteurs de s’en passer.
Tu seras condamné à devoir demander à ceux qui l’utilisent ce qu’ils entendent par là, selon le sujet qu’ils traitent, et finalement ce n’est pas plus mal, ça évite les quiproquos et ce questionnement plaidera plus efficacement contre un usage irréfléchi de ce découpage qu’une théorie faisant appel à l’histoire dans laquelle chacun peut toujours aller chercher ce qui l’arrange
C’est d’ailleurs une démarche générale à envisager pour tout le vocabulaire social, politique, idéologique.
Si tu fréquentais un peu plus de beaufs (à faible conscience syndicale) et uniquement préoccupés par les moeurs de leurs voisins, tu comprendrais qu’il est difficile de ne pas les cataloguer comme étant de droite, pour ne pas dire facho, réac ?, comment les cataloguer autrement "petit-bou-de-la-lorgnetistes" ?
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Sur les croyances, je ne dirais pas qu’elles n’ont pas d’effet sur les analyses matérielles, à la limite "pas de signature"... mais ce serait encore faux.
Au fond, peu importe nos motivations, ce qui compte ce sont nos objectifs matériels lorsque ceux-ci impliquent, concernent les autres.
Que ce soit par peur de l’enfer, par vengeance personnelle, par compétition avec un ancêtre mort, par amour de soi.... ou plus probablement encore par la force de choses indicible et peut être indiscernables, ce qui compte c’est d’être honnête sur le type de société que l’on veut pour soi et pour nos interlocuteurs.
Et donc, de se comprendre sur ces objectifs.
Tout le problème est dans la clarté d’exposition des objectifs intermédiaires et des moyens à mettre en oeuvre, car ça demande de rendre discutables ces objectifs intermédiaires qui nous semblent profondément ancrés et indiscutables.
Comment on intègre l’idée de la tradition (par exemple) dans les objectifs intermédiaires, ce que ça évoque en nous, la profonde certitude que nous avons sur ses implications, mais qu’on ne sait justifier qu’avec des arguments partiels et partiaux. Lesquels ne font qu’énerver ceux qui ont d’autres sensations que nous sur cet objet/objectif intermédiaire.
Bref, c’est tout un bordel pour se comprendre, et Toug le virevoltant a bien des raisons s’être découragé.
le problème que je constate, cher Erca le bienveillant, c’est que la réactions aux actes et paroles est toujours plus forte que la volonté d’exiger le minimum d’éthique de la part de ceux qui ont fait voeu de la respecter et qui ont un contrat avec nous : les journalistes.
Mon problème, ce n’est ni FOG, ni le journalisme, mais qu’il n’y a pas le moindre début de commencement d’idée dans la population d’envisager de faire pression sur le journalisme pour le forcer à respecter le contrat qu’il a avec nous.
Et pire : pas le moindre début de commencement d’idée d’en parler entre nous.
Je crois en la stratégie populaire de recherche d’éthique communicationnelle, de raison communicationnelle.
C’est pourquoi je considère comme ennemi stratégique ceux qui attendent un homme providentiel, et qui ne sont guidés que par des pulsions tribales.
salut les gars ... encore en train de vous chamailler...
à propos de Michéa, ce matin vendredi 13 avril dans "les nouveaux chemins de la connaissance" sur France culture de 10h à 11h, est passée une émission sur le néo libéralisme à propos d’un livre de Serge Audier.
émission très interessante qui parle aussi des complots, de Bourdieu....
C’est vers la fin (49’00), que Audier parle de son désaccord avec Michéa sur le supposé lien entre la libération des moeurs et la dérégulation économique.
@macchiavell1983 : J’ai essayé de te parler de cette partialité téléologique de Michéa / Sorael, mais là c’est un gars sérieux qui le dit, qui a lui-même attaqué la pensée de mai 68 (je ne sais pas quelle place cela prend dans son livre)
Je redis également, que ce qui m’ennuie le plus, ce n’est même pas le fond, mais les méthodes sophistes utilisées. Question d’éthique. Et donc de stratégie, car une stratégie sans éthique, ça ne promet que des luttes infinies.