"Vociférer systématiquement sur les bienfaits de "la main invisible du
marché", de la nécessité des dérégulations et de l’auto-gestion
vertueuse des acteurs financiers privés après le 15 septembre 2008,
c’est vraiment du foutage de gueule, le summum de l’aveuglement
dogmatique."
Ca peut très bien se résumer comme ça, en effet. Merci.
Je fini par le croire aussi, Heptistika. Mais ce qui maintient mes doutes, c’est que j’ai déjà eu ce genre de discussion avec pas mal de personnes qui croient dur comme fer ce genre de simplisme. S’il s’avère que Oliderid joue le naïf, tant pis. Au moins ses sorties n’auront pas été laissées dites sans réplique, pour les autres...
"d’autres vont bloquer la concurrence avec des règlements contraignants tjrs via l’intermédiaire de l’état." . Bé oui, l’état ne fait rien d’autre qu’être mis à la disposition de celui qui s’en servira pour contraindre, dans son intérêt. Un état, c’est ce qu’en font les différentes tendances structurées via les acteurs politiques.
La classe politique n’est que l’interface entre les tendances directrices et l’appareil d’état, et ces tendances directrices sont toutes issues de la société civile (sinon de où ?).
Le "mal", comme vous dites parfois, est en celui qui récupère à son compte le fonctionnement de l’appareil d’état. Il n’est pas dans l’état. . Donc désigner "l’Etat", comme s’il s’agissait d’un corps substantiel avec sa propre motivation, et en faire la cause originelle de la mauvaise situation économique (pas pour tout le monde), en oubliant les aspects structuraux et leurs déterminations, les institutions civiles, les rapports de forces, en oubliant que l’état ne se résume pas à ses occupants (cad, les gouvernements successifs)... c’est un peu naïf. .
En ne s’en prenant qu’à l’état pour atteindre les causes des problèmes économiques, et en se focalisant uniquement dessus, on faites malgré soi le jeu de ceux qui détournent la puissance de l’appareil d’état à leur seul profit, car en attendant, on ne les désigne pas (un peu à la manière de l’autre glandu qui ne voit aucun visage à la finance - mais leur sert la main à la City).
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Et il n’y a pas à s’arrêter au constat que ce sont les politiques qui rendent faisable le détournement, car en disant cela on ne dit toujours pas qui sont leur commanditaires. Que beaucoup de politiques s’en mettent plein les poches, c’est clair, mais, en dehors des détournement de fonds, qui les leurs rempli gracieusement si ce ne sont des puissances privées, des "civils" ?
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Quant à la dérégulation pour favoriser les libertés. Dérégulons, dérégulons pour débrider.
Mais en soi il faut de la puissance pour maintenir n’importe quel configuration de l’état.
Si on ne veut pas que les tendances régulatrices - en gros les cartels - réinscrivent les privilèges des gros anticoncurrentiel dans les lois nationales, il faut aussi un état fort, c’est tout le paradoxe.
Du coup je me dis que plutôt que de se focaliser sur l’état, il serait plus intéressant de se focaliser sur les configurations politiques qui permettraient à un état d’être fort sans être lourd.
Joe Chip Merci pour l’info. . Mais pourquoi être aussi radical dans la conclusion ? Tout le monde ou presque utilise la phrase de Voltaire qu’il n’a jamais dite, ça ne fait pas de tout le monde des "pseudo-dissidents-vrais-fachos-qui-veulent-confusionner", si ? Et manifestement cette phrase que Churchill n’a jamais écrite parle à pas mal de gens, est-ce en-soi un mal ? . La vraie question n’est-elle pas : "Est-il vraisemblable que les mouvement "antifascistes" puissent avoir les attributs de ceux qu’ils dénoncent ?"
Culte du groupe, manichéisme, supériorité intrinsèque et attribution par seule appartenance au groupe, stigmatisation-catégorisation-caricature de l’autre, fermeture au dialogue, sentiment de pureté (et peur de la corruption par simple contact)... Je retrouve aujourd’hui tout ces traits aussi bien chez des groupes comme les identitaires que chez certains "antifa". . Du coup il serait peut-être intéressant de dépasser ces catégories, et à ce niveau le travail de Chouard est intéressant, je trouve.
Oui, et pourtant ce qu’il explique devrait être une évidence. Ca l’est probablement pour beaucoup de gens. Mais la censure du politiquement correct n’a jamais été aussi puissante.