C’est dans le livre II, proposition 11 de "Elément". Mais c’est bizarre, je ne le trouve plus dans le Wikisource, alors qu’il y était (il y a longtemps). Il n’y a pas le chiffre 1,618, mais la construction géométrique de la proportion (qui était son dada). ’Fibonacci a présenté le chiffre, mais avec les données d’Euclide, ce serait étonnant qu’un oublié ne l’ai pas trouvé avant.
Evidemment, les mythes tels qu’ils ont été créés à l’époque, ici d’AtraHasis, n’étaient pas faits pour être crus tels quels. C’était fait pour être lus ou entendus à plusieurs niveaux et en tirer des enseignements.
Ce n’est pas de la science physique, ce sont des mathématiques. Le théorème de Pythagore, les calculs d’aires et d’angles n’ont pas besoin de la nature pour exister.
Les formes ne sont pas des chiffres, ne mélangez pas. Les chiffres, c’est de l’arithmétique, pour calculer les formes dans l’espace : la géométrie
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Prenons plus évident : la proportion 1,618 a été observée dans la nature, en ramification végétale, en proportion des corps humains et animaux, dans les nautiles, etc... Elle a été formulée par Euclide (qui ne connaissait pas la Bible) permettant son utilisation mathématique. Elle a été graduée sur la coudée royale de Ramsès II, comme étalon pour construire tous les édifices de son époque (la pyramide Kheops n’est pas trop mal faite, j’espère que vous en conviendrez...). C’est donc de l’observations de la nature, le constat d’une constante (qu’on dit maintenant loi physique), de l’abstraction, pour créer la formule de théorie physique, l’instrument permettant d’autres applications, notamment des constructions.
Ces activités sont de la science, on met des étiquettes et des noms après, sur les résultats. Comme la langue, activité aussi ; vous ne considérez pas que seul le Français est une langue et que les autres n’en sont pas, si ?
Je parlais de sciences physiques moderne.
Oui, les sciences physiques modernes sont de notre époque et celles anciennes sont d’une époque ancienne : étonnant non ? Heureusement que le temps permet de cumuler des savoirs, pour ne pas réinventer la roue à chaque génération... Mais pas tous : il y a des réalisations anciennes dont on n’a pas compris comment elles ont été faites. Il y a aussi des savoir perdus, des formes de science oubliées.
Les Égyptiens sur plus de 3000 ans de civilisation, n’ont découvert aucune loi de la nature.
Comme s’il n’y avait pas suffisamment de vestiges encore debout pour attester toutes les connaissances physiques nécessaires à l’architecture, à la propriété des matériaux, à leurs utilisation pour laisser des pigments toujours aussi nettement visibles aujourd’hui aux hiéroglyphes, aussi pour conserver des momies qui ont traversé des millénaires, etc... Il y a aussi la bibliothèque d’Alexandrie qui a brûlé, c’est dommage. Les moines copistes n’ont pas pu reprendre les documents égyptiens, ils n’ont pris que ceux grecs et latins...
Oui, mais ce ne sont pas des lois de physique.
Le mot "physique," vient-il de la Bible ? la mécanique des mouvements d’Aristote, celle des fluides d’Archimède, d’optique et diffraction de la lumière de Pythagore et Euclide, le mouvement des planètes, de Ptolémée, les atomes de Démocrite et Leucippe, la physiologie, la médecine de Gallien, Hippocrate... Tout ça, ce n’est pas de la physique ? Ou bien c’est "loi physique" que vous ne comprenez pas ?
On utilise l’hypnose pour déstresser le patient, mais on ne l’opère pas sans anesthésie, sauf si c’est très superficiel.
Oui, parce que c’est relativement récent, c’est mieux d’être prudent, imaginez que le patient se réveille en pleine opération... Mais ça se multiplie, l’hypnothérapie se banalise même dans certains hôpitaux. Au point qu’avec les expériences accumulées, des opérations avec hypnose profonde où le patient dort complètement, et sans aucune anesthésie, et même du cœur ont commencé. Comme ici :
L’hypnose profonde est maintenant analysée, avec l’EEG et autres appareils : le laboratoire du sommeil de l’Université de Stanford les travaux de Pierre Rainville à l’Université de Montréal, les recherches de David Spiegel à Stanford. C’est suivi, les activités du cerveau de plus en plus détaillées, les ondes, les déconnexions, les modifications. Il y a d’autres états modifiés de conscience (EMC, ils appellent ça comme ça) qui sont suivis aussi, mais je ne vais pas en rajouter, pour ne pas trop perturber la vôtre...
Mais, oui, la science, c’est chouette quand elle permet d’explorer l’inconnu !
Pfff, oui, c’est vrai. Mais la droite a fait quoi ? Rien. L’INSEE montre que Sarko, ses agitations et son Kasher, a plus immigré que Mitterrand, pour les entasser encore plus dans les banlieues. Le grand patronat et les rétro-commissions, sans doute... Alors que le FN comme le PC de Marchais étaient contre. On aurait pu avoir une droite du conservatisme : préserver une symbiose entre un peuple, une économie et une culture. Et une gauche des idées : évoluer au delà du monothéisme. On s’est tapé l’inverse : la droite de l’argent et la gauche du mondialisme.
Non mais quand le bonhomme affirme de façon péremptoire que le monisme est irrationnel c’est une affirmation non prouvée, non étayée et balancée comme ça par pure apologétique partisane rien de plus..
Je voulais au moins faire voir à ezechiel que la science n’a rien d’une chasse gardée et que la rationnel/irrationnel ne sont que des désignations relatives. J’aimerais bien qu’il réagisse là-dessus.
C’est d’ailleurs le cas en Chine avec la dialectique Yin/Yang (difficile de faire plus dualiste) dans un cadre moniste (le Tao que l’on ne peut ni définir ni nommer)
Oui, c’est très puissant : le WuJi et le Yin Yang. Et le TaiJi, entre les deux : une polarisation qui se forme déclenchant son contraire. l’antimatière (première état, plutôt) qui créé la matière (deuxième état). J’expliquais justement à yoa que le WuJi est le vide, mais pas le rien, au contraire, c’est tout le potentiel. La graine est l’arbre "en virtuel", son imago. Alors que l’arbre a la mémoire de sa construction qui dit son plan dans les graines.
Cela ne s’impose pas d’évidence à notre échelle à cause de dimensions qui les cache : l’espace, le temps, le tangible/intangible, la causalité, le local comme vous dites.
Mais en quantique ces dimensions disparaissent, dont la localité, pour un paysage des principes que le taoïsme révèle pas mal. L’onde et le corpuscule existant comme aspects permanents (Yin Ying) l’un de l’autre (son WuJi). Et sans doute d’autres aspects liés dans cette "plastique" du vide qui n’est pas rien.
Notre conscience est faite aussi d’un condensé d’images du réel, un autre virtuel, avec le sensoriel. Pas simple, car on ne sait pas faire autrement qu’objectiver pour comprendre, même si c’est cherché ( David Chalmers, Bernard Baars, Giulio Tononi...). Alors que cela nous enseigne qu’il faut justement comprendre qu’elle est faite d’un "anti-objectivable", qu’il faudrait accepter de reconnaître différemment..
Enfin la nature elle même produit et intègre ses virtuels : l’organique en plus rapproché, l’hobionte en plus distant, l’écosystème, en plus vaste, c’est exploré aussi, avec la noosphère, la mémétique, où existent encore d’autres images/mémoires.
L’objectivable atteint ses limites dans les disciplines scientifiques. En considérant les "en soi", plutôt comme des "endroits", les explorations peuvent continuer en cherchant les "envers". Il faudrait faire interagir, les (astro)physiciens, les neuroscientifiques, les biologistes pour comprendre les raisons d’être de ces "en soi". Et puis des chinois, s’ils pouvaient enfin se débarrasser de leur crédit social.