Les crises à la faveur desquelles il se pourrait que puisse s’écrire des constitutions véritablement démocratiques sont les crises majeures, celles qui voient s’effondrer les valeurs. A ce stade, il n’y a plus de "centaines de milliards". Il n’y a plus que les biens utiles. Les comptes, eux, sont rincés. A ce stade, avec quoi les toupissants espèrent-ils donc payer leurs mercenaires chargés de ne pas laisser faire les constitutionnalistes ?
Je suis tombé sur ce commentaire sur la page Facebook d’USUL : "Moi-même, j’ai pris mes distances avec Chouard préférant Van Reybrouck
mais en vérité, ce n’est pas toi qui fait erreur, je crois plutôt que
ceux sont les soraliens, ils citent aussi Franck Lepage qui n’a rien à
voir avec eux...Si on continue à leur laisser le monopole des idées et
des individus, nous finirons à poil pour reprendre l’idée de Lordon ^^" . Je le reprend parce qu’il est exemplaire d’une erreur de raisonnement commune. . Si on repproche à Chouard de fréquenter des "soraliens", c’est parce que les soraliens sont considérés comme des gens dont les idées ne sont pas démocratiques mais fascistes. Or si les "soraliens" s’intéressent à des idées de démocrates comme Chouard, c’est qu’ils ne sont pas fasciste. En tous cas pas aussi simplement que ceux-là le pensent. . Ce devrait être perçu comme une bonne chose que des gens que l’on considère dans une erreur de jugement s’intéressent aux idées qu’on estime être bonne. Or c’est l’inverse qui se passe : la réaction est ici de rejeter d’autant plus l’autre qu’il est considéré comme corrupteur de l’idée, pire : comme accapareur de l’idée (parce que les idées, ça se vole ; il y a deux secondes tu l’avais encore dans ta poche, la seconde d’après - HOP - disparue). . Il n’y a pas d’issue pour les stigmatisés fascistes. Ils sont comme ces "nègres" d’antan, infréquentables génétiquement car incapables d’apprendre des civilisés. .
Avec de tels prétendus défenseurs de la démocratie réelle, pas besoin de fossoyeurs.
"Imposer le système de représentation à l’adversaire. Une
bonne propagande n’a pas pour objectif d’énoncer des propositions, mais
de verrouiller les catégories de la réflexion, en amont de
l’énonciation. La propagande consiste à pénétrer la pensée de l’armée
adverse en lui imposant un système de représentation. Pour cela, truquer
les catégories dans lesquelles l’adversaire perçoit la situation. Agir
en amont sur les champs de la perception. Imposer ses propres
catégories, pour que l’adversaire ne puisse plus penser de manière
autonome, ni exprimer une pensée autonome que ses troupes peuvent
partager." . De ce conseil, la colonisation par la culture que les américains développent depuis 1945 est une parfaite application.