@sls0 On est passé de être à avoir, on est devenu des consommateurs, des boulimiques de la possession.
Diviser pour mieux régner, le marketing est passé par là à la manière du billard à bandes, indirecte.
=> Je n’ai pas l’impression que les gens qu’on voit dans la vidéo de cet article soient dans l’avoir, et soient divisés... ils n’ont pas grand chose à voir avec le type qui fait la queue 2 jours pour le nouvel iPhone. Par contre je constate qu’il ne peuvent rien, et que toutes les cartes sont dans les mains du pouvoir.
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La question de l’être et de l’avoir est une chose, mais ici il s’agit à mon sens plutôt de droits et de devoirs. Ces gens exigent leurs droits et demande la justice, plutôt que de protéger effectivement leurs droits et le principe de justice. Ils sont des sujets qui demandent la clémence - attention loin de moi l’idée de les accuser directement, nous sommes tous coresponsables de cet état !
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Vous pouvez essayez de reproduire dans un pays plus riche et égoïste pour voir si ça fonctionne.
=> Avec un smartphone ce serait facile... mais avec les moyens purement humains, ce serait simplement cocasse :D
Effectivement, le problème des déchets est en grande partie lié à la société marchande : dans ma poubelle il y a très peu de déchets indispensables.
Par contre "il suffit de tourner" ça je ne sais pas. Et si quelqu’un ne veut pas ? Il faut une force coercitive ? OK pour les petites communautés, mais quid des villes ?
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Et puis reste la question du proctologue, là on ne peut pas tourner et il se pose la double question de la compétence et de l’envie (pas très sexy comme métier).
@concombres Je suis assez d’accord et m’oppose également à cette pulsion de mort.
Par contre il ne faut pas verser dans l’optimisme et oublier le pragmatisme :
Le monde économique est beaucoup beaucoup plus fragile que ce que les commentaires ici présents laissent entendre.
=> Il est également très violent, et résistera de toute ses forces au changement.
Poser les questions de la viabilité n’induit pas un immobilisme. Dans l’histoire (oui on peut se référer à l’histoire sans tout ramener au néant), il y a pas mal d’exemples de projets naïfs qui se sont terminé par des bains de sang.
Une des causes de l’avortement du projet sous-jacent aux évènements de 1871, est justement que les communards ont été naïfs...
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Personnellement je peux envisager de mourir pour des idées (encore que jamais confronté au problème bien sûr), mais je vais éviter de crever par manque de prévoyance...
@Avlula La question qui me vient quand on parle de société non-marchande c’est : Qui videra les poubelles ? Et pourquoi pas également : Y aura t-il encore suffisamment de proctologues ?
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Il est possible que l’évolution de la société entraînant une évolution des mentalités cela ne pose en fait aucun problème. Il est très difficile de juger de la viabilité d’un système global (qui implique une évolution des mentalités) à travers le prisme de la société actuelle.
Merci pour le partage. Le cas de ce monsieur est édifiant... les flics dans les mains du fric. — Maintenant il faut faire notre introspection, au delà du "Comment en est-on arrivé là ?", je poserais la question de "Pourquoi nous ne pouvons plus résister ?". Cette vidéo, qui conte une histoire similaire sur un autre continent semble avoir un tout autre dénouement. Je ne dis pas que cela est transposable chez nous (histoire, sociologie, économie différentes), mais comment pouvons nous encore nous considérer comme citoyens si nous ne pouvons pas résister à l’oppression ? Si on considère que la "démocratie" nous donne des droits, notre devoir est de la protéger. Abandonner ce devoir, ne serait-ce pas in fine accepter d’en perdre les droits ? — La question est véritablement ouverte, je n’ai pas de réponse.