A l’aide d’un idéateur expérimental, je m’amuse à trouver les motivations racialistes et ethnocentristes de ceux qui prétendent exprimer des opinions politiques, mais qui ont une sainte phobie de toute ingénierie sociale et de toute délibération réelle.
comme d’habitude, je ne peux pas faire autre chose que me répéter...
voyant que 8 personnes sur 10 entendent ou imaginent le contraire de ce qu’elle dit,
je voyais là l’occasion de parler des préjugés faits sur les individus... qui dispensent d’écouter.
imaginant à mon tour quelqu’un qui m’aurait compris, je répondrais :
oui, c’est peut-être la peur de se faire manipuler qui nous empêche de nous servir des paroles des autres, pour les mettre face à leur contradiction et pour faire évoluer collectivement nos stratégies, faire progresser nos logiques, nous aider mutuellement à réduire l’influence de ce qui nous corrompt.
C’est même carrément excellent, mais sur AGTV, c’est sur les personnes que nous effectuons nos clivages, pas sur les idées : il y a nos amis, les amis de nos amis, et nos ennemis : les ennemis de nos amis, les amis de nos ennemis.
Tout redevient clair, comme dans l’enfance.
Si une ennemie dit quelque chose de bien, c’est forcément pour nous arnaquer, nous tromper.
Car nous lui prêtons une parfaite cohérence, et en contre partie nous n’avons pas besoin de nous interroger sur la nôtre.
Pas la peine de prêter attention à un bon discours d’un ennemi, de toutes façons nous n’avons pas le droit de nous en servir, même pas pour faire pression sur lui / elle ou sur ses amis.
Pas la peine de discuter avec les ennemis, de chercher à comprendre leurs objectifs, et donc, de discuter avec eux de stratégies...
C’est papa Soral qui l’a dit.
Papa Soral a dit "boutelja = quatar", car la corruption est une valeur absolue, les gens sont des pions...
tout devient ainsi limpide dans nos esprit... tout se range tout seul...
compenser les partialités des autres, par d’autres partialités a peut-être une vertu dont je n’ai rien à foutre, mais ça ajoute surtout à la légitimité de toute partialité, ça va dans le sens de l’abêtissement, dans le sens où l’on ne peut gagner que par tribalisme, et pas par humanité.