Des fachos ? Ou ça ? Quelle manifestation politique ?
Déjà merci de ne pas déformer mes propos : je parle bien de la protection policière permanente autour d’Inna Shevchenko et du noyau dur des FEMEN, pas de la sécurisation ponctuelle de la voie publique - même s’il y aurait à redire. Si l’installation sur notre territoire de ce groupe sectaire - voir les témoignage des anciennes membres - au financement et aux objectifs obscurs, le tout au frais du contribuable français, ne vous pose aucun problème, cela vous regarde. Je me cogne de la dissidence & cie mais on on a encore le droit de critiquer les FEMEN sans voir son "honnêteté" mise en cause ni être traité de "facho".
George Soros mon cul, elles ont des locaux, elles touchent des subventions publiques et bénéficient en outre d’une protection policière... La député Valérie Boyer avait interpellé le ministre de l’Intérieur (Valls) en décembre au sujet du financement des FEMEN, qui aurait normalement dû répondre dans un délai de deux mois... mais évidemment, la réponse n’est jamais venue.
On peut aussi citer l’exemple des films américains où l’on ne voit pour ainsi dire jamais un noir dans la peau du "grand méchant" qui est systématiquement un communiste à sang froid, un français traître et séducteur, ou un néo-nazi pervers et sophistiqué...
Pour être un méchant, il faut une certaine intelligence, un haut degré de machiavélisme. Le fait que les ordures soient presque systématiquement des blancs européens en dit assez long à mon avis sur les ambiguïtés et les non-dits du "politiquement correct".
Les "blacks", eux, se voient systématiquement cantonner dans des rôles de brave gars prêt au sacrifice (regardez la fin du film Prometheus, typique...), de gentil benêt, de bon flic avec du bide, de militaires au patriotisme transi, de bouffon de service... ou de président des USA.
Tu fais des inversions dialectiques qui n’ont pas lieu d’être à mon avis. Son raisonnement est communautaire car la société américaine est communautaire, il ne commet donc pas un "amalgame" en constatant globalement que la communauté noire est gravement minée par des problèmes de drogue et de pauvreté. Les histoires d’amalgame, c’est notre névrose franco-française qui fait que la moindre statistique ethnique est considérée comme une forme de discrimination raciste au pays de l’individualisme angélique et de la République "une et indivisible".
Et puis il faut remettre ça aussi dans le contexte, il ne fait pas une analyse de la situation des Afro-Américains, il répond à chaud à une personne qui profère des énormités racistes.
Le type dit juste que les noirs doivent prendre individuellement et collectivement en charge leur situation (drogue et pauvreté) pour pouvoir s’en sortir. Encore une fois, on parle de la société américaine. Aux USA, le discours rousseauiste blâmant la société pour expliquer les échecs individuels est pour ainsi dire inexistant. Il est très mal vu de pointer du doigt les autres pour légitimer ses
difficultés. Si tu es dans la merde, tu ne peux t’en prendre qu’à
toi-même. Tu es libre, donc libre à toi de t’en sortir ou de persévérer dans tes erreurs, personne ne lèvera le petit doigt pour te venir en aide... en dehors de ta communauté.
Les médiations entre l’individu et le collectif sont totalement différentes, c’est peut-être ça qui t’échappe.
Si tu prends le cas des blancs pauvres de la banlieue et des régions rurales, tu pourras constater qu’ils sont eux aussi la cible de discours stigmatisants puisqu’on les qualifie de "white trash" (déchets blancs).
Excuse-moi, mais l’incompréhension est apparemment de ton côté car tu es le seul à interpréter la réaction de cet homme de manière paradoxale et à y voir un amalgame que le type, précisément, se refuse à faire.