Certes nous sommes
dirigés par des nullards incompétents. Mais ils n’ont aucun souci à se faire
pour deux grandes raisons :
1) Ils tiennent
les médias qui fabriquent l’opinion. Joseph Goebbels, le ministre de la
propagande du IIIe Reich expliquait déjà qu’un mensonge répété 4 fois reste un
mensonge, mais devient vérité s’il est répété 100 fois.
2) Le RN,
Reconquête, Debout la France, les Patriotes,... n’ont toujours pas compris
qu’il leur faut suivre la voie empruntée par .... Mitterand !!!! Mité était
diabolique, mais très intelligent ! Il comprit que pour accéder au pouvoir il
fallait l’UNION. Alors il signa le Programme Commun de gouvernement avec les
communistes... et abattit la droite.
Hélas, en 2023, nous observons
le spectacle lamentable de patriotes aux ego démesurés s’entredéchirer au lieu
d’élaborer (par exemple) un PROGRAMME COMMUN PATRIOTIQUE qui souderait une
union crédible et créerait une dynamique de groupe. Le problème (qui semble
culturel chez les patriotes) est la présence de chefs qui se considèrent comme
des êtres providentiels, des Bonaparte du XXIe siècle, au lieu de considérer
l’intérêt supérieur du pays !
Ce qui fait la force de Macron, c’est la faiblesse de ses opposants qui
croient gagner à l’usure .... alors qu’ils contribuent aussi à la destruction
du pays en jouant "perso".
J’ai bien dit cela (je m’en souviens très bien) en discutant avec
des astrophysiciens à la cafétéria du laboratoire ! On comprend cet extrait
quand on le place dans son contexte qui était une discussion sur l’impact
comparé pour l’humanité des connaissances sur l’infiniment grand (donc les
théories cosmologiques) et l’infiniment petit (disons biologie moléculaire,
mécanique quantique). Quelle relation avec notre débat sur la capacité de
permettre à des systèmes artificiels de définir des solutions à des situations
(problèmes) non enseignées ? Nous sommes en train de mélanger un peu tout.
Vous écrivez : "mes propos sont fertiles précisément parce
qu’ils sont issus d’une intelligence vivante et qualitative tandis que les
vôtres sont stériles parce qu’ils sont privés d’une intuition de la vie".
Mais que voulez-vous dire ? Vous utilisez une expression que vous n’avez pas
définie : "une intuition de la vie".... Que signifie-t-elle ? Que
faut-il comprendre ? Et mes propos seraient stériles alors qu’en tant que scientifique,
"j’hérite" par ma formation d’une rigueur de pensée qui a permis de
découvrir (en vrac comme cela me vient à l’esprit) l’électromagnétisme, la
gravitation, la mécanique quantique, la physique nucléaire, la biologie
moléculaire, la génétique, etc . Cette pensée a produit toutes les inventions
du monde moderne, moteur à explosion, pile à combustible, réacteur nucléaire,
avion, train, communication sans fil, vaccin, chimiothérapie, microprocesseur,
....
En
fait, nous ne pouvons pas nous comprendre. J’arrête ici. Je vous souhaite cependant une bonne
santé parce que "la vie est misérablement courte".
En fait, je suis directeur de recherche émérite au CNRS... et j’ai
beaucoup travaillé sur les méthodes d’apprentissage et comment permettre à un
système artificiel de donner des réponses alors qu’il ne peut construire aucune
représentation exhaustive de son environnement (environnement au sens abstrait).
Ce qu’il est important dans les sciences, c’est de passer de représentations
conceptuelles, abstraites indispensables (ex : concepts de la mécanique
quantique...) à des outils ou des principes qui permettent de devenir
quantitatif (ex : équation de Schrôdinger). La science doit être prédictive et quantitative.
Le problème est que votre vision de l’intelligence est exclusivement qualitative
et que par conséquent, elle ne permet en aucune façon de concevoir des systèmes
capables (plus ou moins) d’être intelligents, c’est-à-dire que prendre des
décisions ou donner des réponses en dehors de situations prévues. Relisez mon
premier commentaire : j’y décris (sommairement certes) quelques méthodologies appliquées
pour commencer à concevoir des systèmes artificiels autonomes. C’est cela qui
est important... ce sont ces idées qui risquent de faire basculer nos sociétés
en produisant des millions de chômeurs.
Là, nous discutons de façon formelle sur la notion d’intelligence et
sur la nécessité de la réserver au vivant alors que terme "vivant"
n’est même pas défini !!! Savez-vous qu’il faudrait des ouvrages entiers pour
essayer de définir ce qui est vivant ? Notre discussion est stérile et ne ferait
en aucune façon progresser l’intelligence dite artificielle.
Vous écrivez : "Un système doté d’un thermostat
(réfrigérateur, radiateur, etc.) est capable de s’adapter". Eh non. Il ne
s’adapte pas. Il ne fait qu’exécuter ce pour quoi il a été conçu. C’est un
automatisme simple, obtenu souvent en intégrant une simple boucle de contre-réaction
dans l’implantation pour maintenir un paramètre à une valeur de consigne.
Un système (vivant ou artificiel) peut être qualifié d’intelligent quand il devient CAPABLE DE PRENDRE UNE DÉCISION, DE
RÉAGIR A UNE SITUATION (NON PROGRAMMÉE,
NON PRÉVUE, NON RENCONTRÉE) POUR RENFORCER (OU MAINTENIR) UNE PROPRIÉTÉ.
Il n’y a aucune raison de réserver cette définition au
vivant, d’autant plus qu’il faudrait d’abord définir ce qu’est le vivant, ce qui
est peut-être encore plus difficile que de définir l’intelligence.
Quelle est votre définition d’un système intelligent ?
Philippe Guillemant a parfaitement raison. Beaucoup de gens (surtout
les journalistes d’ailleurs) confondent intelligence et quantité d’informations
stockées en mémoire. Or l’intelligence ce n’est pas que la taille de la mémoire.
Un système est intelligent, comme le dit Philippe Guillemant, quand il est capable
de s’adapter, c’est-à-dire de trouver une solution à une situation ou un
problème qu’il n’a jamais rencontré et qui n’est pas décrit dans sa mémoire !
Par exemple, la dernière question d’un problème de maths
sort souvent du programme enseigné et par conséquent est un test
d’intelligence. L’élève est-il capable de sortir de son acquis en mémoire pour
s’adapter (trouver une solution) à une question nouvelle ?
Il faut aussi comprendre que dans nombre de situations, l’intelligence
Artificielle (donc l’ordinateur), avant de prendre une décision, apprécie la
situation en calculant une FONCTION dite D’ÉVALUATION. Le point capital est que,
pour le moment, c’est l’HOMME QUI SÉLECTIONNE LES VARIABLES PERTINENTES ENTRANT
DANS CE CALCUL et c’est TOUJOURS L’HOMME qui a écrit la fonction d’évaluation
calculée par la machine.
Pour le moment, la machine ne fait pas évoluer sa
fonction d’évaluation, bien que cela ne soit pas en principe impossible en
appliquant ce que l’on appelle l’apprentissage par renforcement basé sur l’analyse
des situations rencontrées antérieurement.
C’est la machine (au jeu d’échecs
par exemple) qui applique les règles définies par l’intelligence humaine, avec
l’avantage considérable de pouvoir exécuter des algorithmes très complexes que
l’homme peut définir ... mais qu’il est incapable d’exécuter !!! Au final, l’homme,
avec ses capacités d’abstraction donne à la machine, la capacité de le battre !