@maQiavel Je m’accorde avec l’ensemble de votre post de 15h32. J’ajouterais que c’est pour cela que l’approche bayesienne est intéressante pour exprimer son degré d’adhésion à une thèse (on pourrait aussi bien appeler cela le degré d’incertitude) en pourcentage. Par exemple, je suis "plus certain" de l’existence du Soleil que de l’existence de la planète Neptune. (Dans les deux cas, ça dépasse largement 50 % quand même. )
@PumTchak "Aujourd’hui, toutes sortes d’informations quotidiennes nous renforcent et entretiennent la cohérence avec ce que nous appris : la Terre est sphérique. Dire que la Terre est plate devient alors une destruction de sens de tout ce que nous appris dans la vie."
Dire que la Terre est plate est un "dire". Cela a-t-il déjà détruit du "sens" en vous, d’entendre "dire" quelque chose ? Le "sens" qui a besoin d’être protégé n’est pas du sens, c’est juste du caca mental qui sert à cimenter la folie collective. Il ne faut pas créer une cohésion sociale en prenant la démence partagée comme modèle. Les sociétés peuvent se fonder sur la recherche ouverte de la vérité et de la justice puisque ce sont des intuitions morales largement partagées au sein de l’espèce humaine (c’est déjà ce qu’elles font, du moins en partie). Je vous invite à lire ceci, si ce n’est déjà fait : https://dadark.ga/2228896780-eloge-de-l-insecurite.html
@maQiavel "Sauf si la certitude en question constitue une croyance qui cimente une communauté humaine , dans ce cas on peut comprendre que les hommes de pouvoir au sein de cette collectivité mettent en œuvre des moyens pour la préserver , y compris la coercition."
C’est bien pour cela qu’il faut en faire une disposition constitutionnelle qui empêchera les hommes de pouvoir d’agir ainsi. C’est le rôle de la constitution démocratique de nous protéger des excès de l’usage du pouvoir politique en lui conservant la bonne orientation de son exercice au service du bien commun. Mais cela n’est possible que si la population s’accorde sur l’idée que la protection du droit à l’incertitude contribue au bien de chacun et de tous.
@maQiavel "Je préférerai 1000 fois vivre dans une société dans laquelle nul ne serait inquiété pour son incertitude mais est-ce seulement possible ? On se le demande … "
Il n’existe pas non plus de pays dans lequel le viol n’existe pas du tout (on se demande aussi si c’est possible), mais ce n’est pas une raison pour ne point l’interdire. Le conditionnel ne mon "nul ne devrait jamais" exprimait un idéal moral. Mais il n’empêche que cela peut s’inscrire dans une constitution et se décliner sous forme de lois protectrices interdisant et punissant toute tentative d’ostraciser quelqu’un pour son incertitude, de lui faire abjurer ses doutes par menace et chantage, etc. Il n’y a pas d’obstacle juridique particulier à cela d’un point de vue technique, ni dans la formulation ni dans les applications (il y a des dispositions juridiques largement aussi complexes et subtiles dans d’autres domaines).