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MaQiavel1973
"1) le respect mutuel de la souveraineté et
de l’intégrité territoriale ;
2) le principe de non-agression ;
3) le refus de toute immixtion dans les affaires intérieures d’Etats tiers ;
4) l’égalité des partenaires sur l’échiquier international ;
5) le respect des besoins vitaux de chacun."
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Ne sont-ce pas là en principe les vœux de l’ONU ?
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@Micnet
"(L’Union Européenne a toujours eu pour objectif une coopération entre les peuples et on voit où on en est aujourd’hui...)."
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Justement, beaucoup de travaux sur les archives actuellement (je pense à François Ruffin notamment) tend à démontrer que l’Europe institutionnelle n’a jamais été pensée par ses architectes comme un outil de coopération. C’est bien parce qu’elle a structurellement été construite comme un outil de fusion des secteurs clés de l’économie - l’industrie et finance - et de soutien du capital (institutionnalisation de politiques monétaires déflationnistes et de politique d’emploi de basse pression salariale...) qu’elle est devenue ce qu’elle est.
Il n’y a pas de hasard. C’est bien structurellement que ça se joue. L’Europe n’est pas à jeter à la poubelle, c sont ses fondamentaux qui sont à revoir.
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Hervé Hum
"Donc, la seule réponse est bien que tous se mettent d’accord sur un programme, mais celui ci ne peut pas faire l’impasse sur la réalité du monde, de la mondialisation. La révolution bourgeoisie était européenne, celle prolétaire ne peut être que mondiale."
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Mais existe-t-il un prolétariat mondial ? Je ne sais plus qui rappelait que l’ouvrier chinois n’a aucune conception de l’idée de révolution et ce pour des raisons proprement culturelles (je pense que c’est Alain Soral).
Il est périlleux de projeter notre logiciel occidental européen sur le reste du monde.
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Quant à l’utopisme d’une internationalisation basée sur la coopération,
il faudrait ramener à l’esprit, sans vouloir forcément y retourner, qu’à l’époque d’avant la grande dérégulation (de la reconstruction jusqu’aux années 1980) les pays d’Europe étaient dans un travail de fait collaboratif. Il y avait de la compétition, oui, mais c’est surtout à partir des années 80-90 que la logique du tous contre tous s’est déchainée.
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Il faudrait re-réguler.
Or toutes les super-institutions qui le pourraient sont structurellement déterminées à ne pas le faire. Il est logique qu’un pas de repli vers un niveau qui permettrait de détruire puis restructurer ces super-institutions est à envisager avant toute chose. Ce n’est en rien du nationalisme sauce "sang et patrie" que de raisonner comme ça. Au contraire, c’est penser les meilleures prédispositions à un travail international, travail complètement miné au stade actuel.
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Un gouvernement mondial, construit à partir de l’impulsion des super-institutions actuelles est voués à ne rien faire d’autre que reproduire à l’échelle mondiale les mêmes logiques oligarchiques, irrécupérables. L’idée de le détourner à son compte est une contradiction : l’avènement d’un tel gouvernement ne sera qu’une consécration de plus, l’ultime, de l’institutionnalisation de la logique du tout financiarisé et du tout marchand et à ce stade c’est dans le titane que cela sera inscrit. Un détournement ne pourra rien être d’autre qu’un changement de pilote, mais jamais d’appareil.
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C’est pourquoi il est pour certain logique d’en revenir tout d’abord à une échelle institutionnelle plus modeste avant de refaire le monde, le niveau national, doté de tous les appareils nécessaires à une négociation internationale plus proche et cohérente avec les besoins et aspirations populaires. Et à partir de là rien ne nous dis que nous ne seront pas en mesure de réinventer une nouvelle dynamique, plus saine, moins violente, plus horizontale, à échelle mondiale.
Ce qui est sûr par contre c’est que le monde des super-états-continent est pour l’heure un enfer des peuples.
Clair qu’il n’y a aucune certitude sur la réalité du peakoil.
Et ça contribue au refoulement.
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Parce que, qu’il y ait 100 fois plus qu’on le calcule aujourd’hui et de disponible à des coûts d’extraction normaux, ou pas, ne change rien à l’imminence du problème.
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Comme nous l’explique rigoureusement ici le physicien Al Barlett :
http://www.albartlett.org/presentations/arithmetic_population_energy_transc ript_french.html
"Il y a quelques années à Washington notre secrétaire à l’énergie
observa que dans la crise énergétique nous avons un cas classique de
croissance exponentielle contre une source finie. Regardons maaintenant
certaines de ces sources finies. Nous nous tournons vers les travaux du
Dr M. King Hubbert, il a dessiné ici un graphique semi logarithmique de
la production mondiale de pétrole. Vous pouvez voir que la ligne est
approximativement droite pendant environ 100 ans, jusqu’ici en 1970,
avec une croissance moyenne très proche de 7% par an.
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Il est logique de se demander pour combien de temps cette croissance de 7% peut continuer. La réponse est dans les chiffres de cette table. Les nombres sur la première ligne nous disent que en 1973, la production mondiale de pétrole était de vingt milliards de barils, la production totale historique de trois cent milliards, les réserves restantes de dix sept cent milliards. Voici les données, le reste de cette table est juste le calcul sous l’hypothèse que la croissance historique de 7% par an a continué dans les années suivant 1973 exactement comme cela s’était produit depuis cent ans. En réalité la croissance s’arrêta, elle s’arrêta parce que l’OPEP a accru les prix de leur pétrole donc ici nous nous demandons, « et si ? ». Supposons que nous ayons décidé de rester sur cette courbe à 7% de croissance et retournons en 1981. En 1981 sur la courbe à 7% l’utilisation historique totale se monterait à cinq cent milliards de barils, les réserves restantes à quinze cents milliards. A ce point les réserves restantes sont triples du total de tout ce que nous avons utilisé dans notre histoire. C’est une énorme réserve mais quel est l’heure à laquelle les réserves restantes sont triples du total de tout ce que vous avez utilisé depuis toujours ? La réponse est qu’il est deux minutes avant midi.
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Nous savons qu’avec cette croissance de 7%, le temps de doublement est de dix ans. Allons de 1981 à 1991, en 1991 sur la courbe à 7% la quantité utilisée dans toute l’histoire se monterait à mille milliard de barils, il y resterait mille milliards de barils. A ce point le pétrole restant serait en quantité égale au total de tout ce que nous avons utilisé dans toute l’histoire de l’industrie du pétrole sur cette terre. Cent trente années de consommation de pétrole. Vous diriez « C’est une reserve énorme », mais quelle heure est-il lorsque les réserves restantes sont égales à tout ce qui a été utilisé depuis toujours ? La réponse est une minute avant midi. Alors nous avançons une décennie supplémentaire au tournant du siècle, c’est à peu près maintenant, c’est au moment où 7% finirait d’épuiser toutes les réserves de pétrole de la terre.
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Aussi regardons cela sur un joli graphique. Supposez que la surface de ce minuscule rectangle représente tout le pétrole que nous avons utilisé sur la terre avant 1940, puis dans la décennie des années 40 nous avons utilisé tout cela, ce qui est autant que tout ce qui avait été utilisé auparavent dans toute notre histoire. Dans la décennie des années 50 nous avons utilisé autant que ça, et c’est égal à ce qui avait été utilisé dans toute l’histoire précédente. Dans la décennie des années 60 nous avons utilisé ça, encore une fois c’est égal à toute la consommation précédente. Voici graphiquement ce que le Président Carter nous a dit. Maintentant, si cette croissance de 7% avait continué pendant les années 70, 80 et 90 voici ce que cela signifie. Cela représente tout le pétrole qui existe.
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Maintenant il existe une croyance largement répandue que si on investit suffisamment d’argent à faire des trous dans le sol, du pétrole va certainement jaillir. Bien, il y aura des découvertes de nouveau pétrole et peut être des découvertes majeures, mais regardez. Nous devons découvrir tout ça de pétrole si nous continuions avec cette croissance de 7% pendant 10 ans. Demandez-vous quelle est la chance que le pétrole découvert après la fin de notre réunion aujourd’hui sera en quantité égale au total de tout ce que nous avons déjà découvert au cours des temps. Réalisez alors que si tout ce pétrole nouveau pouvait être trouvé cela serait suffisant pour laisser la croissance historique de 7% continuer pour dix ans de plus. Il est maintenant intéressant de voir ce que les experts disent.
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Voici une interview du magazine Time, une interview avec un des experts les plus cités dans tout le Texas, ils lui ont demandé : « Mais nombreux parmi nos champs les plus gros n’ont-ils pas déjà été pompés jusqu’à être à sec ? » Sa réponse fut « Il y a encore autant de pétrole à trouver dans les Etats Unis qu’il y en a eu de produit ». Assumons maintenant qu’il ait raison. Quelle heure est-il ? Et la réponse est : une minute avant midi. J’ai lu de nombreux trucs que ce gars a écrit ; je ne pense pas qu’il possède la moindre compréhension de cette arithmétique très simple."...
Un retour à la souveraineté ne veut pas dire forcément un retour au nationalisme de papa De Gaulle. Entre l’UEmpire et la Quatrième République, il y a un monde de nuances, telles que les conditions de souveraineté populaire. Il faudrait l’envisager.
Si les "exponentialistes" de la consommation énergétique ont raison,
ce qui nous attend dans un futur proche c’est probablement la fin de notre modèle énergétique et industriel, et une transformation profonde et durable de notre modèle économique.
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Je ne crois donc pas à la préservation des conditions nécessaires à
l’avènement d’une gouvernance mondiale d’aucune sorte puisque je ne
crois pas à la préservation des conditions de fonctionnement de la
dynamique du capitalisme financiarisé sur un moyen terme.
Mais s’il devait rester
suffisamment de conditions et d’enjeux pour que la dynamique subsiste,
la forme que prendrait cette gouvernance je ne la verrais pas
oligarchique hyper-centralisée, mais plutôt de type féodale,
décentralisée et hiérarchisée avec un pôle centralisateur faible.
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"Rappelons à ceux qui rêvent d’une Europe des nations, où la
souveraineté reviendraient à ce qu’elle était dans les années 60 du
temps de l’époque gaulliste, que dans l’histoire, comme le dit très
clairement Adinolfi, les restaurations n’ont jamais eu lieu"
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Et alors ? Que les restaurations des ordres antérieurs n’aient jamais lieu, que les retours aux frontières initiales n’aient jamais lieu, etc., ne signifie pas que des retours à des configurations politique similaires à des configurations politiques antérieures n’aient jamais lieu.
Les français travaillent moins que beaucoup en Europe, mais mieux que beaucoup.
http://www.robert-schuman.eu/images...
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