Et donc, en gros, "Non ce n’est pas être de gauche que de penser le social"...il y a 200 ans. Maintenant, si, Piloun. Et l’étymologie n’y pourra rien. Si bien, d’ailleurs, que tu ne trouveras plus personnes aujourd’hui se disant à la fois "de gauche" et "contre la politique de Hollande" et qui ne voit pas automatiquement la corrélation entre "de gauche véritable" et "social".
Eric Guéguen "nous considérer comme déterminés par notre communauté d’appartenance", c’est ce que j’entend par "penser le social". C’est considérer comme prépondérant "l’existence de relations entre les vivants." Mais le "commun" aura effectivement l’avantage de ne pas transporter ce que l’idéologie socialiste dévoyée aura connoté au concept de "social". . Piloun, je ne dis pas "dicter le social". "Hollande n’a pas trahis la gauche il a au contraire renoué avec les
valeurs fondamentales de la gauche, idéologiquement progressiste,
libérale et voltairienne." Soit. Je préciserai dorénavant "gauche sociale". . Ceci dit, sont renouement aux fondamentaux fait une belle jambe à tous ceux qui auront voté pour un Hollande compris "de gauche" justement parce que - lui, président - promettait de s’occuper de son adversaire, Lafinance, dérégulé par une doctrine faussement libérale qui explose les structures permettant jusqu’alors aux gens de s’organiser politiquement et de décider ensemble, tant que faire ce peut, de leur destinée commune. . Par ailleurs, c’est aussi parce que les néolibéraux se permettent de s’affirmer libéraux que le concept de "gauche" s’apparente de moins en moins aujourd’hui à ces fondamentaux progressiste,
libérale et voltairienne. Il faut s’adapter conceptuellement. Parce que sans ça tout le monde se retrouve alors de "droite libérale". Ce que Valls (enfin, ces conseillers) a l’air d’avoir bien compris.
A quoi ça sert ? Je n’en sais rien. Et si cet acharnement dans la critique de toute part des publications de JR pose question, cette question se pose aussi bien sur l’acharnement à critiquer que sur l’acharnement à publier. C’est une sorte de gang-bang sadomasochiste sur un mode littéraire, en somme...
Oui, j’en suis convaincu également. (Il n’y aurait d’ailleurs pas d’action humaine qui ne soit pas intéressée. Le vivant serait fondamentalement intéressé en chaque chose qu’il fait sinon il ne le ferait pas. (C’est une fois de plus Spinoza via Lordon) Et il ne s’agit pas ici de l’intéressement du choix rationnel économique, du conscient calculateur, mais de l’intérêt pour ce qui favorise sa propre perpétuation sur le mode le plus "heureux" pour soi, ce en quoi l’intérêt pour l’autre peut rencontrer l’intérêt pour soi.) Et j’en profite pour vous remercier pour vos interventions.