@Gaspard Delanuit ’’Rien n’a été "offert", Zemmour a creusé un espace médiatique par sa pugnacité et sa verve pendant très longtemps’’ Depuis qu’il est candidat, Zemmour a reçu un appui médiatique très marqué par CNews où il était chroniqueur vedette, et dont la ligne éditoriale est favorable à ses positions. Il a autant profité de ce soutien que de l’hostilité des média ’’alignés’’, car son électorat prend le contrepied des positions du courant dominant. Il a suscité des ralliements dont on pouvait penser qu’ils auraient savonné la planche de MLP, mais elle a tenu bon dans la tourmente, ce qui lui a donné une stature qui lui profite désormais, au point qu’il lui fait presque la courte échelle.
Il y a donc, comme annoncé par certains spécialistes, une évolution de même nature que la mal nommée ’’grippe russe’’ de 1889/94, qui aurait en fait été une variété de coronavirus, qui au fil de ses mutations a perdu de dangerosité, au point de devenir un des virus de rhume saisonnier
En effet, à ce stade, le dépistage est du gaspillage, est-ce qu’on nous dépiste pour la grippe ou le rhume ? Quant à la vaccination, elle n’a plus de justification puisque le virus est désormais très différent de la souche initiale sur laquelle le vaccin est basé.
@jjwaDal Je suis d’accord avec ce que vous écrivez pour ce qui est du relativement long terme (les voitures collectives
autopilotées pour aller chercher le client, que tout particulier
commande pour un trajet via son portable sont une excellente piste, mais pas opérationnelle avant 10 ou 20 ans). Ce que j’abordais était surtout le court terme vu la crise présente, applicable dès maintenant, les agro-carburants étant juste une "étape relai" vers la résorption du besoin de carburants, pour réduire la dépendance vis à vis des pays producteurs (crises, guerres, chantage...). Le serrage de ceinture vient peu à peu, on commence déjà à réduire le chauffage, les déplacements, la taille des logements, on privilégie l’achat d’occasion plutôt que neuf, etc. Prévoyons que l’inflation qui repart va accentuer le processus, car les revenus ne sont plus indexés, hormis quelques minimas.
@Matlemat Notre moyen d’action au niveau mondial est quasi-nul, par contre notre pays peut agir pour ce qui le concerne. Les émissions de CO2 de la France ne sont que de 0,9% du total mondial, efforçons nous d’être sous la moyenne, c’est le plus qu’on puisse faire. Éliminons le peu qui nous reste de filière charbon, réduisons les combustibles fossiles. Le gaz émet peu de particules, mais on n’en n’a plus dans notre sous-sol, donc on est totalement dépendant. Si on veut éviter les ruptures d’approvisionnement (crise, spéculation...) nos deux ressources locales sont la filière bois (très émettrice en particules, mais recyclant partiellement le CO2), et les agro-carburants.
Je ne préconise pas spécialement l’EPR comme technologie nucléaire, c’est peut-être un mauvais choix, mais reprenons le savoir-faire pour remplacer le parc nucléaire existant, dont la durée d’exploitation a déjà été considérablement augmentée. C’est illusoire de croire qu’on va passer au "tout électrique" comme il est prévu de le faire (dont les voitures, camions, chauffage, etc.) sans l’apport du nucléaire ; même en réduisant la part de nucléaire à 50% du mix électrique, il faudra renouveler.
On n’arrêtera pas de consommer de l’énergie du jour au lendemain, il faut progressivement être moins énergivore, et c’est déjà le cas dans bien des domaines, ainsi les voitures consomment bien moins qu’il y a vingt ans, les chaudières ont un meilleur rendement, et l’isolation des logements s’est accentuée. Mais à rebours, il y a de nouveaux postes de consommation : multiplication des climatiseurs, tourisme intercontinental en avion, croisières, transport de marchandises sur des dizaines de milliers de kilomètres, etc. Donc il faut au maximum ’’produire et consommer local’’ (tourisme inclus).
Concernant les pays producteurs, ils ne réduiront pas spontanément l’extraction sauf pour faire augmenter les cours, mais que déjà des technologie comme la fracturation hydraulique soient interdits au niveau mondial (même ça, je ne pense pas qu’on l’obtiendra). Au passage, l’enfouissement du CO2 me parait une vaste fumisterie, mise en avant pour s’acheter une vertu verte.
@Matlemat On ne réglera pas avec nos petits bras le problème au niveau mondial, concentrons nous sur ce qui est à notre portée, et réglons localement ce qui se pose localement. Au niveau actuel des technologies, on a pu constater avec l’exemple allemand que le tout éolien n’est pas suffisant, ils complètent les jours sans vent avec le charbon local et le gaz russe (particules, fumées et carbone à gogo dans l’atmosphère). Le nucléaire apporte un "niveau constant" dont on ne saura pas se passer pour une proportion significative, surtout avec le chauffage électrique et les bagnoles électriques qui vont augmenter considérablement les besoins (c’est con, mais c’est décidé). Certes, ce sont des plans décennaux, il faut reconstituer le savoir faire dont l’EPR montre qu’on l’a perdu. Mais il n’y a pas QUE l’électricité, on ne va pas mettre du jour au lendemain toutes les chaudières, voitures et camions à la casse -ce qui serait un désastre écologique de déchets insoutenable-, l’indépendance en terme de carburants n’a pas plusieurs solutions : si on rejette à juste titre la fracturation hydraulique, reste les agro-carburants ; en France on n’a pas de pétrole, mais des milliers d’hectares qui peuvent être remis en culture, et des millions de bras inemployés qui peuvent être mobilisés.