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Éric Guéguen - Agoravox TV

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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
--------------------------------
 
« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : chl91@hotmail.fr
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

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  • Premier article le 05/12/2012
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Derniers commentaires




  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 11 janvier 2013 16:31

    Merci pour ce lien, très intéressant.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 8 janvier 2013 16:33

    @ Machiavel1983 :
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    Je me souviens avoir été d’accord dans l’ensemble avec ce que j’avais entendu dire de la part de Francis Cousin dans l’émission que vous nous aviez soumise. Mais critiquer le chaos présent est une chose, proposer du mieux en est une autre (tout aussi essentielle) et Francis Cousin ne s’y était pas attaché. Ma critique est une propédeutique à un développement de philosophie politique.
    ---------
    Vous avez tout à fait raison sur ce que vous dites de Michéa, c’est aussi comme ça que j’entends ce qu’il dit et que je me retrouve dans son côté conservateur. Mais à mes yeux, le socialiste est voué à être un éternel cocu. Progressiste ou pas, il est matérialiste, marxien même, au sens où droit, politique, philosophie, arts, culture et religions sont soumis à l’économie dans son schéma de pensée. Toujours il sera tenté de suivre la carotte que lui tendra le capitaliste.
    --------
    Sur la dichotomie gauche/droite, je vous avouerais que je n’y crois plus non plus. Et vous connaissez ma dichotomie favorite : modernes/anciens. smiley
    Mais bon, je ne veux pas dire par là que je sois résolument "ancien" pour autant. Je dis simplement que nous avons négligé des pertes considérables en nous faisant modernes, éblouis que nous étions par ce que nous y gagnions en retour. Aujourd’hui, fin de gueule de bois...



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 8 janvier 2013 15:12

    @ Machiavel1983 :
    -----------------------
    Très bonnes questions de votre part.
    1. Concernant le distinguo gauche/socialisme, je n’ai pas été suffisamment clair. Le socialisme appartient, il me semble, à un courant de pensée dans lequel se retrouvent celles et ceux qui ne se satisfont pas de l’état de l’individu délié ET qui sont soucieux de faire de l’égalité une valeur entre toutes. Ce courant, c’est la gauche. Parallèlement, la droite aura tendance à favoriser les initiatives individuelles, donc elle défend davantage les libertés. Mais même ce schéma est assez réducteur, puisqu’il existe des anars - individus épris de libertés - à gauche d’une part, et que le patriotisme - primauté du collectif - est revendiqué par une certaine droite.
    Au final, ce qui me semble être spécifique d’une dichotomie gauche/droite, c’est le combat pour l’égalité face au besoin de hiérarchie (ce n’est que mon point de vue). Lorsque je dis que je "pourrais" être de gauche, c’est eu égard au souci du collectif, trop peu revendiqué à droite, abandonné au Front national. Mais vu leur hostilité au besoin de hiérarchie, je m’en garderais bien. En effet, la hiérarchie est à mes yeux inhérente aux sociétés humaines ; nous souffrons de nos jours de refuser de le voir officiellement, et de permettre officieusement à des hiérarchies iniques (financières) d’avoir la main sur tout.
    Donc pour moi, la gauche restera la gauche, mais le socialisme, en tant qu’idéologie qui a le cul entre deux chaises, est condamné. L’homme de gauche ne révère pas forcément l’argent, le socialiste oui, c’est la raison pour laquelle il court après le capitaliste et le fustige.
    En somme, le capitaliste est un mec qui scie la branche sur laquelle il se trouve. Le socialiste est assis sur la même branche, et il se permet de dire à l’autre : "tu vas te casser la gueule, connard !"
    Remarque : j’ai beaucoup aimé la référence de Michéa à la sociologie, qui lui sert à dire que le socialisme ne se résume pas à cette pseudo-science (bien d’accord avec lui quant au caractère "scientifique" de la sociologie, majoritairement de gauche, comme par hasard). Mais j’aurais plutôt dit que la gauche - et heureusement pour elle ! - ne se limite pas à cette idéologie économique qu’est le socialisme (en y incluant la sociologie).
    ----------
    2. Sur le divin :
    Très intéressant votre remarque, et nous en avons déjà parlé. Il se trouve que je suis croyant, catholique. Mais je suis certain que cela n’a rien à voir avec ce que j’avance politiquement. En revanche, il y a un élément qui est pour moi fondamental, c’est la transcendance. La transcendance ne se résume pas dans le divin, il n’y a pas besoin de croire en Dieu pour "sortir de soi" (il est des choses qui nous dépassent et qui peuvent être aisément envisagées sans force divine). Par contre, je crois - que dis-je - je suis certain que j’ai une âme. Un croyant cohérent est convaincu de la même chose. Mais il n’y a pas que les croyants à "savoir" que l’âme existe. Et je me suis rendu compte - truc tout bête mais primordial - que TOUS les penseurs de l’Antiquité étaient convaincus d’avoir une âme. Pas par superstition, ils savaient qu’ils avaient une âme, simplement. Même les atomistes, les Leucippe, les Démocrite, Épicure et Lucrèce "croyaient" en le principe d’âme. Je suis en train de suivre un séminaire sur la psychologie platonicienne et il est surprenant de constater que toute la pensée de cet auteur majeur tourne autour de la "psuche", de l’âme, et qu’avant lui était déjà présent ne serait-ce qu’un "souffle vital" (chez Homère notamment).
    C’est quelque chose d’important car je suis convaincu que l’on doit le soin à son âme comme on le doit à son corps. Pas dans l’optique d’un Dieu punisseur, mais simplement par amour de la santé et des belles choses (je fais de la philo exactement comme je fais du sport). Je fais le mal, comme tout le monde, mais d’une part quand je fais le mal je sais que c’est un mal (ce n’est pas un sentiment subjectif, c’est un fait) et d’autre part, ce mal "se voit" sur mon âme en quelque sorte, la stigmatise, comme une prise d’embonpoint après la période des fêtes et ses excès se voit sur le corps.
    Alors, la question devient : et pour ceux qui ne croient pas en l’existence de l’âme ? Loin de moi l’idée de les convaincre de quoi que ce soit de tout à fait abstrait (j’en conviens), j’en serais bien incapable et ce serait odieux de ma part, mais il leur faut, il me semble, un équivalent qui puisse leur permettre une "sortie d’eux-mêmes". Je pense notamment à tous les moyens de mettre en valeur l’autre pôle politique de ce que je pronostique : la mise en valeur de cette "œuvre commune"...
    À suivre !



  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 8 janvier 2013 10:19

    @ Mr.Kout :
    --------------
    Je vous dois une réponse, et voilà comment je l’amènerais.
    Ce que je déplore, personnellement, dans l’intervention de Michéa, c’est qu’il se prétende encore "socialiste". Pour moi, le socialisme est mort, et bientôt enterré. Je peux comprendre, bien entendu, que l’on se revendique encore "de gauche", mais pas socialiste.
    Le socialisme est daté, il remonte à Saint-Simon (dont on vient curieusement de rééditer les œuvres complètes), pas à Pierre Leroux. c’est une idéologie d’essence individualiste, comme toutes les idéologies modernes, mais qui se soucie simplement davantage de la masse indigente que de la majorité possédante. En cela, je pourrais fort bien être de gauche, mais étant donné qu’elle se contente de faire obtenir aux pauvres le même droit au contentement matériel, à la boulimie consumériste, elle m’horripile et je ne la prends pas au sérieux. La gauche, pour moi, est vouée à être cocufiée par la droite, et elle en redemande.
    Michéa, d’une grande intelligence, le sait fort bien et c’est la raison pour laquelle je trouve incohérent de sa part de défendre une idéologie moribonde, fût-ce en simple hommage à Orwell et Lasch, ses maîtres à penser (au passage, examinez ma page de présentation perso, vous y trouverez ET Orwell, ET Lasch).
    -------
    À présent, je peux vous répondre plus clairement (vous allez tout de suite voir où je veux en venir) :
    Je suis en effet convaincu qu’il y a UNE "vérité humaine", que nos subjectivités masquent à plus ou moins haut niveau. Il y a en ce sens moyen de tendre vers l’objectivité, ce qui consiste à sortir de soi pour considérer une entité extérieure. Quelle est cette entité ? La communauté à laquelle j’appartiens, à laquelle je DOIS le respect et dont je suis redevable, quoi qu’on en dise. Je ne dis pas que je suis redevable des gens que je croise dans la rue, je suis redevable de mon pays, de ma nation, en tant qu’œuvre historique, spirituelle, politique, institutionnelle, culturelle, religieuse également.
    Je suis donc attaché au collectif, et je fais passer ce collectif AVANT l’individu... contrairement au socialisme. Le socialisme fait passer l’individu avant, mais, conscient qu’il demeure que les pleines latitudes laissées à l’individu engendrent inévitablement des inégalités qui lui répugnent, il tente de créer des communautés de substitution. C’est-à-dire que le socialisme part de l’individu originel et vient nous chanter les louanges du collectif pour soulager les pauvres. Or, le collectif n’est pas au service des pauvres, pas plus qu’il n’est au service des riches, des gros, des barbus, des femmes végétariennes ou des enfants roux.
    Le collectif est notre œuvre commune. Et c’est là que joue la faculté de l’individu à tendre vers l’objectivité, à sortir de soi pour mesurer combien le sort du tout peut importer davantage que les caprices des parties. Croyez-le ou non, j’essaie, pour ma part, de toujours raisonner comme ça, c’est-à-dire de ne pas revendiquer plus que mon dû, non par respect pour mon prochain (on ne peut respecter tout le monde et tout le monde n’est d’ailleurs pas respectable) ni des fameux droits de l’homme, mais par amour pour l’œuvre commune. En prenant plus que ma part, j’empêche peut-être quelqu’un d’évoluer dans son être et je lèse d’autant l’œuvre commune du fait que cette personne sera empêchée de donner le meilleur dont elle est capable en tablant sur son dû, et que je déteste ou non cette personne importe peu. Voilà en quoi je suis "objectif", voilà en quoi je crois aux valeurs, à la vérité, à la vertu, à la probité. Même si les gens probes seront toujours moins nombreux que les jeanfoutres, le simple fait qu’il en existe un seul "exemplaire" me réconcilie avec l’espèce et me porte à croire en l’homme.
    Voyez que ça n’a strictement, mais strictement rien à voir avec le socialisme ! smiley
    Alors certains me trouveront rêveurs et, paradoxalement, c’est parce que je suis "individualiste" dans ma réflexion, contrairement à beaucoup qui se revendiquent "individualistes" par ailleurs. Je veux dire que je le suis dans la mesure où peu m’importe que la probité ait ou non du succès, peu m’importe que la masse soit majoritairement vile (ou non), c’est une histoire entre moi et l’œuvre commune, entre mon dû et le sort de ma communauté, politiquement comme esthétiquement parlant.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 7 janvier 2013 23:02

    Non, ce n’est pas ce que j’ai retenu en premier de ce qu’en a dit ffi. "Ancien Régime" n’était pas forcément l’expression adéquate à mes yeux, mais j’ai aimé l’esprit qui se dégageait de cette partie de son commentaire.
    Vous serez rapidement fixé sur ce que pense le Stagirite de la monarchie. Soyez sans crainte.

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