https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/https://hormon-osteoporosezentrum.de/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/https://akperstg.ac.id/
zonawin777zonawin777
Joe Chip - Agoravox TV

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

Joe Chip

Joe Chip

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 2423 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0


Derniers commentaires




  • 4 votes
    Joe Chip Joe Chip 5 juin 2018 19:15

    @Hieronymus

    L’erreur de De Gaulle a été de sous-estimer trop longtemps l’importance de la question sociale et de la laisser en gestion aux communistes. De Gaulle était un homme du XIXème siècle, il pensait qu’un pays ordonné et une gestion équilibrée des dépenses de l’Etat suffisaient à répondre aux besoins essentiels de la population : pour le reste, il fallait la "grandeur". Or, en 69, il était déjà trop tard, surtout en y répondant à travers un référendum sur la régionalisation.

    Le fait de lier son mandat à l’approbation par référendum, dans la mesure où sa légitimité avait été fortement réduite par mai 68, était justifiée, et somme toute logique compte tenu de la nature de la cinquième : il estimait à raison qu’en cas d’échec il n’aurait pas eu l’assise suffisante pour continuer à gouverner. On a trop soupçonné De Gaulle de vouloir devenir un "dictateur" pour ne pas en tenir compte. De Gaulle a quitté le pouvoir parce qu’à ses yeux diriger un pays sans légitimité populaire n’avait aucun sens, ni aucune justification. 

    Bref, il a réagi en bon démocrate dans le sens des institutions de la Vème, qui confèrent au président de grands pouvoirs en contrepartie de sa légitimité. Cette légitimité dans la Vème est liée à l’élection et à des critères politiques objectifs, mais elle inclue aussi une part de mystique et une dimension charismatique qui renvoient à la monarchie. Macron l’a bien compris, c’est pourquoi aussitôt élu il a entrepris d’assumer tout l’aspect symbolique de la fonction que Sarkozy et Hollande avaient rejeté, chacun à leur manière. Evidemment, il l’ a surtout fait sur le plan de la com’, mais ça montre bien que la légitimité du président dans la Vème ne dépend pas seulement du processus politique. 

    Dans ce contexte, un référendum peut avoir valeur de plébiscite, et c’était le sens de celui voulu par De Gaulle en 69. 



  • 3 votes
    Joe Chip Joe Chip 5 juin 2018 13:45

    Le but de la régionalisation proposée par De Gaulle était "d’associer la représentation des activités productrices et des forces vives de notre peuple à toutes les mesures locales et législatives concernant son existence et son développement", autrement dit de créer de la participation au niveau local en favorisant l’intégration capital/travail.

    Absolument rien à voir avec la pseudo-décentralisation administrative réalisée sous Mitterrand qui a créé le fameux "mille-feuilles" administratif en multipliant les niveaux de décision, une sorte de délocalisation jacobine.



  • 12 votes
    Joe Chip Joe Chip 5 juin 2018 11:22

    Onfray est un sophiste qui maîtrise à la perfection l’art de s’imprégner de l’air du temps tout en faisant semblant de le remettre en question, de l’interroger.

    Je crois que certaines prises de position politique un peu "aventureuse" l’avaient ces dernières années mis en porte-à-faux par rapport au petit monde médiatique et qu’il travaille depuis quelques mois à relisser son image. Rejeté à l’extrême-droite par les médias qui l’ont qualifié d’intellectuel réac, il se complait dans une posture de socialiste libertaire - largement réinventée - et de girondin décentralisateur qui présente surtout l’avantage de rester théorique sans l’engager à rien politiquement parlant ! Je suis contre Macron, contre Mélenchon et contre Le Pen, vive l’abstention ! Bah voyons, gros malin... 

    Sa défense du "socialisme communale libertaire" (socialisme d’autant plus défendable qu’il n’a jamais vraiment existé dans les faits) contre les hordes de jacobins centralisateurs est l’archétype de la thèse inodore et surtout indolore qui ne peut rencontrer aucune opposition.    

    Rajoutez à ça le fait de soutenir bruyamment Israël depuis quelques mois tout en réduisant le terrorisme islamiste à l’interventionnisme occidental - hypocrisie totale - et vous tenez la une combinaison médiatiquement gagnante qui explique le retour en grâce d’Onfray sur les plateaux télé. On voit d’ailleurs à quel point Moix et Ruquier buvaient cette fois ses paroles comme du petit lait (ses derniers passages furent plus mouvementées).

    Un peu d’anticommunisme primaire et de provincialisme à temps partiel (je suis pour la province mais je passe mon temps à faire de la promo dans les médias parisiens) et le tour est joué, toutes les cases du conformisme médiatique sont cochées tout en se donnant l’air d’être un esprit libre, un trublion : bien joué ! 

    Enfin, il fait sienne la (vieille) thèse téléologique (l’histoire réinterprétée en fonction d’une finalité et non comme un processus historique) et controversée des Sternhell, BHL & cie sur l’origine du totalitarisme et du fascisme que ces derniers font remonter linéairement à Rousseau en passant par Lénine, Robespierre selon une approche déterministe de l’histoire (Lénine a lu Robespierre, qui a lu Rousseau, donc Rousseau est responsable des goulags). Cette thèse est d’autant plus absurde qu’il est très facile de démontrer que tous les courants politiques et idéologiques modernes (et pas seulement le "totalitarisme") trouvent leur racine dans le bouillonnement idéologique de la Révolution française.   

    A n’en pas douter, Onfray le rebelle médiatique tiendrait un tout autre discours si Marine Le Pen ne s’était pas plantée à ce point lors de la présidentielle, mais il faut bien continuer à vendre ses livres de "philo" en tête de gondole dans les Leclerc...

    Sur le seul plan historique, il est d’une rare malhonnêteté intellectuelle en instruisant toujours à charge. Il s’appuie paradoxalement sur la vieille historiographie marxiste de la révolution française (caractérisée par sa complaisance envers le jacobinisme) pour justifier sa propre lecture complaisante du girondisme dans une compréhension binaire et renversée de l’histoire. Déjà il est absurde de substituer à une mythologie jacobiniste une mythologie girondine qui ne correspond pas à la réalité. A l’écouter, le girondisme en 1789 incarnait un présocialisme libertaire et fédéraliste dont Proudhon aurait été l’héritier bafoué, vaincu par les méchants jacobins totalitaro-marxistes. Mais avec Onfray, on ne sort surtout jamais de l’histoire polémique et sensationnaliste qui fait vendre des livres et qui passe bien à la télé... lâcher sa petite phrase sur la Vendée chez Ruquier, ça ne mange pas de pain, et ça permet de capter un certain lectorat.... tout est calculé chez ce type, c’est d’ailleurs à ça que l’on reconnaît les sophistes médiatiques qui se soucient davantage de la réception de leurs idées que de la défense de leurs idées. Ils ne sont jamais vraiment dans le faux puisqu’ils ne sont jamais tout à fait dans le vrai, ce qui leur permet de se placer habilement de tous les côtés et de ne jamais apparaître comme aligné.  

    Si on reprenait le film de tous les déplacements idéologiques subtils d’Onfray depuis 30 ans, on le verrait se déplacer tantôt à gauche, tantôt à droite, sans jamais trop s’éloigner du confort du centre en fin de compte. 



  • 4 votes
    Joe Chip Joe Chip 24 mai 2018 12:10

    @Qirotatif

    La focalisation sur l’Islam (modéré, conservateur, radical ou autre) est totalement contreproductive. Outre le fait que la critique "culturaliste" de l’Islam nous met rapidement en porte-à-faux avec les "valeurs républicaines" et "valeurs libérales" professées depuis 40 ans par les élites et les politiques - on pourra toujours t’opposer que 5, 10, 15 ou 20 millions de musulmans en France restent des citoyens français jouissant des mêmes droits que les autres et dont la liberté est bornée par les mêmes limites que les autres, l’argument est juridiquement imparable comme les Islamistes du CCIF l’ont bien compris - elle passe à côté de la question fondamentale dont toutes les autres ne sont en réalité que des aspects ou des déclinaisons dans les sphères économiques, sociales ou culturelles, qui est évidemment celle de la transformation (ou l’évolution selon le point de vue) démographique de la société française.

    Or, si tu regardes bien, c’est la seule question qui est totalement taboue en France, le seul fait de la poser est synonyme d’exclusion médiatique (alors que la critique de l’Islam est parfois encouragée) et de marginalisation dans la vie intellectuelle. Même le FN a renoncé à la poser pour prôner une assimilation devenue indéfendable dans le contexte de la mondialisation et qui a surtout été un échec retentissant depuis au moins 30 ans. 

    Les données soit n’existent pas, soit sont verrouillées par une poignée d’experts du CNRS. Hervé le Bras armé de son petit sourire en coin peut ainsi raconter d’émission en émission que le nombre d’étrangers est "stable" en France depuis les années 20 (!) et que l’extrême-droite raconte "n’importe quoi" tout en concédant avec malice aux anti-immigrationnistes que la population française s’est "transformée", pour le mieux évidemment.

    L’outil de base de la manipulation de la réalité est le contrôle des mots. En contrôlant le sens des mots, on censure et on manipule ceux qui doivent les utiliser en leur imposant une médiation qui dénature leurs propos ou les rendent inopérants par rapport à la réalité. Pour le dire de manière un peu simpliste, plus ou parle d’Islam, et moins on parle paradoxalement d’immigration. On n’aurait à vrai dire même pas à poser la question de la présence d’imams intégristes et de terroristes étrangers sur notre territoire si les procédures techniques d’immigration, d’acquisition de la nationalité ou de maintien sur le territoire étaient révisées sur la base de critères concrets et rationnels, comme c’est par exemple le cas en Suisse. 

    La culturalisation de la question migratoire à travers la critique exclusive de l’Islam, d’ailleurs exacerbée par une certaine droite avide de sensationnalisme (halal, voile, etc.), est un piège sémantique qu’il faut à tout prix éviter ou dont il faut se sortir. 

     



  • vote
    Joe Chip Joe Chip 14 mai 2018 18:05

    Mesnard a malheureusement un côté "tête à claques" qui fait qu’il est parfois difficile de se sentir en solidarité avec le personnage. Il a par ailleurs tendance à mettre en scène l’ostracisme généralisé dont il est ou prétend être la cible, ce qui n’arrange pas les choses quand il est réellement victime de ce genre d’agression.

    Ceci étant dit, il a évidemment raison sur le fond, en France certains violences politiques sont tolérées (contre la droite et l’extrême-droite) quand d’autres font l’objet d’une réprobation immédiate et excessive. 
    Tant que des militants d’extrême-gauche ne seront pas sévèrement punis par la justice, ce climat de chasse aux sorcières perdurera car des habitudes ont été prises depuis les années 70 (censure au sens physique du terme de certains discours au nom d’un antifascisme d’opérette). 
    En outre, je pense qu’il y a une arrière-pensée de la part des autorités qui se disent que tant que ces groupuscules occupent la rue et l’espace protestataire, les militants et groupuscules d’extrême-droite resteront cantonnés à la portion congrue c’est à dire pour l’essentiel à la sphère internet et à des actions confidentielles, ce en quoi ils ont d’ailleurs parfaitement raison. 
    Le problème, c’est qu’il y aussi a souvent chez ces gens des "clients" difficiles à faire condamné : fils de bonne famille, étudiant en grandes écoles... comme on l’a encore vu avec les manifs récentes où la police a arrêté des cadres (dont un diplômé de Centrale) et un fils de chercheur du CNRS chez les blacks blocs. 
Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité