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  • Premier article le 10/12/2009
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Derniers commentaires




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    toug toug 21 mars 2013 12:31

    Le rap c’est sataniste. Comme le rock.



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    toug toug 19 mars 2013 16:20

    C’était ironique. Je disais ami dans le sens ou tu partages un peu la même idéologie au niveau du conservatisme, une volonté à lutter contre le libéralisme culturelle ( en pensant que c’est le moyen de lutter contre le libéralisme économique alors que l’histoire montre bien que ca ne fonctionne pas du tout ) en préférant les valeurs morales antilibérales, conservatrices et traditionnelles ect...
    Sinon pour tes critiques de l’auteur du papier, ca m’interesse pas. Je le connais pas. Et ces critiques sont partagé aussi par des gens au profil très différent de toute manière. Ce sont des attaques adhominem qui n’ont pas à polluer un débat de fond. On pourrait faire la même chose avec Michéa ca n’aurait pas plus d’intérêt : Michéa un nostalgique petit prof plein de ressentiment car il n’ a pas réussit sa carrière bla bla bla et autres conneries et analyses psychologiques à deux centimes. Le débat doit se situer au dessus de cela.



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    toug toug 19 mars 2013 14:45


    " Les imaginaires politiques construits sur une opposition binaire, comme l’est celle de la gauche et de la droite, ne sont pas propices au déploiement de jeux idéologiques subtils, même si on leur adjoint un centre et des extrêmes. Une opposition binaire, c’est tout con. La sophistication des arguties qui, depuis deux siècles, ont nourri les produits d’appel de l’intelligence française a reposé sur le tour de passe-passe consistant à transformer cet espace binaire en un espace ternaire. 

    .

     La machinerie en est assez simple. Elle combine deux modalités historiques de l’opposition à la pensée des Lumières et/ou à ce que l’on désigne aujourd’hui par le terme fourre-tout de "libéralisme". La première, illustrée par les écrivains de l’Action française, consiste à dénoncer l’universalisme abstrait au nom des droits du particulier et, surtout, des particularités nationales ou régionales. La seconde, empruntée par le mouvement ouvrier, fonde l’opposition au libéralisme, non sur la nostalgie des ordres traditionnels, mais sur le dévoilement des nouvelles formes d’exploitation générées par le marché.

    .

     A ces deux types de critique sont associées deux conceptions très différentes du peuple et de l’émancipation. Dans le premier cas, le terme de peuple désigne les gens dits "ordinaires" enracinés dans des cultures locales, et gratifiés de "croyances", de "valeurs" et d’une identité "authentiques". Dans le second cas, il recouvre tous ceux, quelle que soit leur origine, dont la force de travail est exploitée au profit des possédants. C’est-à-dire les prolétaires, dans l’idiome du socialisme. Quant au processus d’émancipation, il est, dans le premier cas, tourné vers le passé. C’était mieux avant. Et, dans le second, orienté vers le dépassement, et non vers la remise en cause des exigences d’autonomie individuelle, dont les premières Lumières radicales ont jeté les fondements.

    .

     Dans la pratique des luttes idéologiques, ces deux critiques peuvent se recouvrir partiellement, surtout dans les périodes marquées, comme la nôtre, par les offensives effrénées du capitalisme : elles sont particulièrement favorables à la prolifération de discours qui prennent appui sur les conséquences désastreuses du capitalisme pour entreprendre la restauration des valeurs traditionnelles. 

    .

     Or, parce qu’ils s’affirment anticapitalistes, ces discours peuvent, d’un côté, trouver un écho à gauche. Et, de l’autre, parce qu’ils prônent le "retour aux vraies valeurs", séduire une droite nostalgique, effrayée des effets délétères du capital auquel elle a donné tout pouvoir. C’est ainsi que les années 1930 ont vu fleurir de multiples écrits, émanant de personnalités se réclamant du "ni gauche ni droite" (ceux que Jean-Louis Loubet del Bayle a appelés les "non-conformistes des années 1930"). Quelques années plus tard, certains ralliaient le gaullisme et d’autres, plus nombreux, le pétainisme.

    .

     Et c’est de nouveau le cas aujourd’hui. Jean-Claude Michéa est un exemple typique de ces nouveaux PAMPHLETAIRES qui se revendiquent "INCLASSABLES". 


    Leur profération peut trouver une oreille favorable chez ceux qui, à l’extrême gauche, cherchent à se positionner contre la gauche parlementaire, en se réclamant du peuple trahi. Mais elle a tout pour plaire aux médias de DROITE, qui leur accordent volontiers attention et entretiens, puisqu’ils s’en prennent principalement, il faut bien le dire, à la gauche.

    .

     Voilà pourquoi il n’est pas facile de rendre compte d’un ouvrage qui, comme c’est le cas du Complexe d’Orphée, assène des vérités indéniables, mais sans craindre de les fondre dans des AMALGAMES des plus contestables. 

    .

     Cela en mêlant, par exemple, la critique du "marché mondial" et la critique des "droits de l’homme" ; ou la "lutte contre les discriminations" et le "libre-échange". Ainsi, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) serait coupable de prôner la "valorisation de l’homosexualité". De même, la cause des sans-papiers ne serait qu’une "invention" des médias associés au show-business. Ces différentes faces de la culture "avant-gardiste" et "branchée" auraient finalement le même objectif : détruire notre "héritage historique ou naturel", pour lui substituer l’adhésion inconditionnelle au capitalisme globalisé. Quant à la révolte des banlieues, qui a fasciné "les intellectuels parisiens", elle ne serait que la manifestation des expressions les plus barbares de la société consumériste moderne.

    .

     La pesante démonstration qui occupe l’essentiel du livre voudrait nous faire croire que l’on peut être "de gauche", voire - lâchons le mot - "anarchiste", tout en s’affirmant "conservateur" et même "réactionnaire".

     

    Cela à condition de rompre avec le "nomadisme deleuzien", avec "l’amoralité constitutive" du libéralisme cupide, enfin avec l’individualisme "narcissique" qui entend s’affranchir des "montages symboliques" sur lesquels repose l’ordre social.

    .

     Pourrait alors s’engager la vraie révolution (conservatrice ?) qui refondera la société sur les valeurs de la "décence commune", du "don", de la "gratuité", du "désintéressement", de la "dignité" et de la "loyauté".

    Que l’on revienne donc, au plus vite, aux valeurs ancestrales, et "l’économie de marché" se trouvera d’un coup "abolie".

    .

     On croit rêver. Français, encore un effort pour devenir anarchistes.

    .

     Ces voeux pieux sont soutenus par des invocations récurrentes de saint Orwell (qui doit se retourner dans sa tombe !), objet, de la part de Jean-Claude Michéa d’une véritable entreprise de captation. 

    .

     Comme ses prédécesseurs, les anticonformistes des années 1930, l’auteur du Complexe d’Orphée entend prendre appui sur la "sensibilité populaire" et même sur la "colère du peuple" pour lutter contre "la police de la pensée". 

    .

     Qu’il existe aujourd’hui une sorte de "police de la pensée" est plus que plausible. La question est de savoir dans quelle mesure la pensée de Jean-Claude Michéa n’en est pas elle aussi une expression particulièrement retorse." Luc Boltanski



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    toug toug 19 mars 2013 14:15

    Il ne prends pas la mouche. Il aimerait même organiser un débat avec lui. ( t’as écouté la video ? ) Je ne trouve rien de confus dans son propos. Et je ne vois aucune double pensée. ( je vois pas ou dans ta démonstration, ou plutôt dans ton copier coller d’un commentaire tu montres une quelconque double pensée. ) il souligne juste les contradictions qu’il y a dans la thèse ( non démontré ) de Michéa auquel tu ne réponds pas non plus.
     La thèse de Michéa n’est pas démontré empiriquement et elle a de nombreux contre exemple. Les liens entre extrême gauche,  émancipation de l’individu  , libéralisation des moeurs ect et  dérégulation économique ne sont en réalité aucunement démontrés, alors que les corrélations entre identité nationale, traditions et capitalisme financier sont au contraire bien effectives, nombreuses et actuelles... Comme dit Bricmont il n’y a aucun lien logique entre les deux : Je peux très bien avoir une vie individuelle, personnelle, sexuelle, une pensée libre c’est-à-dire non soumise à l’État ou à l’église et travailler dans un collectif autogéré.
    Pour moi un esprit rationnel devrait rester extrêmement sceptique sur cette thèse. A moins d’etre dans une nouvelle religion Michéaiste. Ou être réactionnaire. Toi par ex avec tes amis cathos ou royalistes nostalgiques, pessimistes et réac ( et souvent très antisémites ), les soraliens fan de Sigaut par ex( plutôt médiocre comme historienne ) ect tu n’aimes pas les lumières visiblement : pourtant : tu es pour la liberté d’expression et contre la torture sans te rendre compte que ce sont des acquis des lumières. Il y a plein de contradictions comme cela chez Michéa et ses laudateurs. Ce serait vraiment interessant un débat entre Bricmont et lui.
    Un peu de lecture.



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    toug toug 19 mars 2013 02:49

    @Machiavel.
    Sans donner mon opinion sur la discussion ( je suis pas forcément en total désaccord avec ce que tu dis ) je voulais juste souligner une petite contradiction chez toi que je remarque ( ce qui te permettra peut être de faire avancer ta réflexion sur le sujet, ou du moins la complexifier ) : Tu affirmes "on est responsable", il ne faut pas mettre tous sur le dos de la manipulation ect ( point de vue plutôt défendable à mes yeux ) tout en pensant en même temps ( selon nos précédentes discussions ) que la liberté n’existe pas réellement, c a d en défendant un point de vue ultra déterministe à la Spinoza ( même si je sais bien que c’est pasune opinion définitive/catégorique évidemment ) : la question est si on a pas le choix, si on est totalement déterminé ( par un tas de facteurs, pk pas le facteur de la propagande médiatique par ex ) en quoi on est responsable de quoi que ce soit ? On en revient à la question du libre arbitre.
    La fameuse aporie qu’il y a chez tous les déterministes à la spinoza comme Nietzsche : Nietzsche dit que le seul moyen d’être libre est de consentir à la volonté de puissance ( le conatus de spinoza ), c’est à dire la seul liberté que l’on a est de devenir ce que l’on est mais comment décider de consentir à quoi que ce soit si on est pas libre à la base ? Comment je peux faire pour devenir ce que je suis si le déterminisme est total ?
    On peut résumer la question entre trois options :
    Première option : l’option pessimiste, je ne peux rien faire et juste constater le déterminisme.

    Deuxième l’option : l’optimiste : tu peux devenir ce que tu n’es pas, il suffit de le vouloir, on est responsable de ce qu’on est ect.. ;

    Et pour échapper à cette alternative il y a une position agile, la nietzschéenne :celle du devenir ce que l’on est. Nous sommes déterminé, nous avons pas le choix , nous avons la liberté de consentir à ce qui advient. Consentir à la force qui me fait être ce que je suis. C’est une sorte de ruse de la raison, ce que je suis je dois vouloir l’être. Position théorique évidemment. Je suis dans le tout que je constate et il faut consentir à ce qu’a fait la nature de moi.

    En pratique : il s’agit de savoir d’abord qui est « JE ». Le fameux "connais toi toi même", il s’agit de savoir qui on est, partir à la quête existentielle de soi pour savoir qui on est. Elle est assez simple au premier abord : je suis mon corps. Je suis ce que les atomes me font être ect. Donc d’abord essayer de trouver nos déterminismes les plus essentielles pour pouvoir ensuite espérer réussir à avoir la possibilité d’user d’un libre arbitre faible et précaire ;Mais est ce réellement possible ? Là est la question. Peut être dans une infime proportion... Proportion bien sur très inégalement répartie chez les individus ; Un bourgeois née dans un milieu privilégié à bcp plus de chance de pouvoir user d’un peu de libre arbitre par rapport à un trisomique 21 par ex...

    Mais bon au final cette alternative souffre malgré tout de l’aporie souligné plus haut...

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