@thierry3468 L’homéopathie ayant un coût de 0,3 % (ou quelque chose comme ça, merci de corriger si je me trompe), sur l’ensemble des médicaments, il semble logique de supposer que la question n’est pas seulement comptable mais aussi idéologique, voire tout simplement psychologique. Il y a manifestement des gens que l’homéopathie énerve et qui veulent que le monde fonctionne uniquement sur leur paradigme à eux. Ces gens pensent que rien, absolument rien, même de très petit, même de minuscule, ne doit pouvoir exister en dehors de leur conception absolutiste et suprématiste de la réalité. Ces gens sont certains d’eux à 100 % de connaître la vérité ultime sur la santé et la médication, donc 99,7 % n’est pas suffisant pour les satisfaire. S’il reste 0,3 %, ils partent en croisade pour l’anéantir.
@Conférençovore "D’où la nécessité de tester en double-aveugle et rembourser que ce qui marche."
Oui, ça parait logique pour un certain nombre de médications mais ce n’est pas toujours possible de mettre ce test en oeuvre. Par exemple, quel est le critère de "ce qui marche" dans le cas d’une maladie comme "la grippe", où il n’y a pas concrètement de traitement antiviral permettant de la "guérir" plus rapidement que le système immunitaire (même pas le Tamiflu en pratique dans la plupart des cas courants) ? Puisque le traitement est (presque) toujours symptomatique (diminuer la sensation pénible d’être dans le fameux état grippal) ce qui marche le mieux sera de l’ordre du ressenti : par exemple la disparition du mal de tête, avoir l’esprit clair, la sensation d’être moins fatigué (ouais bon, c’est vrai que la fièvre reste un critère un peu plus mesurable en théorie mais pas tellement en pratique dans la plupart des cas)... Et pour certaines personnes, ce qui marche, c’est de prendre une pilule d’une certaine couleur qui porte un certain nom et qui est accompagnée d’une notice précisant certaines indications. Mais cela ne pourra pas être évalué en double-aveugle ni même en simple aveugle. Et cela n’implique pas forcément que l’effet ressenti soit seulement subjectif car tout ce qui est objectivement réel n’est pas forcément objectivé ni même objectivable (de même qu’il existe des innocents ne pouvant prouver leur innocence et des coupables dont on ne peut démontrer la culpabilité). Du reste, il serait raisonnable, même dans le cas d’un effet purement subjectif, de considérer que le médicament censé atténuer la sensation de l’état grippal a bien accompli sa mission (mais on retournerait à sa fonction de placebo).
... Et puisque c’est l’été, vous pouvez aussi demander à votre entourage comment une planche à voile peut aller dans une autre direction que celle du vent ou comment un surfeur peut se déplacer plus vite que la vitesse de déplacement de l’eau qui le porte. Voilà de quoi animer les barbecues de l’été (mais attention, pas de barbecue dans les greniers des cathédrales !)
@Zatara "Mais un feu de cette seule partie de la toiture n’aurait pas donné 2 alarmes et pas de fumée... Je peux concevoir un feu couvant pour de très grosses sections, mais pas pour du petit bois, fut il en chêne."
Je ne sais pas, je suis un simple spectateur. Mais il faut partir des faits et non de notre possibilité de les concevoir, du moins avant d’avoir réuni toutes les connaissances et toutes les informations factuelles disponibles et sûres. Et surtout il ne faut pas avoir d’opinion. Les opinions ne nous aident pas à comprendre, elles expriment seulement notre système d’interprétation du monde en montrant éventuellement aux autres comment nous manipuler. Demandez autour de vous comment un avion de 70 tonnes peut décoller avec aisance et se maintenir en l’air pendant des heures dans la bonne direction et vous serez peut-être amusé des "opinions" exprimées et parfois âprement défendues à ce sujet.