@Hieronymus Je ne suis pas sûr de bien comprendre ce que vous voulez dire par "prise de risque". Vous parlez de prendre position ouvertement en public sur un média ou sur son lieu de travail, par exemple ? Sinon, je ne vois pas ce qu’on "risque" à avoir une intime conviction dans un sens ou dans un autre, qu’on garde pour soi ou qu’on partage anonymement sur des réseaux sociaux. De toute façon, la question ne se pose pas ainsi pour celui qui ne voit pas le sens que vous donnez à l’événement : il ne voit pas ce que vous voyez, tout simplement, cela n’est une question de courage ou de manque de résolution. De plus, à quoi cela peut-il servir d’être dans une certitude et de l’être le plus rapidement possible ? Je peux le comprendre pour un commando engagé dans une opération éclair... mais pour des gens qui échangent sur un forum internet ?
@Hieronymus "est ce que l’individu doute par souci de la vérité ou est ce qu’il se réfugie dans le doute perpétuel par crainte de prise de risque ?"
C’est une bonne question à laquelle chacun doit répondre par lui-même, et que l’on peut tout aussi bien formuler ainsi : "Est ce que l’individu est dans la certitude parce qu’il accepte de prendre des risques ou est ce qu’il se réfugie dans la certitude perpétuelle par crainte de la vérité ?"
Mais il y a encore une autre question intéressante que nous devons tous nous poser : quand nous voyons du sens dans un événement et qu’à force d’y réfléchir tout semble s’emboîter parfaitement, le sens est-il dans les événements ou bien est-il dans notre esprit ? C’est une question qui se pose aussi bien pour le mathématicien qui voit du sens dans ses formules que pour l’astrologue qui en voit dans les configurations astrales. Elle a fait l’objet d’expériences très intéressantes qui ont mis en évidence que des sujets que l’on met au défi de trouver une logique dans une suite de nombres ou de figures (en leur faisant croire qu’il y avait une logique dissimulée) finissent souvent par en "trouver" une (en réalité à en construire une). Les êtres humains semblent nés pour trouver des explications à tout. Ou pour en construire. Distinguer ce que l’on découvre et ce que l’on invente n’est pas simple ; car, pour le cerveau, c’est la même chose !
Pour l’incendie de ND, je n’ai aucune certitude sur le plan des faits (excepté qu’il y a eu un incendie) Je vois du sens à l’événement, mais pour le moment c’est sur le plan symbolique. Je suis attentif à ne pas transposer naïvement le symbole sur le plan factuel. Par exemple un signe maléfique n’est pas forcément un acte malveillant concret. C’est parfois seulement un signe (ce qui est déjà beaucoup). Je vois dans cette catastrophe un signe très néfaste pour le président de la république (et pas du tout quelque chose qu’il contrôlerait, loin de là !) https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Maison_Dieu
A propos des conneries qui ont été dites et qui continuent à circuler sur Internet, une petite mise au point intéressante (il s’agit de la reconstruction dans ce cas) :
@Zatara "j’ai parlé d’une taille de poutre de 40/60 cm... mais je ne connais pas toutes les tailles et sections des pièces... dans la vidéo que j’ai relayé la poutre doit faire 20 cm de côté... et un chalumeau ne l’allume pas... Pensez vous qu’un mégot puisse l’allumer ? Et si non, pensez vous qu’un mégot puisse allumer une poutre de même type de 10 cm de côté ? Et de 5 cm de côté ?"
Je serais surpris d’apprendre qu’un mégot à lui seul puisse faire démarrer un feu au niveau d’une pièce de bois net et propre. En revanche, je serais très inquiet pour ma maison si je voyais des ouvriers jeter des mégots sur le plancher du grenier qui est garni par endroit d’une fine poussière de sciure ou de décomposition du bois extrêmement sèche et pouvant constituer le lit d’une combustion sournoise sans flamme. Un élément à prendre en compte aussi est le courant d’air qui peut raviver la température d’un mégot que l’on croyait éteint, ce qui se produit par exemple lorsqu’il tombe au pied d’une porte laissant passer une fine lame d’air.