Bon nous avons des différents sur le terme employé, à quoi bon avoir inventer les mots de coup d’état armé et révolution si ces mots recouvrent les mêmes choses. Dans l’usage ce n’est pas le cas. mais passons...
Là où ton positionnement n’en est pas vraiment un, c’est que tu te contentes de décrire les choses, sans prendre parti. Je sais que tu le revendiques et tu en as parfaitement le droit.
Or dans certain cas, prendre parti c’est affirmer ce à quoi on croit, ce que l’on trouve moral, légitime, étique. Ces mots ne sont pas des gros mots, ils sont le fondement même de toute société. Le fait de garder la position de l’aigle qui survole et se contente de décrire du haut du ciel les turpitudes terrestre tout en les mettant sur le même plan ("ça fait parti du jeux") ne mène pas à grand chose... à part au cynisme.
Avec ça tu peux aussi justifier que pour Hitler éliminer les Juifs était dans son intérêt et que "ça fait parti du jeu" car il l’a écrit dans Mein Kampf et donc que ça fait parti de ses objectifs pour le "bien de l’Allemagne". Je suis limite avec Godwin, mais je suis sur que tu comprends le parallèle.
Tu es un être de chair et de sang, tu as aussi une morale, une éthique un sens de la légitimité des choses qui doit, au delà de la description des faits et stratégies, te faire pencher vers un parti dans certain cas. Or, on ne perçois que rarement ce que pense vraiment le Maquiavel d’Avox, et c’est ce qui rend tes articles..disons ambiguës, voire troubles... et t’attire une certaine incompréhension. C’est subjectif bien sur (vu le sujet) mais c’est ce que je ressent et je crois pas être le seul...
Notre "différent" sémantique pour le terme révolution vient du fait que celle-ci n’a pas de définition claire, et quelle désigne des événements trop disparates ayant juste pour point commun un changement de pouvoir, alors que le sens commun associe toujours Révolution et majorité populaire.
Qualifions donc les événements de Syrie de révolution "apopulaire" ou "colorée"
le terme a déjà pris une connotation de "fausse révolution made by NED" depuis la Serbie, l’Ukraine et la Géorgie.
Bien sur pour les 20% (je suis généreux) de Syriens qui soutiennent l’opposition, il s’agit d’une révolution en cours, mais pour les 80% c’est une guerre d’agression.
On pourrait ainsi définir le mot Révolution par : "est qualifié de révolution un changement de régime qualifié comme tel par la majorité de population du pays concerné".
ceci dit, j’espère que la Syrie s’en sortira.
cruel indemne, si le régime tombe, la syrie éclate et les minorités trinquent (émigration voire élimination pour les alaouites), et la guerre larvée reprendra tôt ou tard (idem irak)
si le régime matte la révolte, l’instabilité perdurera et ce ne sera que partie remise.
La clé est plus à Washington, Istanbul et Riyad qu’à Damas. tu vas me dire qu’elle est aussi à Téhéran et Moscou, mais ceux-ci soutiennent un état ...soutenu par la majorité de sa population (on y revient).
Il y a donc bien un sentiment nationaliste fort en Syrie, plus fort que les forces islamiques avec leur rêve de charia transnationale et les velléités géostratégique de l’empire de détruire l’axe chiite qui a le tord de vouloir garder une certaine indépendance à son égard.
ne bataillons donc pas sur le terme révolution, celle -ci n’a d’ailleurs pas de définition claire.
la simple définition de "prise de pouvoir par un groupe" (définition dico) ne permet en aucun cas de différencier un coup d’état style 1953 en Iran ou 1973 au Chili de la Révolution française ou américaine.
Dans la Syrie on est plus proche des premiers que des derniers.
la dimension du soutient populaire interne (on parle d’ailleurs de "révolution populaire") est primordiale pour ne pas mélanger des événements si différents et tout mettre sur un même plan.
la prise de pouvoir par Pinochet au chili ou les prises de pouvoir par les juntes soutenues par la cia en argentine ou brésil et autres, tu appelles ça aussi des révolutions ???