La Chine et l’Amérique s’affaiblissent et se discréditent
mutuellement (merci Donald).
L’Europe en émerge comme un havre de paix et de stabilité « raisonnables »,
aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur de ses frontières.
Dans ce contexte il ne s’agit pas uniquement des 27 ;
il s’agit de tous les pays annexes et connexes, dont la Grande Bretagne, la
Suisse et d’autres ; bref, un marché de 600 millions de consommateurs
solvables.
A l’insu de notre plein gré on est devenus la première
puissance mondiale ; ils sont tous là à vouloir investir chez nous,
premier marché libéral du monde (toujours merci Donald).
A condition évidemment que nous restions unis et solidaires.
D’accord avec le texte et les commentaires ci-dessus.
Notons aussi les aspects bizarres dans l’organisation de
cette rencontre :
Il s’agissait d’emblée d’une discussion-négociation entre
gens qui ne partagent pas entièrement les mêmes intérêts, qui pouvait donc, c’était
prévisible d’avance, mal se terminer.
Mais ça, c’est fréquent.
La chose sans précédent AUCUN, inédite, inouïe, est que la
séquence se déroule devant la presse et les caméras TV. Des discordes entre
responsables politiques de bords différents sont tout sauf rares ; mais cela
se déroule à huis clos. En public, sous les yeux du monde entier (eh oui…), c’est
du JAMAIS VU.
Ensuite, Zelensky s’est laissé, comme un débutant, manœuvrer
dans une situation où il est seul face à Trump ET Vance dit « grande
gueule », dit « pitbull de son maître » (voir Munich…). Et
c’est comme par hasard que Vance a mis le feu aux poudres.
Sachant aussi que les deux derniers, professionnels du verbe
politique, parlaient leur langue maternelle, avantage décisif comparé à
Zelensky dont la maitrise de l’Anglais n’est pas au même niveau.
Tout ça milite en faveur de l’hypothèse du piège programmé d’avance.
Notons la petite tape finale de Vance sur l’épaule de Trump genre « we did
it ».
Cette séquence vidéo que l’on nous fourgue en date du
31/12/2024 ne porte, en vérité, aucune date.
C’est en la suivant, après avoir passé pas mal de temps
(elle dure une heure), qu’on constate qu’ils parlent "un an après le début
de la guerre (d’Ukraine s’entend)". Or, la guerre d’Ukraine a commencé fin
février 2022.
Autrement dit, c’est enregistré sans doute début 2023…
Tant de choses sont arrivées depuis que cette séquence est
désormais OBSOLETE ; sans intérêt AUCUN.
Mettre la date du 31/12/2024 sur un enregistrement qui date
de presque deux ans frise l’escroquerie.
Nous, lecteurs et commentateurs d’Agoravox, sommes, quoi que
l’on dise et très majoritairement, des occidentaux.
Nous sommes donc programmés à utiliser des mots (« éléments
de langage ») communs aux occidentaux. Et le mot « ETAT », pour
nous, est un abrégé de l’Etat Nation ; par un automatisme culturel devenu naturel.
Puisque tous les pays dans lesquels nous vivons (pays « occidentaux »,
n’est-ce pas) relèvent de cette catégorie dite Etat Nation ; qu’ils soient
en Europe ou en Amérique, surtout du nord. La France en est l’un des exemples
le plus ancien.
A tel point que la vision d’autres cultures sur la question
nous échappe. Nous oublions que les Arabes, surtout ceux du Proche Orient à l’est
du canal de Suez (l’Egypte exclue donc), définissent leurs identités
collectives en fonction de la famille (élargie), de la tribu, du couple ethnie-religion.
L’exemple Syrie-Liban est symptomatique. Voilà deux « états »
créés par une puissance coloniale européenne (la France en l’occurrence) suite
au dépeçage de l’empire Ottoman après la première guerre mondiale ; suivant
le modèle « Etat Nation » cher à la France (et à sa puissance
coloniale complice, la Grande Bretagne) qui n’en imaginaient pas autre chose.
Or, aucun « Syrien » n’est syrien. L’inscription « Syrien »
dans l’état-civil est pratique ; elle permet d’avoir une adresse et un
passeport ; mais elle ne reflète AUCUNE identité collective réelle.
Les soi-disant « Syriens » (et Libanais) sont d’abord
et surtout Kurdes, Alaouites, Sunnites, Chi’ites, Druzes… et parfois Chrétiens.
(Il n’y a plus de Juifs…). Aucune « démocratie » ne peut survivre
dans ces conditions car les gens votent selon leurs origines ethnico-religieuses
et les partis politiques représentent des intérêts identitaires et non
sectoriels (riches, pauvres etc…) ; les notions politique « gauche-droite »
n’ont aucun sens dans ce contexte.
Voilà pourquoi la « Syrie » n’a pas d’existence
sauf sous la férule d’une dynastie de tyrans. Non que ces derniers soient
particulièrement méchants (« dictateurs »…). Mais une main de fer à
Damas est absolument nécessaire pour venir à bout des toutes ces forces
centrifuges qui tirent ce pays artificiel dans tous les sens.
Assad
dictateur ? On s’en fout. Il en faut bien un pour éviter la foire d’empoigne
généralisée dans ce genre de pays.
Autre identité ? Oui, l’identité supérieure pour les
musulmans ; l’appartenance à la « Oumma ». MAIS il faut
prononcer en entier : « Oumma Islamiyya », à savoir la nation de
l’Islam. Rien donc à voir avec l’Etat-Nation et aussi rien avec une identité
qui permet une gouvernance raisonnable et pacifique.