@Gollum "car les distances sont telles que même la destruction totale de notre planète aurait le même impact que quand je tue un moustique dans ma chambre... bref, zéro.. "
Comment le savoir ? Comment évaluer "une distance" entre des "dimensions" différentes ?
Mais, certes, on ne peut pas non plus affirmer qu’il est évident qu’une explosion nucléaire a un impact important sur une dimension ou un "ailleurs" éventuel que l’on ne peut pas définir. Peut-être, peut-être pas...
@guepe "Pour moi , quand on a la flemme de se documenter sérieusement, il vaut mieux encore considérer la parole des "experts""
La plupart des discussions sur les forums (et pas que sur les forums) aboutissent à cette question : comment évaluer la source d’information à laquelle on va puiser. Or, cette question est bien plus complexe qu’il n’y paraît ; et la tentation est constante dans l’humanité d’y apporter des réponses simplistes avec des formules d’auto-persuasion de type religieux ou scientiste afin d’atténuer l’angoisse de l’incertitude.
@Zatara "la physique d’un bateau à voile n’a rien à voir avec les réactions décrites dans le processus qui mène à un incendie"
Evidemment, c’est une analogie illustrant le problème des fausses évidences... et non une comparaison. Croire qu’un voilier se déplace en étant poussé par le vent est une croyance analogue à celles que j’ai lues et entendues concernant les incendies de vieilles charpentes avec des poutres en chêne.
(J’ai hésité à vous faire seulement une réponse moqueuse du genre : "N’importe quoi, bien sûr que si qu’un incendie peut se déclarer sur un bateau à voile !")
@Zatara "aaaah... donc parce qu’un français sur 500 comprend comment un bateau peut remonter le vent et comment un incendie se déclenche, il est inutile, en tant que type lambda, de chercher à comprendre, puisque c’est bien trop compliqué (faut un QI de 200), et qu’il faut un bô diplôme reconnu par l’état ... je crois que j’ai tout bien comprite votre post là, ayè..."
Non, vous n’avez pas bien comprite ma remarque.
Puisque seulement un français sur 500 est capable de comprendre un incendie, il faut : — être capable d’évaluer son propre niveau d’incompétence (personnellement je me mets 1,5 sur 10 en connaissance des incendies). — augmenter son niveau de compétence sur le sujet si on a l’intuition que l’affaire le mérite (pour le moment, je ne sais pas encore si elle le mérite, mais je ne repousse aucune éventualité).
@maQiavel "Vous m’avez effectivement informé que l’Etat exige l’ honnêteté des enquêteurs , merci pour le renseignement. Cela étant , ça ne change rien au fond de mon propos : je ne considère pas ( il s’agit bien là de mon opinion , de ce que je juge légitime et non pas d’un fait établit ) que l’honnêteté doit être exigée chez un enquêteur ( quand bien même c’est ce qui se fait , ce que je ne savais pas ) , puisqu’il est dans la pratique impossible de garantir cette honnêteté , ce n’est donc pas elle qui me permettra de juger de la qualité d’une enquête. Ce n’est pas parce qu’un enquêteur prête un joli serment , respecte les procédures et les lois qu’il est véritablement honnête , je ne saurais statuer sur son honnêteté."
OK, je comprends mieux ce que vous voulez dire ainsi. Dans une perspective pragmatique, il n’est pas fiable de se reposer sur des exhortations à l’honnêteté ou des serments vertueux, et il vaut mieux mettre en place des protocoles de contrôle (si vous achetez une voiture, un rapport de contrôle technique est plus fiable qu’un serment théâtral du vendeur sous une statue de Saint-Christophe). Ce n’est pas faux ! Mais les engagements oraux devant témoins sont une composante importante de la vie sociale, qui ressortit à la métaphysique de l’honneur. Ils ont une autre fonction que celle de nous garantir concrètement contre les fourberies des malfaisants (bien qu’ils puisent peut-être y contribuer indirectement d’une manière subtile en élevant le niveau moral moyen d’une communauté). Les juges qui font prêter serment savent très bien qu’un menteur sans vergogne continuera à mentir après avoir juré de ne pas le faire. Le serment ne remplace pas le dispositif de contrôle mais il n’entre pas non plus en concurrence avec celui-ci, car il est d’une tout autre nature.