Je n’infantilise pas les noirs mais je constate un certains
paternalisme blanc qui m’exaspère. Quand je vois le film "12 years
slave" je trouve ça lamentable et malsain ; sous couvert de dénoncer le
racisme on en rajoute une couche. Là dans cette vidéo c’est quoi le
message au final pour vous ?
La réaction du type dans la vidéo est saine et digne. Il refuse de se laisser enfermer dans une vision victimaire et déterministe du "malheur des noirs". A l’inverse considérer que les noirs ne seraient pas "responsables de leurs malheurs" pourrait s’assimiler à du paternalisme ou à du racisme inversé. Je pense que cet homme connaît l’histoire des afro-américains mais qu’il comprend aussi l’ambiguïté et le danger de l’auto-désignation victimaire.
Par contre, effectivement, je te rejoins sur le côté douteux de la mise en abyme de l’antiracisme façon "surprise sur prise". L’intervention du présentateur n’apporte rien et le côté "politiquement correct" rajoute encore à l’artificialité démagogique de la situation. Mais ça, c’est très américain.
Commentaire équilibré, je partage ton avis. Le "combat" de
Boulefkhad m’a toujours paru un peu douteux et ne pas mériter une telle
médiatisation politique. Malheureusement, l’égocentrisme de ce type déborde rapidement la sympathie instinctive que son cas peut susciter. Tu l’écoutes 10m, 20mn, et puis tu te dis que des gens se faisant baiser la gueule par des banques, il y en a sans doute des dizaines de
milliers (moi-même je me suis fait refourgué un PEA merdique quand
j’étais étudiant et naïf) mais chaque cas individuel ne relève pas
nécessairement de la critique systémique. De plus, j’avais trouvé
Boulefkhad trop quérulent et limite agressif face à Dupont-Aignan qui
est à ma connaissance le seul homme politique à l’avoir reçu. Il
faudrait qu’il se calme, il va pas entraîner la société dans sa croisade personnelle et il risque au contraire de s’aliéner tous ses soutiens d’un jour avec cette
attitude orgueilleuse qui ressemble de plus en plus à une posture victimaire.
Sur Soral, effectivement, ses vidéos tournent au rabâchage et
de plus en plus à l’autocaricature, sans parler du décalage un peu
comique entre l’actualité et les commentaires qui tombent deux mois
après, comme avec l’affaire Dieudonné qui avait totalement disparu des
médias quand Soral s’est exprimé.
La thèse (trop ?) séduisante de Max Weber a toujours été contestée, en premier lieu par les Protestants eux-mêmes. Il ne fait aucun doute que Calvin serait horrifié de voir le développement du capitalisme actuel et le détournement de la doctrine de la Prédestination qui a été transformée a posteriori en idéologie séculière servant à cautionner les pires abus du capitalisme et à stigmatiser les pauvres ("loser" par la volonté divine).
Rappelant qu’il n’y a plus aujourd’hui un seul universitaire pour défendre la thèse principale de Weber, l’auteur conclue : Calvin est-il donc le père du capitalisme ? En levant l’interdiction qui
pesait sur la pratique du prêt à intérêt, Calvin a certainement apporté
au développement du capitalisme une forme d’accélération
importante, dont lui-même n’a pas pu imaginer l’ampleur. Ceci dit, ce
qu’on appelle aujourd’hui le « capitalisme sauvage », utilitariste,
individualiste, sans souci d’éthique sociale, subordonné à la loi du
profit personnel, est une « éthique » économique que Calvin lui-même
aurait condamnée avec la plus grande fermeté et qui ne peut, en aucun
cas, se réclamer de sa paternité.
Pour ma part, je pense qu’il faudrait renverser la thèse de Weber et voir en quoi le capitalisme - déjà largement constitué à la fin du moyen-âge - a trouvé dans le christianisme réformé une théologie favorisant son développement à l’ère industrielle, au point de finir par influencer celui-ci (d’aucuns diront le pervertir).
Bah voyons... lâche-toi et fais-toi plaisir. Attaquer le messager, pas le message... "européiste", bouh, tout est dit. Manque de bol, je suis "nationaliste", ce qui n’exclue pas le réalisme...